Chat : Quel chat ? Le chat.. Eh ben le chat, qu’est-ce qu’il a le chat ? Ben, qui s’occupe de le nourrir ??? Franchement, avec tous les pigeons qui nous bombardent à longueur d’année, il a un buffet à volonté à portée de croc, il va pas nous gonfler, non ?
Et les poissons rouges aussi, ils vont chasser le pigeon ?...
Y’a plus de poissons rouges
Comment ça, y’a plus de poissons rouges ?
Anchoïade d’hier. Pas très goûtus d’ailleurs, t’as vu
Y’a ta fille qui pleure…
La préparation d’un départ est toujours une aventure. C’est excitant, potentiellement propice à quelques humeurs changeantes, mais un plaisir qu’il faut savoir apprécier. Et puis, on commence à avoir de la bouteille chez los Vetos. Pas de grosses surprises, une liste épinglée sur le frigo qui se réduit aussi vite qu’elle se rallonge, à n’en jamais finir, le principal étant d’en avoir conscience.
J - 5 (A quelques heures de route de la grosse chouille qui s'annonce pour les 50 ans du beauf' dans le Jura)...
C'est bon pour le chat ? Eh oui, c'est bon
Les poissons, je demande pas ?...
Le mot de bienvenue pour l'appart ? Faut que je le finisse
Le blog ? Presque au point
Les cheveux ? Prends la tondeuse, on fera ça avant de partir
L'appareil photo, t'as compris comment il marchait ? T'inquiète, on a le temps de voir
Une bonne vieille grosse chouille avant de partir, y'a rien de tel pour se mettre dans le mouv'. Ça vient magnifiquement compléter la séance des préparatifs qui nous obligent à nous activer, à dégripper nos corps de presque boomers, de se mettre dans le rythme avec en ligne de mire ce premier vol qui nous amènera dans ce pays d’Afrique des grands lacs qu’est l’Ouganda. Aux frontières du Kenya, du Soudan du Sud, de la République démocratique du Congo et du Rwanda, lové entre les rives du Lac Victoria et les sommets du Rwenzori qui culminent à 5000, ce pays nous attire comme par magie, sans savoir trop précisément ce qu’on y trouvera excepté des paysages, des couleurs, des saveurs, une culture, des visages qui nous appellent, comme par magie, la peur de tomber amoureux au ventre.
J - 1 (soit quelques litres de bière, de pinard et autres gnoles aux vertus digestives, mais pas que, plus tard)...
On est bon ? Presque… Faut faire un passage à Decath, chez Boulanger, passer qqs coups de fil, réserver qqs trucs, finir le blog, etc, et surtout me couper les cheveux !
Tiens, je trouve pas le carnet de vaccination de Melissa… C'est pas comme s'il fallait justifier du vaccin contre la fièvre jaune. Possible qu'il soit enfoui dans un carton à Arles.
Et voilà comment gagner un aller retour éclair Lyon / Arles pour 10 malheureux grammes de papier.
Il était dit que je partirais avec les cheveux longs (enfin, pour ceux qui me restent). Melissa a laissé le chat pour quelques mois mais part du coup avec Gargamel, un lot de consolation comme un autre.
Dernières heures, dernières minutes d'échauffement. On finit de déverrouiller tout ça, on monte en température sur la musique de celui qui nous semble être le plus beau trait d’union entre la France, voire Arles et son théâtre antique pour celles et ceux qui ont eu la chance d’y être en 2021 et ce coin d’Afrique si tristement connu pour ses drames passés qui pourraient presque faire oublier sa beauté et sa majesté.
« Allez, mets tes pas dans mes pas… Décibels à dose létale… Fais boumer les boomers ! »
H - 2
Welcome in Uganda Muzungu !
Jour J : Lever 4 heures, douche, checkin’, on charge la caisse à Philippe, l’âme charitable du jour pour rejoindre l’aéroport de Lyon. Une escale à Brussels et après avoir survolé l’Europe, la Méditerranée, le Sahara, un peu de forêt tropicale, et une escale à Kigali, nous voilà enfin en Ouganda à 22 heures, 21 heures à Paris.
Le temps d’un taxi, d’une première nuit dans du dur, et nous voilà enfin parti à la découverte du Pays. Dire que les couleurs sont belles, que les gens sont accueillants relève du doux euphémisme. Ici, tout est fluide, tout glisse.
Première rencontre avec Isaya qui nous sert de guide au jardin botanique de Entebbe en bordure du Lac Victoria (du nom de Victoria Beckam je crois). On retrouve les arrière grands aïeuls des schtroumpfs, les lieux de tournage de Tarzan (le seul, le vrai, avec Johnny Wesmuller à l’affiche) et en apprenons un peu sur la faune, la flore et la culture locale.
Le temps de régler les détails pratiques, de nous familiariser avec les boda boda, de nous lancer dans nos premières expériences gastronomiques en mode street food, et nous voilà déjà au lendemain.
Sur les rives du Lac Victoria
Welcome
Dis papa, pourquoi je suis tout bleu ? Euh, comment te dire ?....
Uganda : Les qualifs !
Plongeon au petit matin dans l’hypercentre de Kampala, la capitale. Densité extrême, les enceintes à fond, les couleurs partout, les pots d’échappement des motos, autos, et autres taxis collectifs et bus se mêlent à la chaleur matinale. Sur la route, pour emprunter à Audiard, quand ceux de 90 kilos parlent, ceux de 60 les écoutent ! Une règle de base : le plus balèze a priorité sur le plus faible. S’engagent alors des parties de poker menteur. Chaque rencontre est une négociation dans laquelle le piéton cherche un allié dans le motard pour ralentir le taxi ou maintenir le bus à l’arrêt. Car, tout se passe en plus ou moins slow motion et prétendre qu’on risque sa vie à chaque traversée serait mentir. Enfin, nous voilà installés et parés pour nos 5 heures de bus.
Let's go !
Uganda, niveau 1 : Le Plateau depuis le Lac Victoria
Du Lac Victoria au Parc national du Lake Mburo, s'étend un long plateau valloné. Nous traversons sans nous en rendre compte l’équateur et pendant les 15 minutes de boda boda sur une piste que nous empruntons à la plus belle heure depuis la route principale au bord de laquelle nous a laché le chauffeur, nous croisons déja quelques animaux sauvages avant d’arriver au campsite que nous avons repéré. Il est ouvert, c’est déjà ça… Nous restons à la lisière du Parc et aux 100 euros de droits d’entrée auxquels s’ajoutent les frais liés aux activités, nous préférons les activités proposées par les tenants du campsite où nous plantons notre tente pour deux nuits. Au menu : Petit foot improvisé, visite d’une communauté villageoise où le lait est l’aliment central et, petit luxe, safari pédestre en fin de journée avec John, notre hôte et guide. Au menu, forcément pas de lions, mais zèbres, impalas, singes, et oiseaux en pagaille.
Les premiers ciels étoilés où la voie lactée relie la croix du sud à l’étoile polaire que nous ne voyons pas mais que nous devinons depuis la grande Ourse, la rencontre avec Alizée qui s’est mis dans la tête de parcourir quelques milliers de kilomètres à vélo du Kenya à l’Afrique du Sud en passant par l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie, le Bostwana et la Namibie tout en récoltant des fonds pour l’association qu’elle a montée pour soutenir un projet d’adduction en eau potable en Ouganda.
Avec Alizée
Nous enfourchons de nouveau nos boda boda et sur la route pricipale un matatu s’arrête pour nous amener une cinquantaine de kilomètres plus loin, à Mbarara où nous emprunterons un autre matatu jusqu’à notre prohaine destination : Kabale, puis le Lake Bunyonyi.
Le principe du matatu a inspiré une variante des mathématiques qui ouvre des perspectives nouvelles pour la science et l’avenir de l’Humanité en général. Voici l’énoncé du problème : Prenez un véhicule, de type transporter version toyota, dans lequel se succèdent 5 rangées de trois places. Combien de personnes le véhicule peut-il contenir (chauffeur inclus évidemment) ? Eh bien, là où nous pourrions penser, avec nos esprits étroits que le résultat donnerait 15, ici trois fois cinq peuvent faire jusqu’à 22 (enfants inclus). Forcément, ça crée des liens, des crampes aussi, mais surtout des liens. Là encore, nous sommes magnifiquement accueillis. On se partage l’eau, on discute, on rigole, on se fait passer la bouffe quand aux quelques stops le véhicule est assailli par les jeunes qui nous vendent épis de maïs, boissons, brochettes de viande et j’en passe. Magie des mathématiques là encore, nous sommes les seuls manifestement à nous étonner de cette autre règle sur la route : quand ça passe à 4, çà passe à 5 !
Le transport fait partie du voyage et nous ne regrettons pas notre choix de privilégier les transports collectifs locaux. Melissa en prend plein les yeux et les oreilles, se réjouit à l’idée de chevaucher un boda boda ou grignoter un épi de maïs esquichée dans une voiture, le tout sans casque ni ceinture, cela va de soi !
Après seulement trois jours, nous voilà déjà à la fin du niveau 1…
Uganda, niveau 2 : les montagnes des frontières rwnadaises et congolaises
Nous poursuivons notre périple vers le Sud-Ouest du pays. De Mbarara à Kabale, la route s’élève pour rejoindre une région plus montagneuse à la frontière du Rwanda et plus à l’Ouest de la République Démocratique du Congo. Nous plantons notre tente sur les rives du Lake Bunyonyi puis du lake Butanda, dans les campsites tenus par les communautés locales. Les paysages sont d’une beauté extraordinaire que les lumières du matin ou de fin d’après-midi subliment, les gens toujours aussi souriants, accueillants et les boda boda sont devenus notre moyen de locomotion privilégié, y compris dans notre approche de la forêt impénétrable de Bwindi que nous nous apprêtons à traverser à pied pour continuer notre périple vers le Nord.
La gare routière
Le Lake Bunyonyi
Depuis notre tente....
Toujours depuis notre tente !
Petite ballade en fin de journée au bord du lake Mutanda
Dans le salon de coiffure
Africa cup...
C'est reparti !
Uganda, niveau 3 : la forêt impénétrable de Bwindi
Rien que le nom fait vibrer. Du monde entier, des touristes déboulent dans ce massif montagneux de 330 km2 pour voir le seigneur des lieux, j’ai nommé le Gorille. Pour 700 dollars par personne, on peut se lancer dans un Gorilla tracking, encadré par les gardes de l’Uganda Wildlife Authority qui gère les Parcs nationaux. A proximité du Parc, quelques ecolodges à 2, 3 ou 500 dollars la nuit et un ecocommunity campsite où nous plantons notre tente pour 30 dollars… Une vue impressionnante sur les volcans du Virunga d’un côté et Bwindi de l’autre. Une soirée à admirer, à s’imprégner de cette forêt qui résonne comme un lieu magique pour nous. Il est dit que dans notre randonnée de 5 heures, nous avons très peu de chances de croiser des gorilles, ce qui, quelque part, n’est pas pour déplaire à Melissa pour qui l’idée de croiser un animal fait de 180 kilos de muscles avec des dents de 5 cm est quelque peu effrayante.
Lever 5 heures, pliage, petit dej et c’est parti pour 10 km de piste en boda boda qui nous séparent de l’entrée du Parc. Le temps d’accomplir les formalités, de tchatcher un peu avec les gardes et guides du Parc, de se laisser embarquer par les danses de bienvenue des pygmées organisées pour accueillir les touristes, de saluer notre guide, nos deux gardes et les deux malchanceux qui porteront nos deux sacs à dos le temps de la marche, et nous voilà partis pour une journée extraordinaire, riche en émotions.
“Si vous êtes très chanceux, peut-être verrons nous des gorilles” nous prévient d'entrée notre guide. Nous en concluons donc que nous sommes très chanceux… De cette rencontre, nous ne ramènerons que nos souvenirs, toute photo étant interdite lors de ces rencontres fortuites hors “Gorilla tracking”. D’abord une maman qui a débarqué sur notre droite, son petit sur le dos pour traverser le chemin tranqullement, nous ignorant parfaitement. Puis, quelques pas plus loin, la voilà qui ressurgit du taillis sur notre droite au milieu de nous, séparant notre groupe en deux. Nous entendons quelques bruits un peu plus loin sur la gauche. Nous avançons de quelques mètres pour contempler un mâle perché sur un arbre, en train de prendre son petit-déjeuner. Puis ce son, entre le cri et le grognement,quelque peu effrayant reconnaissons-le, venant d’un fourré à quelques mètres de nous d’où surgit un gros mâle suivi du fiston et de la maman toujours avec son bébé sur le dos. Ils nous frôlent, nous immobiles mais sans crainte. Ils semblent nous faire comprendre qu’ils sont chez eux et que nous sommes aussi chez eux. La rencontre aura duré quelques secondes, deux à trois minutes tout au plus mais d'une intensité exceptionnelle.
Les cris venus de loin des chimpanzés qui se rapprochent pour prendre leur déjeuner sous l’arbre où nous faisons une pause et qui s’arrêteront à quelques mètres de nous, attendant que nous partions, les arbres majestueux, les chants des oiseaux, la baignade sous la cascade, les papillons, les moments de partage avec nos accompagnateurs qui semblent heureux de cette journée (même les porteurs !) viennent compléter le tableau qui s’échèvera avec une bonne bière tous ensemble dans le campsite de la communauté où nous nous installons pour deux nuits. Puis le temps des au revoir et des remerciements.
En bordure du Parc, à la lisière de la forêt de Bwindi que nous contemplons depuis notre emplacement et depuis le bar, le camping est aussi le lieu de passage des babouins que nous voyons débarquer en bande dans la soirée. La nuit, ce seront les chimpanzés que nous entendrons mais ne verrons pas. D’ici à ce que des Gorilles débarquent ce soir pour grignoter sur l’arbre à côté de notre tente comme cela a été le cas il y a quelques jours…
Encore un emplacement dégueu...
Le lendemain, journée détente avec un petit tour dans la campagne environnante, ses champs où l’agriculture vivrière est omniprésente et se mélange à un peu de café et de thé pour faire rentrer un peu d’argent dans les foyers. Rencontre avec des Batwas, tribu de pygmées expulsés du Parc national de Bwindi au moment de sa création, qui nous apportent quelques informations sur la vie en forêt, visite des écoles primaires et secondaires (qui sont en grande partie financées par la "communauté" qui gère le campement où nous dormons et propose différentes activités aux touristes de passage), dégustation d’alcool de banane et c’est déjà l’heure de la binouse, la Club heure, du repas du soir et de la saucée nocturne.
Tiens chérie, je t'ai apporté le café, t'as plus qu'à le moudre.
On trinque avec le chairman de la communauté à l'alcool de banane
Et puis au petit matin…
Uganda, niveau 4 : la Savane
Une fois n’est pas coutume, les kilomètres et le temps nécessaire pour rejoindre notre prochaine étape nous amènent à voyager avec un special "car hire", une voiture rien que pour nous en bon français. Six heures de caisse sur des pistes plus ou moins défoncées qui nous conduisent à travers le Queen Elisabeth (du nom de ma tante Elisabeth) National Park dans lequel nous pénétrons par le sud, Ishasha, depuis la frontière congolaise.
Un road trip à travers des paysages de savane extraordinaires entrecoupé de quelques stops pour contempler babouins, léopard, éléphants et autres animaux sauvages traversant la route devant nous ! Nous arrivons à la nuit dans notre nouveau campement et puisqu’il s’agit d’une journée exceptionnelle, nous nous installons dans du dur au bord du lac Edward (du nom de mon pote Edouard) pour deux nuits plutôt que de planter la tente malgré les protestations de Melissa (qu’est-ce qu’elle est bien élevée cette enfant !).
Sur la route
Nous partons au petit matin pour un safari, en voiture ce coup-ci, à la rencontre des lions et notamment les lions arboricoles qui se prennent pour des singes et se tanquent dans les arbres (d’où le qualificatif “arboricole”, non je précise), buffles et autres hippos que nous retrouverons en milieu de journée sur la rivière qui relie le lac Edward au lac Georges (du nom de Georges Brassens, très célèbre ici en Ouganda pour sa chanson tout aussi célèbre “Gare au gorille”) lors d’une petite balade en bateau.
C’est notre journée estampillée touriste, mais au final, nous ne regrettons pas d’avoir été chahutés dans nos promène-couillons à la rencontre des animaux sauvages de la savane africaine.
Et qui c'est qui se ballade sur la galerie du van ?
La petite virée au village tout proche est l'occasion pour nous de faire le plein d'eau, de vérifier que l'histoire des trois petits cochons a bien inspiré la culture locale et de revenir avec une ribambelle de gamins autour de nous. C'est pas que ça devient une habitude mais l'effet de surprise n'y est plus.
Comme pour prolonger le plaisir, un éléphant vient roder en fin d’après-midi autour du camp, tout comme les phacochères, les plus stupides des animaux sauvages apparemment, se promènent aux alentours. Un hippopotame se fait entendre à proximité mais nous pensons judicieux de nous contenter de ses bruits plutôt que de partir à sa rencontre. Ce sont surtout les chants des oiseaux qui nous enchantent au soir comme au matin que nous prenons plaisir à écouter en contemplant un peu plus au nord la chaîne du Rwenzori, notre prochaine et peut-être dernière étape en Ouganda.
Où est Elmer ?...
Uganda, niveau 5 : le massif du Rwenzori
D'abord une petite dose de matatu, puis une petite dose de boda-boda avec entre les deux la poursuite de nos découvertes gastronomiques. Aujourd'hui, c'est le posho, sorte de bouillie pâteuse à base de maïs que nous expérimentons. On peut pas dire que ce soit mauvais, mais on peut pas dire non plus que ce soit à se taper le cul parterre. Disons que ça se laisse manger.
Nous voilà en approche du Rwenzori, des Rwenzoris faudrait-il peut-être dire. Contrairement au Kilimandjaro ou au Mont Kenya, tous deux vieux volcans endormis, le Rwenzori est une chaîne de montagnes comme nous avons nos Alpes ou nos Pyrénées.
Le mont Stanley (du nom de Stanley Hardy, le frère de Françoise, le célèbre comparse de Laurel, sans doute la seule référence au passé colonial du Pays dont le Royaume Uni assura la protection) domine le massif et en son point culminant le Margherita Peak pointe à 5109 mètres. Le Margherita Peak doit son nom à un petit pizzaiolo sicilien, Pepe Roni qui, émerveillé par les sommets enneigés du Mont Stanley qu'il gravissait, eut la soudaine idée d'ajouter de la mozzarella sur ses pizzas. Il décida de nommer cette pizza la "Margherita", en souvenir de sa douce restée au foyer pendant son périple africain.
Notre boda-boda nous dépose au Community campsite de Ruboni, à proximité immédiate de l’entrée du Parc national, où nous plantons notre tente avec une vue exceptionnelle sur les premiers sommets, les “Portal Peaks” qui culminent à 4370 mètres, Portal du nom de Marcel Portal, accordéoniste, pour ceux que ça intéresse. L’endroit idéal pour une petite pause détente de quelques jours. Enfin, détente est une bien grand mot.
Certes, nous aurions aimé nous lancer dans l’un des treks pour atteindre le Margherita Peak, troisième sommet africain quand-même, proposés en 7 ou 8 jours, au rythme de 7 heures de marche par jour. C'est moins le rythme de la marche que le tarif de 200 dollars par jour et par personne qui nous détourne du projet.
Nous décidons donc de nous offrir deux jours tranquilles avant de nous aventurer à l’intérieur du Parc où nous prévoyons une grosse randonnée avec 1300 mètres de dénivelé positif pour rejoindre le Mahoma Lake.
Un jour de découverte de la forêt locale avec ses champs, ses maisons, ses caméléons et ses p…. de fourmis qui te plantent leurs mandibules et s’accrochent à nous comme des arapèdes pour peu que nos pieds s’arrêtent sur l’une des autoroutes qu’elles construisent un peu partout. Nous n’osons imaginer ce que ce doit être que de faire un stop sur une fourmillère !
Les fourmis ne sont pas nos amies et nos convictions sincères pour la préservation de la biodiversité s'arrêtent à l'entrée de notre tente à l'intérieur de laquelle nous nous livrons chaque soir à un petit génocide en règle dont les quelques fourmis qui ont trouvé le moyen, et on ne sait toujours pas lequel, de s'aventurer dans notre demeure, sont les victimes.
La coutume locale veut qu'un homme soit capable d'allumer un feu de cette manière pour pouvoir se marier. Et bien on est mal barré !
Un jour off, à faire un peu d’école, un tour au village, à traîner en cuisine, un peu de lessive et préparer le lendemain.
Deux salles, deux ambiances au niveau petit dej.: pancakes pour Cécile et Mélissa...
... Matoké pour Pierre
Le fameux "rollex" (roll-eggs) : une omelette roulée dans un chapati avec quelques légumes
Mes potes du moment
La poêle à chapati, légèrement incurvée
La machine à laver est définitivement une belle invention !
Le troisième jour, nous nous mettons donc en mode guerrier pour l'ascension jusqu'au Mahoma Lake. Près de 5 heures de montée nous attendent. Le garde resté à la porte du Parc national ne parie pas sur nous. Melissa repousse ses limites et malgré quelques naturels râles en mode “je vais mourrir”, se fait la grimpette jusqu’au bout. A deux doigts de gratter tout le monde à la descente…
Une dernière nuit dans le Rwenzori dont il est dit qu’il y pleut 350 jours par an. Nos statistiques empiriques ne nous permettent pas de contester cette affirmation puisque nous aurons pris la saucée, brève mais intense, chaque jour.
Une dernière nuit étoilée nous attend avant de nous diriger tranquillement vers la fin de notre périple ougandais.
Uganda, final cut
Nous quittons le Rewenzori en boda boda avec lesquels nous rejoignons une paire d’heures plus tard, les lacs de cratère. Une région agricole et vallonnée, forgée par les nombreux volcans éteints qui constituent désormais autant de lacs se succédant. Une dernier nuit en tente dans un campsite particulier car tenu par un orphelin de la guerre civile qui ravagea le nord du pays et qui développe ce projet touristique dont les bénéfices sont reversés à l’école spécialisée située juste à coté.
Les chèvres des bords de route ont accompagné tout notre voyage !
Les femmes sont toujours en robe ou en jupe, à la ville comme à la campagne
Nous acceptons volontiers sa proposition de rejoindre Fort Portal où nous passerons notre dernière nuit en Ouganda, dans la benne de son tuk tuk normalement destiné aux marchandises et autres productions agricoles. Quelle heureuse idée ! Nous traversons les villages de Kassetondo, Garatonku, Tamaloku, Putinkelkondawardiwi et Jetavediketoremalokudukon ! Malgré cette ultime épreuve, mon hernie discale ne me fait pas trop souffrir. Ce n’est donc pas les 6 heures de bus qui nous attendent demain, ni même les 15 heures d’avion qui doivent leur succéder qui vont m’impressionner !
Uganda, épilogue
Certes nous aurons fréquenté les lieux les plus emblématiques et touristiques du Pays. Certes, ne serons-nous pas entrer dans l’intimité de toutes celles et ceux que nous avons rencontrés, et avons-nous une image quelque peu biaisée de la réalité du pays. Il n’empêche que nous aurons rencontré tant de sourires, tant de gentillesse, qu’il nous est difficile d’imaginer que ce peuple ait pu engendrer un Imin Dada et ne pouvons le percevoir que comme un peuple pacifique. Toutes nos rencontres, quand bien même nous nous retrouvions encerclés à la sortie de nos matatus à la station par une nuée de conducteurs de boda boda prétendant déjà savoir où était le lieu que nous n’avions pas encore indiqué, se sont faites dans la convivialité. A l’heure de nous envoler vers d’autres cieux, sur un autre continent, nous gardons un souvenir tendre de cette expérience africaine et quelques contacts whatsapp des fois que…
MADE IN JAPAN
Au-delà du fait que cela puisse s’avérer fortement douloureux, cette expression bien de chez nous qui veut qu'on passe du coq à l'âne se prête quelque peu à notre départ d’Ouganda pour le Japon, le pays où le soleil se lève le matin selon Philippe Candelero. Deux cultures bien tranchées, avec des codes quelque peu différents.
Pourtant, dès notre arrivée à l’aéroport, nous rencontrons toujours des visages souriants qui nous accueillent du mieux possible, en nous rancardant sur les moyens de transport, puis, sur les coups de 23 heures dans la rue sous la petite pluie fine, pour nous guider jusqu’à notre hôtel.
Nous ne cacherons pas notre plaisir à retrouver un vrai lit, avec un vrai matelas, une salle de bains digne de son nom et, cerise sur le gâteau si on peut s’exprimer ainsi dans ces circonstances, un chiotte japonais qui me font regretter d’avoir installé juste avant de partir un simple sanibroyeur à la maison. Entre la cuvette chauffée et le gazou gazou de l’eau tiède sur l’oignon, c’est quand-même une expérience agréable. Manque plus que le “Girl from Ipanema” en fond sonore pour flirter avec la perfection chiottesque.
Le double cursus est monnaie courante au Japon. On reconnaît ici l'électricien illustrateur... Autrement dit il s'agit ici du plan du métro...
Fatigue et incompréhension
C'est bon ça
Dès le lendemain, et le décalage horaire non encore digéré, nous partons en exploration dans la capitale. A peine le temps d’un petit dej en mode local (soupe miso et bol de riz, avec un oeuf cru ou frit en option) et nous voilà sillonnant les rues de Tokyo..
Autant lever toute ambiguïté immédiatement. Niveau bouffe, tout est bon ! Y compris dans les petits supermarchés ouverts 24/24 qu’on trouve à presque tous les coins de rue. Et pas cher en plus. Va t-on réussir à s’arracher à cet eden gastronomique ?
Tokyo surprend par son relatif silence (la proportion de véhicules électriques n’y est pas pour rien) et sa tranquillité jusque dans les couloirs du métro où, si la population afflue, on la sent moins pressée que par chez nous. On adore ses petites rues cachées derrière les immeubles, sa propreté, ses petites jardinières systématiquement parées de vert partout dans les rues, devant les immeubles, les maisons. On goûte à ce sens de l’esthétique à l’exception peut-être de l’architecture contemporaine qui se fait rapidement oubliée au détour d’un temple, d’une devanture de commerce, de bar ou de resto, nombreux. On s’émerveille devant ses rues les plus animées, colorées, éclairées jusque dans la démesure. On se laisse séduire par la mode de la pop culture plus présente chez les jeunes évidemment, dont on constate pour certains qu’ils ont les cheveux assortis à leur t-shirt. Changent-ils de teinte à chaque fois qu’ils changent de t-shirt ou n’ont-ils qu’une seule sorte de t-shirt ? La question me turlupine. On aime aussi et peut-être surtout le respect entre les personnes. L’absence de contact physique est largement compensée par les multiples signes de bienvenue et de remerciements.
Attention papa, tu commences à tomber amoureux...
Petit dej
Pause café
Le fameux carrefour...
Le lendemain....
Ton bon marché au poisson....
Ta petite pause fraîcheur
Un petit tour de manège dans le quartier de Odaiba
Petite ballade de fin d'aprèm
Deux jours pendant lesquels on récupère finalement assez peu de la fatigue. On continuera d’explorer lorsqu’on reviendra avant de s’envoler à nouveau. En attendant, nous voilà parti avec le Shinkansen, le TGV national, pour Kyoto, l’ancienne capitale impériale, incontournable destination pour s'immerger dans l’architecture traditionnelle japonaise.
Espace première classe partout dans le Shinkansen !
Entre effervescence et paisibilitude
Kyoto, ancienne capitale célèbre pour ses temples bouddhistes et sanctuaires shintoïstes. On vous laisse vous renseigner sur la différence entre les deux. Nous y posons nos sacs pour trois jours que nous consacrons essentiellement à la découverte des sites les plus majeurs mais pas que. On va dire que c'est juste magnifique. On est bon pour refaire la déco de la chambre de Melissa au retour…
Ton bon petit bain de pieds après une journée de marche
Nous commençons à prendre nos marques et à nous familiariser avec les habitudes locales. Le soleil se lève vers 5 heures, à midi c'est exactement midi et il fait bien chaud et le soir certains restos ferment leurs portes avant 20 heures. Petit dej plus ou moins local selon les envies des uns et des autres, déjeuner en mode street food au gré des rencontres et on se pose pour le dîner.
Débrouille toi avec le menu !
Petit dej au supermarché
Et il est où le jaune d'oeuf ?...
Ici, on peut manger avec le cuistot, un parfum de Cuisine de comptoir
Au-delà de la poursuite de nos aventures gastronomiques, nous goûtons à de nouvelles expériences : les Onsen. Les Onsen sont des bains publics, où les hommes et les femmes sont bien évidemment séparés. Le principe est simple : D'abord on se met à poil, puis on se soumet a une toilette soigneuse assis sur un tabouret devant une glace et enfin on profite des différents bains, chauds, froids, au souffre, à bulles et même électriques. Le bonheur total. Bien évidemment, nous n'aurons pas d'images à proposer si ce n'est cette petite vidéo de notre premier Onsen, très roots convenons-en, mais animé d'une petite ambiance britannique… Le second nous permettra de goûter à une ambiance plus cosy avec petit repas sur tatamis à la clé.
La règle est claire : tout le monde à poil !
A Osaka, nous retrouvons une ambiance plus animée avec ses gratte-ciels, sa jeunesse turbulente et ses lumières excessives. Mais comme à Tokyo, nous sommes surpris par le relatif silence, l'absence de voitures en dehors des artères principales, ni même stationnées.
L'occasion pour nous de visiter un peu la ville mais aussi de rayonner vers Nara et son patrimoine religieux et architectural puis vers Himeji et son magnifique château où nous plongeons dans le Japon féodal, le temps d'une journée et peaufinons la déco de la chambre de Melissa.
Osaka by night : tout un univers !
Le temple qui abrite le grand Bouddha à Nara
Le grand Bouddha à Nara
Le passage dans la narine du Grand Bouddha. Pas évident....
Le château d'Himeji. Classe de dehors comme de dedans
Depuis la grande roue à Osaka
Ambiance Blade Runner et parking avec plateforme pivotante
Nous passons le reste de notre temps à bouffer ou dans les transports…
Les fameux yakitoris
Ne pas se tromper de file et rester dans le rang
Cuisine de comptoir bis
Un petit parfum de chez nous, en mode thé vert
Road trip dans la péninsule de Notto
Tout commence par une série d'hésitations : Allons-nous, comme nous l'avions prévu, sur l'île de Shikoku donnée comme plus rurale, un peu à l'écart des circuits touristiques pour rentrer un peu plus dans l'âme du Japon ? Allons-nous faire un tour du côté de Kinasaki Onsen avec ses bains chauds, son village de pêcheurs sur pilotis qu'on conseille de visiter en bateau ?... Finalement, notre choix se porte sur la péninsule de Notto un peu plus au nord et peu éloignée des montagnes que nous gagnerons ensuite.
Un petit coup de train et nous voilà d'abord à Kanazawa, ville étape où nous prévoyons de faire le plein d'Internet, régler deux trois détails et préparer la suite de notre périple. Nous visitons un jardin donné comme le plus beau du Japon et il faut bien convenir qu'il est juste hallucinant, et dormons pour la première fois sur des tatamis dans un appart très simple, à la bibliothèque remplie de mangas.
Et si on plantait du riz ?
Et si on profitait du train pour faire un peu d'école ?
Stars à Kanazawa
Pour notre périple, nous pensons plus judicieux de louer une caisse, et nous nous renseignons auprès des loueurs. Bien évidemment, le loueur nous demande la traduction du permis de conduire en Japonais, formalité que nous savions nécessaire mais que nous n'avions pas faite naturellement, un Vet est un Vet. Pas grave, le hasard faisant bien les choses, il y a un bureau de la JAF dans la ville, habilitée à faire cette traduction. C'est notre mission du lendemain matin…
Chronique d'une journée peu ordinaire… D'abord les 40 minutes de bus pour bibi, sac sur le dos pour rejoindre les bureaux de la JAF dans une sorte de zone artisanale et commerciale. Arrivée juste avant 10 heures, heure officielle d'ouverture. Sans surprise une jeune fille s'empresse d'ouvrir et de me souhaiter la bienvenue. Grâce à un service d'interprètes par téléphone dont ils disposent, je fais comprendre que j'ai besoin d'une traduction de mon permis de conduire. Jusqu'ici, tout va bien ! Je les sens gênés… Mon permis ne serait plus valable ! Comment ça plus valable ? Mais non, vous comprenez pas la subtilité des règles administratives françaises, ou ne maîtrisez pas parfaitement la langue de Molière. Mieux, vous lisez les dates à l'envers et confondez les jours et les années… C'est très certainement, lié à mes permis poids lourd et transport en commun parce qu'il faut faire une visite médicale tous les 5 ans. Mais va faire comprendre ça…. Je me tente avec des dessins… Rien n'y fait et je suis à deux doigts de balancer la musique de Platoon pour attendrir les coeurs. Ca passe pas et la traductrice me dit au téléphone qu'ils ne peuvent pas traduire le document…
Et puis, à force de creuser le sujet, je me rends compte qu'il y a un abruti en France qui a effectivement décidé de définir une date de validité pour les nouveaux permis de conduire… Je l'attends le pied ferme à la Feria celui-là, au détour d'une rue sombre.
Tourne et vire et heureusement Cécile a un ancien permis. Mais Cécile est à la gare où nous nous sommes donnés rendez-vous et l'aller retour va nous flinguer la journée. Le temps que je réalise qu'il est dans ma besace, car un Vet prend un petit temps pour réaliser les choses, je reprends espoir et avec moi les 6 ou 7 agents de la JAF qui sont devant moi et se plient en 4 pour trouver une solution qui soit légale, car là est la ligne rouge.
Ils sont tout aussi contents que moi de me délivrer le fameux sésame et le temps de leur offrir une boîte de chocolats et un bouquet de fleurs glanées le long de la toute qui me ramenait du Family mart où j'ai englouti un magnifique plat composé glané au rayon frais et réchauffé au micro-onde, me voilà de retour chez le loueur où je retrouve ma petite famille. Il est 14 heures…
15 heures : Cécile s'installe au volant et fait chauffer le moteur du bolide car bolide il y a.. Bibi fait office de copilote. Ici, on roule à gauche et on s'arrête au feu rouge !
18 heures : Le temps de la route et d'un stop éclair dans un temple, nous voilà devant le camping. Bureau fermé et pas un chat ni dans le camping ni aux alentours… On hésite à pousser un peu plus loin, on fait une centaine de mètres en caisse et finalement on rebrousse chemin pour aller toquer à la porte de la maison jouxtant les bureaux. Hallelujah, une dame toujours aussi attentionnée nous dit de nous installer et nous guide jusqu'à une emplacement. Un camping en bord de mer pour nous tout seul !
On a retrouvé les restes du curé de Camaret dans les sanitaires...
Cécile est heureuse au volant de sa cacahuète, croisement entre le pékinois, cette race de petit chien au nez écrasé et une voiture de Playmobil.
Nous sommes surpris par les déchets qui jonchent les plages, incontestablement apportés par la mer et que les locaux nettoieront manifestement juste avant le début de la saison. Car il est un fait : la saison n'a pas démarré.
Les petites maisons de bois nichées au détour d'une crique, entourant un petit port de pêche se succèdent sur cette côte escarpée. Avec ce temps gris, les paysages donnent une impression de bout du monde qui n'est pas pour nous déplaire, une sorte faire Finistère aux longues l,âgée de silence…
Prochain stop : la ville de Wajima. Nous nous essayons à la gravure sur baguettes, profitons du charmant onsen et nous nous enfilons qqs sushis au restaurant, avant de planter la tente sur le campground certes non encore ouvert, mais avec la bénédiction de l'Office de tourisme, information que n'avaient pas les policiers qui nous réveillent à minuit au gré d'un "kombava" qui ne signifie nullement qu'ils sont en train de cuisiner et ont besoin d'un condiment, mais "bonsoir". Le temps de parlementer, de montrer les papiers et d'essayer de se comprendre mutuellement à l'aide d'un traducteur en ligne qui s'obstine à déformer tous les mots jusqu'à craindre qu'il me transforme un "la dame a dit qu'on pouvait se mettre là" en "la dame a dit qu'on pouvait vous la mettre", et nous voilà repartis pour une nuit au son des petites vagues de la mer du Japon en espérant qu'on pourra s'y baigner le lendemain.
Atelier gravure sur baguettes
Ben oui on est seul
Démontage de la tente sous la pluie, petit tour dans la ville et son célèbre marché aux poissons où nous prenons notre petit déj et nous poursuivons notre road trip sur la péninsule, retrouvant à la tombée de la nuit un autre camping fermé mais ouvert situé en bord de mer mais ce coup-ci vers l'Est. Au pays du soleil qui se lève le matin, ce détail n'en est pas un et demain, ouala je me lève à l'aube pour admirer le lever du soleil.
Des fois tu voudrais tenter mais tu le sens pas...
En mode pique nique sur l'aire de jeu pour minots
Chez les Vet, l'intérieur des voitures est toujours le même
Enfin !
Quelques traces du dernier tremblement de terre datant du mois dernier
Il convient ici de préciser que le soleil se lève ici tôt, très tôt… Et voilà Bibi en calbut à 4 heures du mat planté devant la tente à prendre 200000 clichés de l'aurore, fidèle à la chanson de Bénabar. Après, y'a pas à tortiller du cul, c'est beau. Un petit tour sur le port où les pêcheurs sont rentrés et où chats et autres volatiles attendent leur dîme, un petit coup de baignade, un petit coup de Onsen pour se débarbouiller et nous rendons la cacahuète à laquelle Cécile s'est beaucoup attachée dans un flot de larmes et de cris étouffés par les sanglots.
Trois, deux, un ...
GO !
Ma petite sirène
Ma moyenne sirène
Toujours pas de photo de l'intérieur des onsen, on peut le comprendre, si ce n'est ces avertissements à l'entrée :
Tenue correcte interdite.
SVP buvez et mangez seulement allongé sous l'eau.
Interdiction de péter (à l'exception des chiens d'aveugle).
SVP laisse tes pets à leur place.
La nuit tombe sur Honshu et tout doucement nous nous rapprochons des montagnes…
La montagne, ça nous gagne !
On les avait en ligne de mire, et rien ne peut nous détourner des Alpes japonaises (c'est leur nom officiel).
On y va tout en douceur en démarrant par une petite journée en tchoutchou dans les gorges de Kurobe, histoire de s'habituer tranquillement à l'altitude… Une journée où on teste les différents trains, notre préférence allant au train local avec ses petites gares et sa cabine du conducteur d'un autre temps. On regagne la baie de Toyama en fin de journée pour s'enfiler des sushis, quelques bières et du saké dans un petit resto improbable tenu par un petit couple de vieux.
Le petit promène-couillon de la vallée de Kurobe
Ma gonzesse, celle que ch"uis avec
Trempette dans la rivière chaude
La source d'eau chaude naturelle. Manque la bonne odeur de souffre pour être vraiment dans l'ambiance !
Le train , ça fatigue...
La petite gare de banlieue comme on les aime
Quelques heures de bus au petit matin et nous voilà près à attaquer les sommets des Alpes japonaises. Notre objectif : une boucle de trois jours passant par le Yarikatake et le .... , respectivement troisième et deuxième sommets du Japon après le Mont Fuji, culminant à 3129 et 3150 mètres. La météo peu clémente et les plaques de neige encore nombreuses apparemment auront raison de notre plan initial et nous reportons notre choix sur l'ascension du Chogatake à la journée depuis notre camp de base situé un peu plus haut dans la vallée et que nous gagnons par une petite marche de deux heures. Nous verrons les singes, mais pas l'ours et c'est tant mieux, que les locaux gardent à distance avec une petite clochette qu'ils accrochent à leur sac. Mais le Vet est un Vet et pas question de payer encore 10 balles pour une clochette !
Nous gravissons tranquillement les 1000 mètres de dénivelée essentiellement en sous bois et nous sommes récompensés au sommet, malgré le temps nuageux, par une magnifique vue sur la ligne de crête située plus a l'ouest que nous devions arpenter et quelques autres sommets autour de nous. Le temps d'une binouze bien méritée et d'un petit repas bien chaud au refuge, et nous amorçons la descente vers le campement pour une nouvelle nuit sous la pluie.
Si elle nous laisse un petit goût d'inachevé, cette petite escapade dans les Alpes japonaises nous comble par les paysages de montagne qu'elle nous offre et que nous avions tellement envie de découvrir.
Ambiance studieuse dans le joli tram local
Kamikochi
Quelques voisins surprenants !
Quand on vous dit qu'il y a de la neige !
Vue côté est sur la vallée de Nagano
Sur la crête
Retour à Takayama que nous avions traversée en coup de vent et que nous avons trouvée mignonne sur l'instant. Une petite ville qui s'avère en réalité très agréable à vivre avec son architecture préservée, son atmosphère détendue, ses rues et ses temples où il fait bon flâner et son formidable ryokan que nous dénichons par hasard au dernier moment. Nous avons plaisir à y séjourner en compagnie des tenanciers du lieu et des voyageurs de passage. Nous pensions y rester une nuit, nous en resterons finalement trois !
Coup de coeur pour Takayama
La ville est connue pour son festival où défilent des chars de construits dans des hangars sur mesure
Si si un churros !
La nourriture se consomme devant le magasin où on l'a achetée. C'est parfois cocasse...
Papa, un bar à chat, vite prends une photo ! Voilà, t'es contente ?
Tu sais qu'on va mourrir brulés à l'acide gastrique ?
Notre super ryokan : côté salon autour de la cheminée traditionnelle...
.. côté salle commune ...
... côté chambre
Visite d'un village reconstitué avec des maisons traditionnelles
Rien de tel qu'un petit onsen en pleine nature par temps de pluie pour tranquillement achever notre périple dans les montagnes et un petit stop à Matsumoto avec son légendaire château noir et son tout aussi joli ryokan magnifiquement décoré par la jeune propriétaire, avant de regagner la capitale.
La voilà la photo du onsen, fallait être patient
Une chambre très joliment décorée...
... où nous apportons notre petite touche perso !
Notre hôte, artiste à ses heures
Château de Matsumoto
La vue sur les crêtes où nous étions...
Comme un petit air de Cuisine de comptoir...
Les gyozas : le plat préféré de Melissa
Kanpai Japan !
Afin que nous restions amis, nous vous épargnerons les détails de nos derniers jours au Japon. Nous y trouvons un appartement qui nous rappelle notre camping car, dégustons nos derniers petits plats locaux, prenons nos derniers shoots d'ambiance animée des rues, boulevards, avenues et sous-sols de gares, visitons le musée du numérique et enfin, le jour de notre départ nous prélassons dans notre dernier onsen, histoire d'arriver nickel propres à Hawaii.
Là-bas, Magnum et Higgins nous attendent, faudrait pas qu'on arrive crado quand-même !
Comme un air de camping car...
L'aire de jeux dans le cimetière ou une certaine idée de l'intergénerationnel
Air conditionné jusque dans le k-way
Aloha Hawaii
Step 1 : OAHU
Il ne peut pas y avoir plus éloigné entre le Japon et Hawaii : le format des gens et des voitures, l'extrême organisation, propreté et impeccabilité jusque dans la tenue des gens au Japon, et le jemenfoutiste absolu à Hawaii. Ici, notre look "backpacker" qui pouvait paraître quelque peu bohème négligé au Japon, est tout à fait couleur locale.
Hormis les gros immeubles (et encore) d'Honolulu, on est plutôt loin de l'ambiance Riviera proprette et clinquante. Les maisons sont, à quelques exceptions près de grosses cabanes en bois avec un jardin négligés ouvert sur l'extérieur et un joyeux cafoutche en guise de déco. Un certain contraste entre les prix dans les supermarchés et le niveau de vie apparent dans les rues ! A moins que ceci n'explique cela… Côté voitures : de gros pickup ou vans, pas vraiment derniers cris, souvent garnis de planches de tous les formats. Le ouikene, les aires de campement se remplissent de tentes, grosses glacières, cannes à pêche et planches de tous les formats (surf, bodyboard, longboard, etc). Ambiance kermesse ! Une grosse pensée pour Yannick et Marie qui retrouveraient sans doute l'ambiance de Nouvelle Calédonie.
Sur la ligne de bus 60 de Oahu nous avons un bon échantillon de la faune locale. C'est un peu "vol au dessus d'un nid de coucou" entre le toxico agité, le gars ivre mort à 8h du matin qui commence à mettre la main sur la cuisse de Pierre en lui disant "I love you" et tous ceux qui parlent seuls…plutôt triste.
Loin du cliché carte postale d'Hawaï, il y a aussi les gallinacés de l'île dont nous avons rapidement fait les frais : d'abord au petit matin à quelques centimètres de la tente dans notre oreille droite, puis une pomme malencontreusement laissé sur la table que nous avons retrouvé par terre picorée par la volaille.
Nos 5 jours sur Oahu passent à vitesse grand V, entre plages, trajets en bus, trail dans les montagnes, la journée au très intéressant centre culturel polynésien, petit feu de camp du soir et… wifi chez Mac Do ! Car il est un fait : l'option "international" de chez Orange, c'est bidon. (ndlr : Nous apprendrons plus tard que nos problèmes de connexion étaient sans doute plus liés à la marque de notre téléphone, Huawei pour ne pas la citer, qui a la mauvaise idée d'être chinoise…).
Quand on dit qu'on pose nos bagages sur les plages mythiques de Honolulu, on fait pas semblant.
Notre première piscine-aquarium-plage
Notre premier campground
Notre première connexion WIFI
Centre culturel Polynésien. Elles sont belles nos tahitiennes !
Bienvenus en forêt en anglais dans le texte
Rando sur le Maunawili trail
Matin...
... Soir !
La fameuse ligne 60 d'Oahu qui n'a plus de secret pour nous
Si les flingues sont interdits, nous voilà rassurés !
Step 2 : Entre mare i monti in Hawaii, Hawaii
Big Island ou dans le patois local Hawaii, l'île qui a donné son nom à l'archipel, est suffisamment grande pour que nous options en faveur de la location d'une voiture. Cécile au volant et Bibi en copilote. L'équipe rodée au Japon fonctionne à merveille. Faut dire que Cecile conduit bien mieux que ce qu'elle ne lit les cartes…
Célèbre pour ses volcans encore actifs dont la dernière éruption date de juin dernier (!!!)) nous partons pour neuf jours de découverte que nous n'avons pas réellement préparé, c'est le moins qu'on puisse dire, en mode demain est un autre jour. C'est ça la Vet Touch !
Aussi, ne doit-on pas se plaindre si, après avoir enfin définitivement réglé nos problèmes de téléphone et d'internet, nous ne trouvons aucun hébergement à l'exception de guethouses à 200 dollars… Le camping bord de mer dans lequel nous trempons nos corps de petits franchouillards en mode Tuche est juste magnifique mais encore fallait-il acheter un permis il y a quelques mois pour pouvoir y passer la nuit. Heureusement, alors que nous sentons arriver à grands pas la nuit d'aventure dans la bagnole, les gardes que nous accostons en mode "moi pas famille, pas ami, ticket resto siouplé" sont cools et nous permettent de passer la nuit dans ce lieu paradisiaque !
Les Vets en mode Tuche...
Nous nous offrons une petite pause dans ces tracasseries et décidons de monter sur la côte nord-est nous poser dans du dur pendant deux nuits, le temps de visiter le coin et de se faire un plan de bataille pour les huit jours qui nous restent sur l'île. Nous faisons à cette occasion plus amplement connaissance avec cette p.. de petite grenouille de m… qui nous hache les nuits avec son "kokui" dont elle nous gratifie toutes les cinq secondes. Je médite sur le joli et affectueux nom de "froggies" que nous attribuent nos voisins rosbeefs en constatant que plus elles sont petites, plus elles font du bruit et cassent les bonbons. Les Français seraient-ils à l'image de ces charmants batraciens ? Faudra que j'en parle à Ciotti ou à Sarko pour voir…
Certaines plages se méritent plus que d'autres
Heureusement que le stop fonctionne encore
Côte Est, une autre ambiance
Comme un petit air de Lozère
Arrrgh, une cuisine, enfin !!
Y'a des campements mieux que d'autres....
Le danger est ici partout !
Entre plages paradisiaques qu'elles soient de sable blanc ou de sable noir, littoral déchiqueté, fonds marins qui s'apparentent à des aquariums, paysages volcaniques, et forêts luxuriantes, nous n'avons pas le temps de nous ennuyer.
Une mention spéciale toutefois pour le parc national du volcan Kiluaea encore fumant de la dernière éruption ( juin dernier !), pour la rando sur la caldeira et pour notre nuit dans ce campsite donné comme "very primitive" par le garde du Parc que nous interrogeons pour planifier notre périple ici. On ressent ici la puissance des éléments naturels, avec la sensation étrange d'accéder aux entrailles de la Terre ou de caresser ses cicatrices quand on marche sur les coulées de lave refroidies.
La montagne, c'est toujours une autre ambiance....Si si on est bien à Hawaï
5 km de large le cratère !
Notre tente est là, quelque part
La vue sur le Mauna Loa au petit matin
Notre petit sommet !
La forêt autour du volcan
Nous nous familiarisons un peu plus avec l'Histoire de ce peuple, ses mythes, mais aussi sa sociologie avec ses farmers, ses villes et villages aux accents de farwest parfois, sa société mélangée avec ses influences asiatiques, philippines voire européenne ou sud américaine qu'on ressent jusque dans la bouffe.
Côté bouffe justement, nous alternons les ananas produits localement et qui coûtent une misère du coup (ça change du reste), bananes, saucisses et autres barbaques grillées au feu de camp en mode hot dog ou simplement en mode Kroods sans oublier évidemment nos chamallows caramélisés désormais quotidiens ni les pâtisseries plutôt bonnes, convenons-en. Les célèbres pour coûtent un bras et nous n'en abusons pas.
Chaque jour, nous prenons notre bain quotidien. Chaque plage est différente et apporte son lot de surprises. L'eau, toujours à une température agréable, est ici limpide et Melissa est comblée lorsqu'elle a la chance de nager aux côtés de tortues.
Nous écumons les boulangeries et testons leurs pâtisseries (surtout Madame et Mademoiselle)
Nous testons leurs stores et leurs bières (surtout Monsieur)
Ici pas de plage sans BBQ et table de pic-nic
Préparation avant dernière plongée dans l'aquarium
"Two steps beach" : juste sublime sous l'eau comme sur l'eau
Notre bolide !
Le temps passe vite ici et nous voilà déjà à la veille de notre départ pour Kauai, notre troisième et dernière escale à Hawaii. Les autorités annoncent une tempête tropicale pendant la nuit et le lendemain. Notre avion pourra-t-il décoller ? Devrons nous démonter la tente sous des trombes d'eau si tant est qu'elle ne se soit pas envolée pendant la nuit, peut-être avec nous dedans ? Arriverons-nous à parcourir les 3 kilomètres de piste quelque peu défoncée qui nous séparent de la route ? La route elle-même sera-t-elle praticable ? Ne serons-nous pas évacués pendant la nuit ? Google maps relaie lui-même l'alerte. Les plages ferment à 16 heures et certains autochtones se préparent… C'est décidé, un Vet a beau être un Vet mais il sait être prudent quand il le faut : On plus les gaules tant qu'il fait jour et ce soir on se fait un burger dans un boui boui avant de tracer vers l'aéroport pour dormir dans la bagnole sur le parking où bibi a aussi repéré des panneaux solaires en ombrière s'il faut se mettre à l'abri pour garder un peu d'air frais et ouvrir les fenêtres la nuit ou finir nos sacs au petit matin.
Bien nous en a pris ! Nous avons évité le pire et la pluie n'a pas cessé de tomber entre 5h12 et 5h13… Encore un peu et on était à deux doigts de remonter les vitres qu'on avait laissées grand ouvertes pour avoir de l'air. Proud to save my family ! Cette nuit romantique sur ce parking en bitume, réveillés par un coq à 5 heures après avoir dormis en vrac, pliés en deux sur les sièges avant, restera gravée dans nos mémoires !
Peut-être le dernier repas de notre vie
Notre dernier campement sur l'île.
Il est 9h31, heure locale. Le Boeing 737 de la Hawaiian Airlines décolle comme prévu de l'aéroport de Kona en direction de Lihue sur l'île de Kauai avec nous dedans. Tout va bien !
Notre aventure continue, à petits pas...
Kauai en mode Robinson, ou presque…
L'île est donnée comme la plus sauvage, la plus belle peut-être. Nous sommes inquiets à l'idée de ne pas trouver de campings, de vivre sauvagement sans autres douches que celles des plages comme sur la fin de notre aventure sur Hawaii. Bibi va t'il conserver son nom hawaïen "Papahi'pu" ?
Nous prenons les devants, consultons qqs sites et ça s'annonce pas joyeux. Il nous faut distinguer les beachparks gérés par le County (Le Comté pour les non anglophones mais pas le fromage, le Comté comme dans le seigneur des anneaux) des campground gérés par l'État (hawaïen il va de soi). Les réservations en ligne sont impossibles sauf à être informaticien et après avoir tenté de régler le problème par téléphone, on se résoud à aller dans les bureaux du County sur place. Qui a lu Astérix et la Zizanie en moquant la bureaucratie française devrait venir faire un petit tour par ici. Le Département ''Land and Ressources'' situé bureau 106 au troisième étage du bâtiment de l'État, ne gère que les campings sur la côte. Ceux situés dans les terres sont gérés par le Département ''Forêt'' qui gère aussi les permis de camper (différents de la réservation) ainsi que l'accès aux zones ou certains campings du premier Département sont situés… Nous jetons l'éponge quand la dame, très sympa au demeurant, tente de nous expliquer, dans son anglais parfait, il faut le reconnaître, le fonctionnement pour le parking. Les deux campings de Salt Pond au sud de l'île et Hanini au Nord proposés par le County pour 6 dollars la nuit au lieu des 60 auxquels nous nous attendions la nuit feront l'affaire. Mais peut-être y'a t-il un loup ?
En guise de loup, nous trouvons à Salt Pond beach Park une belle aire de camping fréquentée la journée par les locaux, quelques homeless, des familles, des voyageurs comme nous et des otaries qui passent leur journée à roupiller sur la plage quand elles ne font pas les cons dans l'eau, ignorant les baigneurs qu'elles frôlent. Un magnifique double arc-en-ciel nous accueille et le petit vent qui traîne derrière la tempête tropicale nous offre des couchers de soleil exceptionnels.
Nous profitons de notre localisation au sud pour partir à la découverte du canyon et contempler la fameuse Na Pali Coast inaccessible si ce n'est à pied, en bateau ou en …. hélicoptère ! C'est donc à pied et depuis les crêtes par une randonnée qui nous permettra de péter le record des 40 000 pas quotidiens et par-là même donner l'occasion à Melissa d'insulter son père que nous irons !
Retour à Salt Pond, le Salin de Giraud local pour un dernier coucher de soleil que nous saluons comme il se doit avec une petite Bud, suivie au petit matin d'une séance de gym, à chacun son style....
Le North shore nous offre une autre ambiance. D'un côté, la nature est ici plus impressionnante avec ses montagnes qui se jettent dans l'océan, les cascades qu'on voit ça au loin et qui soulignent les pentes ardues, ses plages à tomber parterre et la végétation luxuriante. De l'autre, des propriétés qui laissent penser que le mètre carré coûte un bras par ici, et des prix au supermarché qui nous limite le choix niveau bouffe. Heureusement, nous retrouvons notre petit feu du soir dans notre campement qui compte parmi les plus beaux de notre périple et profitons pendant deux jours de la plage la plus belle qu'on ait rencontrée entre des fonds, son sable, ses petits coins ombragés et ses montagnes en arrière-plan.
En mode bodyboard...
La plage du Paradis
Les peintures sont ici courantes
Notre étape hawaïenne touche à sa fin. Nous profitons de notre dernier petit matin en mode Robinson. Ce soir, nous rejoignons Noah à Los Angeles chez Annick qui nous a préparé l'appartement. Le temps d'une nuit ou deux, peut-être plus, nous allons laisser tranquilles nos matelas gonflables. Le luxe !
Drivin' USA
If you're going to San Francisco…
Le temps de récupérer une caisse, de se faire une beauté chez Annick qui nous a laissé son appart le temps d'une escapade professionnelle en Europe, d'une nuit salutaire dans un vrai lit, et nous voilà repartis, direction nord to San Francisco.
Le passé espagnol de la Californie est omniprésent, dans le nom des bleds, dans l'architecture et jusque dans la bouffe où l'influence mexicaine se fait sentir. Nous rejoignons Monterey par l'intérieur des terres, la fameuse highway 1 qui longe la côte et offre des paysages merveilleux étant coupée. Un petit stop à Santa Barbara (Maman, si tu nous écoutes…) et SA rue principale !
Gros coup de coeur pour le camping le plus improbable dans lequel nous avons séjourné et sur lequel nous tombons par hasard sur les hauteurs de Monterey après être restés à la porte de quelques autres, le Laguna Seca qui s'avère abriter également un circuit automobile ! Démarrage des essais à 9 heures le lendemain…
Les endroits improbables où peuvent mener la recherche d'un camping !
Nous posons nos valises dans un motel bien situé près du port de San Francisco qui nous permet de sillonner la ville à pied, et c'est pas peu dire. Ça monte, ça descend, ça remonte, ça redescend… Tiens, un plat ! Non, je déconne. Nous nous lançons sur les traces de Steve Mc Queen, Jimi Hendrix, Janis Joplin et … Maxime le Fox terrier ! Nous sillonnons chacun des quartiers principaux qui structurent la ville, y compris ceux où se rassemblent les homeless. Un autre visage que celui des US. L'architecture est belle et déambuler dans cette ville est un vrai plaisir. Quand on aime marcher évidemment…
La maison bleue, c'est fait !
Petite halte fraîcheur dans le hall d'un grand hôtel
La nuit tombe doucement
... et nous en profitons
L'incontournable...
C'est-à-dire qu'il ne fait pas que chaud à San Francisco !
Trekkin' Yosemite
Certains diront que ce sont les Alpes. Sûr, c'est montagneux avec des sommets qui culminent entre 3 et 4000 mais les paysages que nous y découvrons sont uniques. Après une journée dans l'époustouflante Yosemite Valley où se concentrent les campings et les touristes, c'est à travers un petit trek de 3 jours en mode trappeurs, permis en poche, que nous partons à la découverte du Parc national. A l'exception de quelques moustiques qui nous invitent à replier la tente fissa le premier matin et à abréger le petit dej, le trek s'avère juste exceptionnel ! Nous trimbalons notre tente, nos vivres et notre boîte à ours pour planquer la bouffe et éviter de se faire démonter la tente bêtement. Nous n'en croiserons pas, ni le jour ni la nuit. Dommage… Les nuits sont fraîches, nous nous lavons, sans savon évidemment pour ne pas polluer, dans l'eau tout aussi fraîche des rivières, et contemplons le ciel étoilé après un dîner et des chamallows grillés au feu de camp bien mérités. Le panard total ! Le reste, les photos le racontent toutes seules.
45 bornes de marche et une dernière nuit dans le Parc avant d'attaquer la suite des opérations.
Yosemite Valley
Prendre des forces avant de partir
C'est parti pour 45 bornes
Pour l'instant, ça fait les marioles
Depuis notre premier campement
Au petit matin avant l'arrivée des mosquitos
Après...
Pause toilette
Tuolumne River, majestueuse
Depuis le campement
On s'affaire en cuisine
Au petit matin
Notre dernier campement sur le plateau avant de descendre
Shinin' Las Vegas
Un peu de route, quelques haltes au pays des décors de western, une courte nuit en tipi ou à la belle, c'est selon les préférences de chacun, à l'entrée de la Vallée de la mort que nous traversons en démarrant à 5 heures du mat et nous prenons nos quartiers au Caesar Palace de Las Vegas. Noah nous a concocté le programme…
La halte laundry, pas un luxe !
Ça pourrait être le nom du bled
Notre maison du jour, vue de dehors
Et de dedans
Vallée de la mort, nous voilà !
Au petit matin
L'Histoire retiendra que Bibi a marché pieds nus dans la vallée de la mort
Les traces de la nuit
Une sirène
Des mangoustes
Ne pas tomber en rade
Le pays des choses qui brillent trop et du carton pâte tient toutes ses promesses. Entre la piscine de l'hôtel, la fontaine du Bellagio, l'intérieur des casinos, les tables de jeux, les magasins de luxe et les chaînes populaires de fast-food où va s'alimenter le bas peuple, l'occasion pour nous de tester Tacobell et Carl's, le coup d'oeil vaut le coup. Amis bricoleurs, vous piocherez ici de vraies bonnes idées pour construire un vrai faux Venise ou un faux Paris avec beaucoup de goût. Avec une mention spéciale pour ces ciels peints à l'intérieur de certains buildings, bluffant de réalité, avec l'éclairage qui va bien.
Depuis la chambre...
Un ballet aquatique sur fond musical
Où c'est que j'ai
Nous ne parierons pas notre maison sur le rouge, pas plus que nous ne jouerons nos économies au Black Jack. Notre petit tour s'achève, les grands espaces nous rappellent. Direction les Canyons…
Canyonin' USA
Notre périple nous amène à découvrir successivement Zion Canyon, Bryce Canyon, Monument Valley et Grand Canyon.
Nous renouons avec les joies du camping dans les Parcs nationaux auxquelles nous ajoutons la sublime nuit dans le Parc tribal de Monument Valley géré par les Navajos.
Comment dire ? C'est waaaaouh ! Fuckin' waaaaouh même !
Pour celles et ceux qui ont été bercés aux westerns ou à Lucky Luke et qui ont fantasmé sur ces montagnes, la cartouche est garantie. Des couleurs aux formes imposantes sans oublier la culture indienne très présente, rien ne manque.
Nous prenons le temps d'une ou deux randonnées à la journée dans chaque site, histoire de nous imprégner de la puissance des lieux. Nous nous sentons chaque fois très petits devant la majesté des lieux et nos yeux, comme notre appareil photo crépitent. Faudra faire du tri…
Tout démarre par une randonnée aquatique au fond de Zion Canyon
Depuis les hauteurs du campement
Bryce Canyon
...
...!
Monument Valley
Depuis le campement
Depuis les chiottes
Le principe de ce grill est simple : tu t'asseoies à côté et 10 minutes plus tard tu es cuit
Pique-nique le soir à Grand Canyon
Entre chaque étape, un peu de route. Dehors, ça tourne autour des 40°C, l'aiguille oscille entre les 100 et 110 °F. On est contents d'avoir la clim, mais on se prend une cartouche à chaque fois qu'on met le nez dehors. On piste les places à l'ombre à chaque stop. Ça sent la bonne angine…
Un dernier lever de soleil sur Grand Canyon et c'est l'heure de retourner tranquillement vers Los Angeles pour retrouver Annick.
En mode drive-in
Au hasard de la route 66...
Le désert, la chaleur torride, la tornade, le train d'un kilomètre de long, rien ne manque
Comme un parfum d'ancien temps
Merci chauffeur !
Dreamin' Los Angeles
Une bonne grosse journée de caisse, dont la traversée du désert californien nous sépare de Los Angeles. Nous plaignons les pauvres peuchères plantés en bord de route, le capot ouvert ou le pneu crevé, mais nous ne nous arrêtons pas, trop de route ! La solidarité a ses limites. La radio nous crache tantôt du Rock, tantôt de la Soul. Cécile a réglé la bagnole de manière à ce que je reçoive une décharge électrique si la radio se met à cracher de la Country plus de 5 secondes. Les goûts, ça se discute pas...
Nous avons mis un point d'honneur à arriver chez Annick avant elle, de manière à l'accueillir dignement. C'est donc endormis sur nos tapis de sol dans le salon que nous l'accueillons ! Une certaine idée de la dignité… Nous voilà pour quelques jours sous un toit, un vrai toit et aussi une salle de bains privative et, oh merci Seigneur, Jésus is alive, une cuisine avec une gazinière 5 feux ! Ça va chauffer !!!!
Bientôt Téo et sa douce, Clara, vont nous rejoindre et nous allons squatter Annick en mode famille Lampion. Elle nous accueille comme elle en a le secret. Grosse pensée pour Blandine et Paolo, twelve years ago, qui nous avaient accueillis de la sorte. Du bonheur en barre.
Impossible de passer outre les incontournables : Venice beach où Noah ira faire son sport, les canaux qui ont donné leur nom au quartier, Hollywood que nous découvrirons sous des trombes d'eau, le Downtown avec son Walt Disney Hall et le Broad où Bibi se réconcilie avec l'art contemporain. Mais Los Angeles nous réserve aussi quelques pépites que nous découvrons les unes après les autres, en mode striptease.
D'abord les Halles où les saveurs coréennes se mêlent aux frites allemandes, aux burritos, aux hamburgers évidemment, aux sushis et on en passe.
Puis, dans la foulée, l'immeuble qui servit de décor dans Blade Runner. Un petit chef d'oeuvre d'architecture que les amoureux du film découvrent avec une impartialité toute relative teintée d'émotion.
Le Book store situé quelques rues plus loin est juste magique. Une déco qu'on croirait sortie de Harry Potter, son labyrinthe de livres donnent envie de s'y poser et de plus en bouger pendant des heures. Bon, pour nous, ce seront des minutes, mais de longues et belles minutes.
Ça enchaîne avec la soirée au Stadium où les Dodgers accueillent l'équipe de Miami, se faisant mettre à l'amende au passage. Nous retiendrons surtout l'ambiance familiale et bon enfant du stade de baseball rempli à ras bord pour l'occasion. Téo et Clara se débrouilleront pour aller de l'aéroport à chez Annick pendant qu'on s'enfile nos derniers popcorns devant le feu d'artifice que certains spectateurs vont regarder depuis la pelouse toujours dans une ambiance familiale qui fait plaisir à voir. Une certaine conception du sport et du respect qui pourrait inspirer nos supporters de foot, voire de rugby parfois.
Lui, il a fait perdre son équipe à lui tout seul
Le temps d'une petite virée à San Diego et son ambiance mexicaine, et nous voilà en alerte ouragan pour la nuit et le lendemain, dimanche. Ça fait un moment pourtant qu'on le piste ce dimanche mais nous sommes obligés de modifier nos plans. Adieu le pique nique en soirée à Griffith Park d'où on peut admirer la vue sur la ville entière, même si nous braverons les éléments naturels pour contempler les étoiles sur Hollywood, sauf celle de Trump, cela va de soi. lui tout seul !
Un dimanche hors du commun que nous débutons en poursuivant notre tournée découverte des fastfood : direction Denny's, seule enseigne à proposer aussi des pancakes en plus des petits déjeuners traditionnels. Melissa, mais pas que, a les oreilles dressées et la salive à la bouche. Nous maintenons également la virée dans la New Temple Baptist Church à l'heure de la messe, dans une sorte de pèlerinage en mémoire de Aretha Franklin et son album Amazing Grace enregistré dans ce même lieu en 1972. Un moment privilégié, d'autant plus privilégié que l'alerte ouragan le transforme en sorte de concert privé. Un shoot de prêche en mode Gospel qui fait les poils aux âmes sensibles à cette forme d'art et d'expression. Nos hôtes semblent heureux, heureuses et honorés, honorées de notre présence et nous aurons droit, à l'issue de notre petit échange avec le Pasteur, the preacher man, et les quelques personnes présentes, à des donuts en guise de cadeau d'au revoir. Sûr, nous écouterons d'autres offices en direct sur Fatche de bouc pour revivre cette émotion. Pour en savoir + :
https://youtu.be/ZPqq76UhKWs?si=D6q_mFv0XOsJXkpV
L'alerte ouragan était initialement donnée jusqu'en début de soirée. La pluie semble se calmer en milieu d'après-midi et nous décidons de partir sur Hollywood dont nous arpentons l'artère principale sous une pluie diluvienne qui rend le lieu encore plus magique. Nous rentrons sains et saufs en nous disant quand-même qu'il y a peut-être un petit truc à faire en termes de réseau d'eaux pluviales…
L'alerte ouragan est levée tout comme celle relative au tremblement de terre, ici on fait pas les choses à moitié. Los Angeles retrouve donc lundi son soleil et sa chaleur. Un peu partout sur les avenues les homeless sortent leur barda de leurs tentes de fortune pour tout faire sécher. Nous, nous tirons un trait sur les studios Universal et partons à la découverte du musée des sciences où entre autres est entreposée la navette spatiale Endeavour, avant d'aller voir les fameuses lettres "HOLLYWOOD" et de grimper à l'observatoire du parc Griffith (que nous n'avions pas pu faire la veille à cause de la pluie), un immense morceau de verdure au milieu de Los Angeles, avec une vue spectaculaire sur la ville. Nous terminons notre journée sur un rooftop de Downtown que Annick nous sort de derrière les fagots pour une dernière soirée ensemble dont nous sommes les invités. Un délicieux repas au milieu des buildings illuminés : magique ! Melissa comme Annick soufflent quelques bougies par anticipation. Le lendemain, nous préparerons nos bagages avec une pause dej, peut-être la dernière pour les moins jeunes, chez In N Out que nous élisons à l'unanimité meilleure chaîne de fastfood des États Unis d'Amérique ! Simple, efficace et qui réserve, comme Vincent et Ludivine servent la 2.0, chez Cuisine de comptoir, leur "animal" absent de la carte à ceux de leurs habitués qui le demandent.
Le mec, il s'appelle On, il a une tour...
Notre hôte
Il est l'heure d'embrasser notre fils aîné et sa douce qui vont prolonger leur séjour ici de quelques jours avant de bifurquer et traîner leurs baskets en Asie pendant quelques mois. Bon vent à vous deux, ça nous a fait tellement plaisir de vous voir et de partager ces quelques jours avec vous avant de vous retrouver cet hiver. Nous embrassons fort Annick que nous espérons retrouver en France aussi dans quelques mois, et accueillir de nouveau à la maison pour lui faire oublier notre squatte à 7 dans son salon et salle de bain !
"IN&OUT" élue meilleure chaîne de burger par les Vet
Le soleil se couche sur l'Ouest américain alors que notre avion s'élève au-dessus de l'océan. Ça sonne comme la fin d'un film et on a une petite pointe au cœur en quittant ceux qu'on aime.
On ferme les yeux. Au loin, un cowboy s'éloigne lentement vers d'autres horizons sur son cheval en sifflotant. Une aventure s'achève, sitôt une autre s'apprête à démarrer. C'est peut-être ça la magie d'Hollywood.
The End !
Cumbia Colombiana
Enfin ! Enfin, nous traînons nos baskets en Colombie. Depuis tant d'années que, ce pays nous fait rêver. La réalité sera-t-elle à la hauteur de notre imagination ? Vamos a ver…
Un peu plus près des étoiles
Sitôt posés sur le sol colombien, nous quittons Bogota pour le Nord-Est du Pays, direction la Sierra Nevada et el Parque Nacional del Cocuy, ses montagnes, ses lacs, ses glaciers.
Petite halte sur la route à Villa de lleva, charmant petite bourgade à l'architecture préservée, de quoi ouvrir le débat brûlant sur les bienfaits de la colonisation.
Une bonne journée de bus supplémentaire et nous voilà à El Cocuy, charmant village tout de blanc et vert et qui sert de base arrière pour toutes celles et ceux qui souhaitent arpenter les sentiers pentus de la Sierra Nevada et ses 5000 mètres d'altitude.
Le petit snack qui nous sert de cantine à Cocuy où nous goûtons nos premiers arepas rellena (sorte de galette de maïs fourrées au formage, viande, etc)
Le premier jour à Cocuy est consacré à une petite ballade d'acclimatation à l'altitude.
C'est là bas vers la tâche blanche qu'on va demain !
Le second jour nous partons à l'attaque des montagnes jusqu'au pied d'un glacier à 4700 mètres. Melissa tient un nouveau record et il n'est pas dit, en démarrant à 3600m, qu'elle n'en est pas battu un second avec ses fausses descentes qui laissent penser que le dénivelé a dépassé les 1300 mètres du Rwenzori.
Quoi qu'il en soit, nous profitons de ces paysages magnifiques sur le toit du pays, dont nous revenons intacts, sauf Bibi qui s'est senti un peu chamallow à la descente. Un gros tiers d'altitude, un bon tiers de déshydratation, un petit tiers de sinus bouché et enfin un dernier tiers d'adrénaline lié au sens des responsabilités.
Le depart
Le fameux Pulpito
Et on est pas encore au glacier !
Ça y est on y est ! Juste le temps d'en profiter quelques minutes avant que ça se couvre
Les frailejones, petits arbres typiques du "paramo", un biotope qui n'existe que dans ce coin des Andes
C'est décidé : je jette l'éponge sur le trek du lendemain qui amène à 5000m au pied d'un autre glacier. Cécile et Noah iront seuls en mode guerriers. Melissa n'est pas chaude non plus pour remettre le couvert après son exploit du jour. Faut dire que le lendemain ne sera pas une journée comme les autres...
Une journée peu ordinaire
3h40 : Il est l'heure du réveil pour les enragés
4h01 : Gustavo, notre guide pour ces trois jours, et le chauffeur sont devant la Posada. C'est parti pour plus d'une heure de piste où il faudra même déplacer des rochers tombés au milieu de la route
5h38 : La fine équipe est à pied d'oeuvre et démarre sa rando à 4000 mètres d'altitude. Au même instant, dans une Posada del Cocuy, Bibi se réveille.
6h57 : les falabracs font une courte pause dans leur ascension. Bibi a terminé sa gym matinale. Il est l'heure de se lancer dans les préparatifs.
8h14 : Melissa ouvre les yeux. Au même moment, son papa fait irruption dans la chambre et lui donne le choix entre la main droite et la main gauche. Perdu, mais comme c'est un gentil papa il lui donne le Kinder surprise caché dans l'autre main en l'embrassant et en lui glissant un "bon anniversaire ma chérie". Quelque part dans les montagnes sur les pentes du ……. Noah pisse un coup en contemplant le paysage.
8h24 : Lovée dans ses couvertures, Melissa allume la tablette et commence à tchatcher avec ses ami.e.s en France. Là-bas, il est presque 15h30.
8h31 : Noah, Cécile et Gustavo s'attaquent au dernier raidillon. Le ciel est bleu, la vue est dégagée, ça sent bon
9h24 : Melissa et son papa s'installent dans le café local. Alors qu'elle prend sa première gorgée de chocolat chaud, Cécile et Noah atteignent le point culminant de leur randonnée. Ils prennent une photo.
10h12 : Nos trois guerriers ont attaqué la redescente. En chemin, ils croisent d'autres randonneurs qui semblent au bout de leur vie. Les nuages commencent à gagner les crêtes. La montagne, pour la vivre pleinement, il faut se lever tôt, c'est connu…
10h39 : Nous montons avec Melissa dans notre tuk tuk, direction le village de Panqueba. Là-bas, nous avons rendez vous avec Don Luis pour une petite ballade à cheval.
12h17 : Nous disons au revoir à Bamboo et Chocolate, nos deux canassons. Quelque part, plus haut dans les montagnes, ça sent le poney,. Un coup de Noah, c'est sûr !
12h39 : Melissa commande son empanada de pollo et son soda.
13h17 : Nous remontons à la Posada. Melissa a très envie de parler avec ses ami.e.s encore un peu et de jouer avec le chien de la patronne aussi, Bari.
14h08 : Les guerriers déboulent, avec la banane et le visage un peu rougi par le soleil aussi. Noah doit achever son devoir pour son école. Il doit être parti avant minuit heure française, 17 heures, heure locale.
15h13 : On commence à rassembler nos affaires
15h47 : Melissa continue à rédiger le chapitre californien de son blog et à choisir les photos qui vont aller avec.
17h12 : Le devoir de Noah est en ligne. Peut-être reste-t-il encore une faute de syntaxe ou deux, mais c'est peu probable, papa est passé par là. Le chapitre californien du blog de Melissa est aussi en ligne. C'est l'heure du goûter…
17h41 : La gaufre surmontée de glace, de fruits et de déco en tous genres arrive sur la table. On allume les deux bougies et le feu de Bengale. Dans le troquet, tout le monde entonne un joyeux anniversaire en français ou en castillan, c'est selon.
18h32 : Il est l'heure d'aller récupérer nos bagages à la Posada et de régler nos trois nuits à la proprio, Sandra. Sa journée s'achève également et on peut deviner le nombre de bières qu'elle s'est envoyée au débordement d'amour dont elle témoigne, à ses yeux qui brillent et sa démarche hésitante. Une très bonne adresse au demeurant.
18h54 : Nous tentons de discuter avec Annick, Téo et Clara qui appellent pour l'occasion depuis Los Angeles. C'est pas gagné avec la musique à fond les watts juste derrière nous…
19h14 : Nous posons nos bagages sur le trottoir et nous installons dans le troquet pour un dernier empanada, une binouse et une sucrerie.
20h00 : Nous sommes installés dans le bus, aux pires places qui soient, juste derrière le chauffeur, là où on peut pas étendre ses pieds, là où il fait froid, là où on profite de l musique du chauffeur qui n'a pas l'intention de dormir, lui !
21h37 : Melissa éteint la tablette où elle a un peu joué avec les jeux que Téo lui a installés. Elle s'endort les jambes un peu lourdes, encore que, et l'esprit léger. Elle a 11 ans maintenant.
Encanto
16 heures plus tard, après un changement de bus sur les coups de 4 heures du mat et un taxi pour finir nous posons nos sacs dans la charmante petite bourgade de Barichara. C'est le bled qui a inspiré les décors de Encanto, ce film d'animation que Melissa voit et revoit avec grand plaisir à chaque fois. Des rues pavées tout en devers, des maisons aux murs peints à la chaux que soulignent une pierre couleur ocre, des boiseries tantôt nature, tantôt colorées en vert ou en bleu. Des fleurs partout, des tuiles de la couleur de la terre locale. Magique. Idéal pour un break et refaire le plein d'énergie. On en parle maintenant des bienfaits de la colonisation ? Non, parce que c'est pas parce qu'il a fallu déplacer quelques indiens qui n'avaient aucun sens de l'architecture coloniale qu'il fallait pas la construire cette petite ville. Merci Christophe Colomb !
Spéciale dédicace aux frères Makach...
Les fameuses fourmis grillées (du moins leur arrière train) de la région
Et c'est reparti pour 14 heures de bus...
Suite caribéenne
Avant d'être le nom d'un Parc National, Tayrona est une langue et le nom d'un peuple indien qui vit près de la mer des Caraïbes. Sur les flancs de la Sierra Nevada toute proche se cachent d'ailleurs la Ciudad perdida qu'on peut rejoindre par un trek de quatre jours dans la jungle que nous ne ferons pas.
Nous nous limitons à la partie littorale de cette zone où la jungle vient se marier à la mer bleue turquoise. Une plage accessible en trois heures de marche pour les uns, et deux de cheval pour les autres, des hamacs pour dormir et quelques snacks le long du chemin. Pas grand chose à faire à part buller, se jeter dans l'eau toutes les 5 minutes et s'émerveiller du paysage, en particulier au petit matin ou coucher du soleil. C'est parfait !
Toujours soignée la déco....
Pause "luxe"
Certaine(s) préfère le cheval à la marche
Notre petite partie de cartes régulière
Notre campement
L'étape suivante est Cartagena de las Indias à quelques 5 heures de bus, toujours sur la côte Caraïbe. Un coeur de ville certes très touristique mais à l'architecture magnifiquement préservée et, il faut le reconnaître, splendide. Bon, on en parle ou pas des bienfaits de la colonisation ???!! Le soir, le quartier Getsemani se transforme en lieu branché, noir de monde avec de la musique à fond partout et des cocktails à 3 euros vendus tous les 10 mètres. Ici c'est la fête tous les soirs ; Noah est aux anges !
La musique est omniprésente en Colombie : cumbia, merengue, salsa, reggaeton,... on en entend tout le temps et partout, et visiblement l'objectif est de montrer qui a la plus grosse enceinte ! On en fait les frais toute la nuit grâce au voisin de notre Posada qui a semble-t-il investi dans un super équipement et veut en faire profiter tout le quartier !!! Mis à part cela la Posada, tenu par un français installé là depuis 20 ans, est très sympa, avec une vue extraordinaire sur la ville depuis sa terrasse.
On innove dans le placement dans les bus
Sur la terre de notre posada
Après une nuit en hamac
La Colombie, un pays haut en couleur où les peintures sont omniprésentes
Quelques heures de bus plus tard, et nous voilà à Rincon del mar, petit village de pêcheurs qui s'étend le long d'une grève de sable fin. Ça pourrait évoquer une de nos plages du littoral méditerranéen en plus tranquille, en plus coloré, en plus joli et en plus roots. Ici, la vie semble s'écouler lentement. L'occasion pour nous d'aller passer une nuit en mode Robinson sur l'une des îles néanmoins très touristiques situées à quelques miles au large où nous retrouvons l'eau turquoise de la mer des Caraïbes.
No comment
Le territoire le plus dense au monde que cette île artificielle
Dur...
Notre campement sur l'île de Mucura
Ça pêche
Nous sommes le 5 septembre. Hier c'était la rentrée. Ici traîne comme un petit parfum de vacances. Faudrait pas que ça dure trop, on pourrait y prendre goût !
Que Chimba Medellin
Son nom résonne dans le monde entier. Il rime avec Cartel, évoque instinctivement Pablo Escobar, la cocaïne. Medellin fascine, entretient des fantasmes. Qu'allons-nous donc y découvrir ?
D'abord, une ville rouge orangée, couleur brique, accrochée aux pentes qui l'entourent. Elle s'étale à 1500 mètres d'altitude sur un axe nord - sud, sertie entre les lignes de crête verdoyantes de la cordillère centrale des Andes.
Bruyante un peu, polluée pas mal, colorée beaucoup. L'ambiance y semble "tranquillo", loin des fantasmes. C'est jeune et animé. On nous dit que le métro, aérien ici, est la fierté des habitants. Il est propre, beau, moderne. La ville aussi est propre. On se pose dans le quartier branché de la ville : Poblado. C'est pas le plus pauvre c'est certain et les troquets semblent ajustés pour accueillir les touristes. Pourtant, les Colombiens les prennent d'assaut également. C'est le quartier de la fête. On peut même s'y rôtir à petit feu toute une après-midi en compagnie de Français en regardant un match d'ouverture de la coupe du monde de rugby avant de se faire gronder par son épouse à la nuit tombée pour marche en état d'ivresse… Le quartier possède comme tous les autres son stade de foot engrillagé, ses appareils de muscu en accès libre, ses sans abris, ses avenues chargées de bus un peu, de motos beaucoup, de bagnoles passionnément, ses musiciens qui répètent au bord du skatepark, ses maisons colorées, ses peintures murales, son street art…
Si Medellin est dépourvue d'un centre historique à l'architecture coloniale qui en constituerait le principal point d'intérêt, elle offre une ambiance détendue. Loin des fantasmes, on s'y sent en sécurité, même quand on traverse à pied par un dimanche après-midi, un de ses quartiers populaires et, nous l'apprendrons par la suite, quelque peu dangereux, Santo Domingo. Nous, nous n'y avons vu que des maisons ouvertes sur les petites rues qui dévalent la colline, de la musique partout et tout le temps, des familles qui jouent aux dominos, des amis qui s'empèguent avec la musique à fond, des hommes qui trafiquent leur motos, du linge étendu, des commerces, une partie de foot, des gamins qui jouent…
Le "centre" de Medellin qui grouille de monde et de marchands
Botero, la célébrité locale
De la couleur partout, tout le temps
Le stade de quartier, Santo Domingo
Intermède bucolique avec la visite du village de Guatapé...
Première bandeja paisa, un plat typique avec de tout !
La visite de la Comuna 13, et plus particulièrement le quartier du 20 juillet, tristement connu pour la terreur qui y régna sur fond de trafic de drogue d'abord puis de grand nettoyage officiel par l'armée ensuite, nous plonge du côté obscur de la ville. Ici, la rue centrale faisait office de frontière et s'y aventurer revenait à s'exposer à la mitraille. Le stade de foot faisait office de place d'exécution. Des centaines, des milliers de morts, dont certains encore enterrés dans le charnier sur lequel les habitants ont aujourd'hui vue quotidiennement. Jusqu'en 2002, beaucoup ici y ont laissé un mari, un fils, une amie.
L'art et la Culture ont permis à ce quartier de renaître de ses cendres. Sa fierté : son escalator, qui permet aux habitants les plus éloignés de l'artère principale, de pouvoir se déplacer car ici, plus on est pauvre, plus on habite haut et … loin. Notre guide, David, nous fait la visite en français. Un choix que nous avons fait, pour que chacun entende et comprenne l'histoire de ce quartier. Une histoire lourde, faite de drames, de larmes, de sang, mais aussi une histoire belle où l'espoir a repris le dessus.
David, notre guide
Ça rape sévère et c'est
Elle a laissé deux fils dans l'histoire...
Il est temps pour Noah de prendre un bus de nuit pour Bogotá et de rentrer en France, non sans un petit stop d'une nuit à New York. Melissa a un coup de blues. En France, la rentrée a eu lieu et elle ne sait pas où elle va atterrir. Ses ami.e.s lui manquent, son chat aussi. Son frère est parti et elle ne retrouvera l'autre que dans plusieurs mois. C'est dur, mais elle encaisse. Après quelques larmes, elle retrouve sa joie de vivre. C'est cela aussi le voyage : faire quelques sacrifices, s'éloigner, oublier son confort, traverser quelques épreuves physiques ou gastronomiques, pour découvrir d'autres cultures, d'autres odeurs, d'autres saveurs. Elle les traverse avec beaucoup de courage et nous sommes fiers d'elle.
Demain, nous prenons de nouveau un bus pour rejoindre la Cafetera, la zone du café. Moins de ville, moins de bruit probablement et de nouveaux visages.
Couleur Café
Quitter la tumultueuse Medellin au petit matin pour rejoindre la Cafetera, la région du café, c'est goûter à l'alchimie d'un bain froid après une séance de sauna. Une sorte de sucré salé qui se conjugue à merveille.
Derrière le contraste naturel entre la grande ville et les villages que nous découvrons, nous retrouvons cette même ambiance colombienne qui nous a charmés depuis quelques semaines. C'est haut en couleurs, les enceintes sont poussées dans leurs retranchements et la bière coule à flot en fin de journée. L'air y est plus pur sauf quand une camionnette passe en crachant une fumée noire qui nous tapisse la trachée et sulfate nos fragiles alvéoles pulmonaires. Les passages piétons demeurent une vue de l'esprit, une forme d'expression graphique horizontale sans charme ni utilité. Les vieux traînent au troquet sous leurs chapeaux et leurs ponchos en regardant passer les gringos. Ça joue au billard devant une télé inlassablement branchée sur du foot ou du vélo. Les moins vieux remontent le soir vers le village dans leur jean, à la ceinture duquel est accrochée la machette dans son fourreau de cuir. Ça sent le cheval et tout autour, dans un écrin de verdure, les campesinos cultivent café, banane et quelques autres fruits et légumes. Une touche d'élevage extensif et le tour est joué. Dans les vitrines des troquets ou dans les carrioles ambulantes, les mêmes empanadas, bunuelos, papas, chips de banane, salchipapas, arepas et pâtisseries délicieuses trempées dans un petit café noir ou au lait. Dans une autre échoppe, les avocats, les bananes plantain ou maduras, les gobelets de fruits découpés : mangue, ananas, papaye, pastèque. Là encore, de la couleur…
Seule ombre au tableau, le recrutement local pour le poste de titulaire au sonnage des cloches la nuit. Que Frère Jacques sonne les matines, ça passe. On est au courant, on gère. Mais le fou furieux qui sonne comme un dingue les cloches à toute berzingue en plein milieu de la nuit dans un délire qui ressemble à peu près à :
Attention, attention, je vais bientôt donner l'heure ! Eh, oh, les gens, je vais bientôt donner l'heure ! Oyé, oyé Companeros, Amigos, Parces, Muchachos, Muchachas, Animales, Flores. Serge… Attention c'est pour très bientôt. Allez, allez, ça arrive… On est chauds, on est chauds !!! Attention, je vais donner l'heure dans exactement 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1 seconde. Top : Ding … Dong. Il est exactement deux heures. Allez, il faut dormir ! A deux doigts de faire un remake de OSS 117 au Caire, le Bibi…
Reconnaissons que les églises nous ont réservés quelques surprises en Colombie : il y a celles qui sonnent de façon anarchique au milieu de la journée ou de la nuit sans qu'on sache trop pourquoi, n'y revenons pas. A Cartagena, la messe se déroulait portes grandes ouvertes directement sur la petite place où les gens trinquent à n'en plus finir au son de la musique évidemment assourdissante des bars. A Medellin, prostituées et trans attendent patiemment le chaland appuyés contre la façade de la Cathédrale…
De bois, de pierre, sobres ou chargées, les églises sont toujours occupées, comme si la messe était en continu. Du petit Jésus accroché au rétroviseur, au coup de klaxon systématique suivi du petit signe de croix du chauffeur de bus à la vue de la petite chapelle de bord de route dédiée à la Saint Vierge, la religion est partout. On ne s'étonne pas du succès des obleas, ces hosties grandes comme un 45 tours et qu'on peut déguster fourrées à différents parfums…
Un vague aperçu, de jour...
De Jardín, la bien nommée à Salento lovée dans son écrin de verdure au pied des plus hauts sommets de la cordillère centrale en passant par la discrète mais splendide Filandia, nous profitons de nos dernières heures de couleurs, de saveurs exotiques, de nature généreuse, de sourires, de "Bon día", de "¿Como te vas ?", de "A la orden", et autres "Con gusto" et "Que le vaya bíen", que nous ponctuons de quelques activités sportives ou moins sportives.
Tuk Tuk Party !
Des kairns, nous sommes sur la bonne route...
Melissa
Cécile, tu es là ?...
Elle fait la gym
Séance de soin pour Melissa, enfin pour le cheval
Alors, il est comment mon café, El Graingo ?
Le jeu du tejo, cousin éloigné de la pétanque
Pas sûr qu'on aura assez de bières....
118 balais et elle fonctionne toujours
La vallée de Cocora
Bottes de neige ou tatanes, fais ton choix Camarade
Lentement mais sûrement, les jours défilent et nous rapprochent de la fin de l'aventure. Mais avant, Bogotá et ses 8 millions d'habitants…
Graffin' Bogotá
Une courte nuit de bus, un petit déj à la gare routière sur les coups de deux heures du matin (et là, comme par hasard, pas de cloche !), un peu d'attente en vrac sur un banc avant de regagner notre dernière demeure en Colombie sur les coups de 6 heures. "Arche Noah" s'appelle la Posada. Comme un signe peut-être à notre destinée et un clin d'oeil sûrement à notre fils dont nous oublions l'anniversaire pris dans l'engrenage des préparatifs du retour. Le temps de roupiller un chouya et de s'enfiler un café et deux tartines et nous voilà partis à la découverte de la ville à bicyclette. Le dimanche, c'est ici une institution depuis plus d'un siècle, la bicyclette est reine. Aujourd'hui, plus de 120 km de rues sont fermées aux bagnoles et réservées à la circulation en vélo et accessoirement à pied, en rollers, etc. Idéal pour découvrir l'architecture coloniale ou contemporaine, mais surtout les rues et avenues de Bogotá toutes décorées de graffitis qui rivalisent de beauté mais aussi de profondeur.
Casandos....
Y avait Firmín, y'avait Machín, y'avait Justín, y'avait Cécile, à bicyclette...
Les bonnes vieilles Renault sont ici courantes
C'est décidé, nous nous rendons le lendemain matin au pied du très intéressant museo del Oro que nous avons visité la veille, pour retrouver Camilo et bénéficier d'une visite guidée des graffitis du centre ville. Deux heures et demi d'un cours d'Histoire passionnant dispensé par un graffeur. Tarif libre… On y comprend mieux le lien étroit entre les grafs et les combats sociétaux qui animent ce pays livré aux guerillas pendant des années et toujours à la recherche d'une Justice transparente sur les différents massacres qui ont eu lieu un peu partout dans le pays sous le prétexte de lutte anti drogue. Combattu par les autorités qui y voyaient une forme d'expression politique non gratae et qui ont été jusqu'à exécuter des gamins dont la seule arme était une bombe de peinture, le Graf' célèbre en 2023 sa dixième année seulement de liberté. Depuis, Bogotá est devenue la capitale mondiale du Graffiti. Des avenues entières dont la splendide calle 26, qu'on pourrait comparer à n'importe quelle double-voie urbaine de Paris, Lyon ou Marseille ou même d'Arles, aux façades d'immeubles en passant par les devantures de commerce, les dessins rivalisent de beauté et d'émotion. Une leçon d'art et d'expression démocratique qui a de quoi inspirer nos décideurs locaux et nationaux.
Stink Fish dans ses oeuvres
Lagrimas negras
Le temps de quelques emplettes et d'un trajet en téléphérique pour embrasser la vue sur la ville et ses collines environnantes au coucher du soleil depuis le Sanctuaire de Monserrate, et nous voilà réunis tous les trois pour le dernier repas de notre tour du monde. Un bon repas avec un peu de pinard s'impose.
Demain, lever 5 heures, départ 6 heures, décollage 9 heures, arrivée prévue à la même heure le lendemain à Panam. Deux heures de train et trois heures de caisse plus tard, nous serons à la maison. C'est le prix à payer, mais franchement on va pas s'en plaindre. On le souhaite même à tout le monde !
Hasta luego todos, Bye Bye, Aloha, Sayonara, See you, Ciao, on se retrouve très vite ! Et au passage, bravo Melissa pour qui ce ne fut pas facile, mais, on le pense, passionnant et enrichissant. La voilà prête à combattre tous les préjugés sur les origines et différences de culture. Dans quelques heures, elle va retrouver ses amies et … son chat qui lui manque.
Avant de fermer ce livre, l'ensemble de la famille Vet tient à saluer et remercier :
Noah qui nous a accompagnés pendant un bon bout dans ce périple pour notre plus grand bonheur,
Téo, et sa chérie Clara, qui se sont débrouillés pour qu'on referme le cercle familial pendant quelques jours à Los Angeles et nous offrir ce merveilleux cadeau,
Jacques, qui nous a accompagnés depuis la France, et s'est occupé de nos petites merdes locales mais surtout nous a éduqué pendant tant d'années dans une certaine conception du voyage et de la découverte,
Vous tous, nos parents, nos amis, vous qui formez notre famille pour nous avoir accompagnés par vos petits mots et vos simples pensées,
Toutes celles et ceux que nous avons rencontrés, avec qui nous avons pu échanger quelques mots, le temps de quelques secondes parfois, d'une heure ou deux ou de plusieurs jours,
La Pachamama qui malgré les coups d'empreinte carbone que nous lui avons portés, nous a partout accueillis dans de magnifiques conditions, pas toujours faciles, mais toujours bienveillantes.
Et enfin l'inventeur de la disponibilité pour convenance personnelle.
Allez, c'est l'heure. On vous embrasse. Aioli ! Que le vaya bien !
Bon, ok, une dernière pour la route, mais après on y va !
Allez, Ciao Tutti !
P…., tu la sonnes cette cloche ou bien faut que j'me lève ? Mefí, si je viens, je fais pas le voyage pour rien !!...
C'est pas un peu orienté bouffe votre trip... Pierre prépare ta ligne pour le retour, les filles n'en ont pas besoin elles, elles sont fits. A suivre !
ben voilà c'est repartir
RépondreSupprimerhasta la vista !!!
La zebi des Zaitiens aux VET...
Bonne route les Vet...pour le brossage des dents la nature ougandaise devrais vous procurer de quoi garder une haleine fraîche 😁😁😁
RépondreSupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerGare aux gorilles c'est pas à des gens comme vous qu'il faut le dire !!!
RépondreSupprimerBon sinon... Magnifique !
Merci pour ce partage, quelle chance !
RépondreSupprimerC'est pas un peu orienté bouffe votre trip... Pierre prépare ta ligne pour le retour, les filles n'en ont pas besoin elles, elles sont fits.
RépondreSupprimerA suivre !
J'ai perdu 5 kilos depuis le départ mais je compte bien les reprendre aux US...
SupprimerMerci les vet. On commençait à s'impatienter de découvrir la suite du périple.
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