Au fil de l'eau saison 1

Là vous êtes, comme l'indique ce titre évocateur inspiré du merveilleux roman de 12 847 pages de cet écrivain qui bien qu'il n'ait connu la gloire, n'en demeure pas moins de grand talent, Piotr Trallitev, sur la page où nous aurons le loisir de raconter nos pérégrinations au fur et à mesure. Au fil de l'eau, au fil du temps, c'est pareil !

Tout commentaire du style "On s'en tape, y'en a qui bossent" est particulièrement risqué, car nous vous rappelons que si vous ne savez pas exactement où nous sommes, nous en revanche, savons où vous habitez. Et on a des potes balaises, très balaises...

A suivre donc...







Mardi 30 novembre
La pèle (grave) de Londres...

Une pelle à neige ouais. On connaissait le fameux fog londonien, épais comme une barbapapa, mais là, c'est le cataclysme : les sirènes de police, les bonnes vieilles gamelles sur les trottoirs, les batailles de boules de neige et... les avions cloués au sol.

On serre les fesses pour ne pas être bloqués demain soir et pouvoir enfin quitter ce continent glacial. Même si une bonne cure de binouse, de chips au vinaigre et de petit dej so british n'ont pas été pour nous déplaire.

Métro, bus, illuminations de Noel, ballade sur la Tamise pour finir sur, ou sous le méridien de Greenwich qu'on quittera demain par l'Est pour le retrouver dans 9 mois par l'Ouest...


Le méridien de Greenwich en laser















Hakuna matata

Après une nuit de vague sommeil dans l’avion de la Virgin, nous arrivons en milieu de journée à Nairobi. De douanière en agent assermenté, nous déroulons la pelote qui nous amène à un hôtel du centre-ville qui sera notre seule rencontre avec la Ville. Sieste, douche, palabres pour régler l’arrivée en Tanzanie occupent allègrement notre après-midi.

Départ le vendredi matin à la première heure pour Marangu en Tanzanie. Marangu est une petite ville composée d’une multitude de villages éclatés dans les collines sur les piémonts Est du Kilimanjaro. 10 heures de trajet pendant lesquelles nous traversons le sud du Kenya, territoire des Massaïs qu’on aperçoit dans leur costume traditionnel.

La région située entre la frontière et Arusha est merveilleuse. Le ciel nuageux et brumeux donne aux vallons au sol verdoyant et parsemés de quelques arbres en fleur, offre une atmosphère paisible. Faudra y revenir…

Arrivés à Marangu, nous nous offrons une soirée paisible au Babylon Lodge, dont l’architecture toute en rondeur offre un cadre agréable. Le lendemain, nous attaquons une petite journée de balade avec John, notre guide, qui par des petits chemins détournés au milieu des bananeraies, des forêts et des villages nous amènent jusqu’à de petites cascades. Nous devenons rapidement la curiosité du coin et les gamins que nous croisons le long du chemin se passant le mot que des « mzungu » sont dans les parages. Le soir, j’entreprends, accompagné de mon commis, Téo, de cuisiner sous les ordres du chef un machalari, plat local traditionnel s’il en est qui est une sorte de ragoût de bœuf dans lequel les bananes remplacent les patates.

Dimanche 5 décembre, nous poursuivons notre découverte de Marangu, toujours en compagnie de notre guide. Heureusement d’ailleurs qu’il est là. Sans lui nous nous serions perdus dans ce dédale de chemins. Visite d’une hutte chaaga traditionnelle, d’une fabrique de bière à base de banane et d’une grotte utilisée par les familles chaaga pour se cacher pendant la guerre contre les massaïs.

Lundi, marché local à la recherche de 4 chapeaux et d’un ananas (y’a pas de point commun) avant de partir à la mi-journée en direction d’Arusha d’abord dans un magnifique dalla-dalla, puis en bus. Nuit dans un lodge luxueux avant de démarrer demain notre safari…

Kwaheri 



 






Tous les gnous sont dans la nature (le 15 décembre, je crois...)
Bon, comme on a pas envie de perdre nos amis, on va vous la faire courte sur les parcs nationaux du nord et le safari.  Le plus simple est sans doute que vous jetiez un nouveau coup d’œil au « Roi Lion » avec vos enfants et petits-enfants respectifs, en vous disant, à chaque fois que vous verrez apparaître un animal, et ben qu’on l’a vu. A peut-être qu’il n’y a pas de guépard dans le Roi Lion. Enfin, je dis çà comme çà… Pardon ? Des ?.. Ah oui effectivement des léopards non plus, c’est vrai, y’en pas non plus dans le dessin animé !
Après, tout ce qu’ils disent dans les guides sur la beauté et la majesté de ces espaces, dont les noms Serengeti, Noronogoro, Mnayara évoquent l’âme de l’Afrique, et bien c’est vrai ! A faire donc si un jour vous passez par là, même si çà coûte un bras.
Le moment préféré de Cécile : Les gnous qui courent dans la nature et le cratère du Ngorongoro.
Le moment préféré de Noah : La famille Lion à quelques mètres de nous
Le moment préféré de Téo : Voir le guépard de très près
Le moment préféré de Pierre : quand il a fallu se lever au milieu de la nuit pour aller pisser, pendant que les hyènes rôdaient dans le campement pour dévaliser les poubelles…
Unanimité pour le petit singe bleu


Le plaisir de retrouver les potes. Hein Lio ?



Petit jeu concours linguistique : Que peut signifier « Karibu Mzungu» ?
Un petit indice quand-même : nos amis gouvernementaux Eric et Brice, dont il convient de saluer la sélection pour la seconde phase du mandat présidentiel, se sont inspirés de cette formule qu’ils ont affichée au dessus de la porte d’entrée de leurs avions charter.
Ici, la formule est déjà plus amicale et plus sincère. Même l’accueil à la gare routière d’Arusha, sur lequel les auteurs du Lonely Planet mettent en garde en raison des sollicitations insistantes de certains rabatteurs, c’est de la rigolade pour ceux qui ont un jour traîné leur patogazes à Marrakech ou ailleurs en Méditerranée.
Même si on peut pas dire qu’on connaît tous les coins et recoins de la Terre, enfin pas encore, on a jamais connu pour dire vrai, un accueil aussi chaleureux et souvent désintéressé des bons touristes occidentaux que nous sommes malgré tout. Un pur bonheur que l’accueil des Mzungus. Assante sana !

Ah tiens, il pleut !


Dans les rues de Stone Town


Ah non, il fait beau.



Après cette escapade dans le nord de la Tanzanie, où on regrette un peu de ne pas s’attarder, nous voici donc arrivés à Zanzibar. Zanzibar… Rien que le nom est magique. Ici aussi, un accueil chaleureux, des rues de Stone Town qui reflètent le mélange des cultures arabes, africaines, indiennes, portugaises. A ceux qui aiment le métissage, à ne pas rater.

Après deux jours à déambuler dans les rues de Stone Town, à faire sécher le linge dans la chambre de l’hôtel un peu glauque qu’on a déniché, aux chambres qui ont tout le confort sur le pallier, à se péter le ventre de poisson grillé et autres calamars et poulpes, à faire l’école sur les bancs publics avec la vue sur l’océan, et diner au même endroit plus tard dans une sorte de barbeuk géant, nous voilà sur les plages du nord de l’île où on se repose un peu, alternant baignade, leçons d’école, parties de Bao (spéciale dédicace à Martingale) et châteaux de sable.


Une petite dédicace au perroquet du Dolphin Restaurant de Stone Town qui après un « Hello » parfait, a réussi un bon «Noah » et un bon « Téo » et qui lorsqu’un touriste, répondant manifestement au prénom de Michel, a été hélé par son épouse, s’est mis à s’affoler dans sa cage en hurlant sans qu’on comprenne vraiment pourquoi. Si quelqu’un a une idée…


Back to Stone Town

Deux jours sur la côte Nord Est, à dormir dans une banda haut perchée, à quelques dizaines de mètres de la sublime plage de sable blanc, bordant elle-même une mer bleu turquoise que seules peuplent quelques boutres attendant patiemment le touriste venu cracher ses dollars pour une demi-journée de snorkelling dans les îles en face ou de l’autre côté de Zanzibar sur la fameuse île de Mnemba, un bar genre paillote comme chez Francis mais avec un GIGN plus conciliant joliment meublé avec du bois récupéré de vieilles embarcations, le décor était idyllique. Peut-être trop... Ici, que des culs blancs qui sirotent leur bière, dans ce qui ressemble à un grand concours de coups de soleils. La palme à ce rozbeef, qui malgré sa méchante brûlure dans le dos, se remet au soleil, mais avec de la crème solaire quand-même, pas con le mec… Les locaux sont au bar, au service, en cuisine ou bien en uniforme sur la plage à surveiller que les vendeurs de souvenirs qui passent au-delà de la zone privée ne viennent importuner le vacancier en quête de tranquillité.
On profite donc de ces deux jours au Club Med pour faire l’école, et piquer quelques têtes entre deux combinaisons de rugby, genre quadruples redoublées vrillées.


L'école plaginière




Tout le monde ne fait pas l'école...




L'escalier qui mène à notre chambre



Deux jours plus tard, nous voilà donc sur la côte Est, dans le village de Matemwe, dans une petite pension familiale. Ici, on vit de la pêche, des algues ramassées par les femmes à marée basse dans le lagon (ah oui, y’a un lagon, j’avais oublié), et du tourisme aussi. Quelques complexes touristiques s’éparpillent sur le bord de mer, mais le village est resté intact et à croire que les touristes ne sortent pas de leurs bungalows, la plage sur laquelle traîne une ribambelle de bateaux plus ou moins grand, s’anime au rythme du village.
Parties de football, concours d’homme droit et de cabrioles avec les minots du coin, expédition autour de l’île de Mnemba avec les pêcheurs du coin pour admirer les fonds presque aussi beaux que chez nous, cassage de ventre à coup de poissons grillés, parties de cartes, de dominos et bien évidemment de bao, sans oublier le petit footing matinal et les simili abdos qui suivent inévitablement, vont rythmer ces trois jours paisibles.



C’est à bord d’un dalla-dalla, avec ta bonne odeur de pescaille qui dégouline sur le toit qu’on fera le trajet jusqu’à Stone Town pour une petite nuit avant on l’espère de rejoindre l’ïle de Pemba le lendemain.


Tribute to SNCM (re-mastered by « chez Francis »)
C’est sûr, on aurait pu y penser avant… Dans un autre monde et grâce à une connexion wifi aimablement mise à disposition dans un cyber café local, j’aurais pu cheké sur le net un family ticket for foreigners  sur le site d’une compagnie maritime que j’aurais trouvé en lançant une meta research capacity sur Google. Alors, je n’aurais pas eu à me lever à l’aube pour aller jusqu’au guichet du port et me faire renvoyer gentiment dans mes buts parce que le ferry était complet, vacances de Noël obligent. Et oui, mais non !... Aussi, en ce lundi matin, on se tourne vers le village de Jambiani au Sud Est de Zanzibar. Un petit coup de dalla dalla et nous voilà partis pour deux jours qui seront finalement quatre dans ce petit coin de bonheur tranquille.
Le village s’étire sur des centaines de mètres et déambuler pole pole dans les rues et ruelles ensablées, est un plaisir. Pole pole, çà se prononce polé polé et pas pol pol. Enfin, je dis çà, c’est comme çà, c’est pour vous, au cas où.
Soirée dans une paillote aux couleurs de la Jamaïque avec la star de la musique traditionnelle zanzibari, une femme dont certains disent qu’elle a 70 ans et d’autres 120 ! C’est pas comme les statistiques des manifs, mais çà s’en rapproche. En tous cas la Légende clope pas mal et l’arthrose n’a pas encore gagné son coude… Musicalement, nous n’avons pas été épris d’une soudaine envie d’acheter le CD, mais une belle soirée autour du feu sur la plage avec les villageois et aussi Bibi Annik et Babu Pierre, ce couple de bretons partis vivre leur retraite ici.
Nous prolongeons notre séjour ici avant le retour sur le continent le 23. Et forcément quand on monte les derniers sur la passerelle, et que tes 4 siègent sont disséminés, qu’est ce qui se passe ?... Et oui, gagné, un officier d’équipage te propose de t’installer en 1ère classe avec un film de Jacky Chan en prime. C’est pas sur Air France qu’il ferait çà !...



La joie de manger parterre

Les Valseuses version XXS

Elle est belle aussi, voilée..

Pendant ce temps, y'en a qui bossent

Sur le bateau de pêche

En attendant le dalla dalla

Le dalla dalla dans lequel nous rentrerons à un peu plus de 20

















Nous voilà donc sur Dar Es Salam pour passer Noël, où on squatte la maison d’une amie. On se prépare à voir apparaître un père noël orné d’un parfait petit ensemble maillot de bains, peignoir et tongs rouges bordés de blanc. Et faudra penser à laisser une moustiquaire ouverte. Et pis prévoir de l’eau pour les rennes qui doivent tirer la langue. Menu de gala : épis de maïs grillé au barbeuk et spaghettis à la sauce tomate maison.
Samedi 25, le Père Noël est passé et nous a laissé comme consigne d’aller à l’aqualand local, avec un conseil : y aller tôt parce que l’après midi, c’est blindé, et çà rappelle la piscine de la Paillade les samedis après midi. Faisons l’impasse sur les bouées à moitié crevées et recouvertes de rustine, les pannes d’eau dans les toboggans et les frites à l’huile de vidange, et restons sur ces quelques descentes bien sympathiques. Et en plus on a vu le Père Noël ET Michael Jackson sur scène.
Demain, on trouve un café internet sans faute. En espérant que les photos mettront moins de 10 mn à charger sur internet…



Enfin des news !!!La Tanzanie c'est fini, nous voici au Laos. Petit résumé des dernières semaines :
Nous avons donc quitté la Tanzanie le 27 décembre pour Bangkok après un petit changement à Nairobi (Kenya)




Les enfants s'habituent très bien au voyage !






















Thaïlande : du 28 décembre au 2 janvier

A peine débarqués à Bangkok le 28 décembre, nous avons pu apprécier l’efficacité des services touristiques locaux qui nous ont trouvé les quatre dernières places à bord d’un train couchette pour Chiang Maï qui partait… 4h plus tard ! Le 29 décembre à 8h nous étions donc au nord de la Thaïlande et retrouvions Tania avec qui nous devons passer une dizaine de jours au Laos.


On vous a épargné la photo du cafard grillé !


Nous n’avons pas fait le traditionnel trek de trois jours dans les montagnes environnantes, mais n’avons pas pu échapper pas à la traditionnelle balade à dos d’éléphant, suivie d’une descente de rivière en radeau de bambou. Forcément avec toutes les photos étalées devant les agences de voyage tous les 10m dans les rues Chiang Mai, il était difficile d’éviter que les enfants finissent par en abver d’envie. Nous avons donc contribué (honte à nous !) à la maltraitance des éléphants. La descente en radeau était beaucoup plus drôle…
Ce qui a le plus plu aux enfants : le train couchette, retrouver leur cousine Tania à CHiang Mai, la ballade à dos d’éléphant (tortionnaires !) et en radeau, la journée passée dans les montagnes de Chiang Mai à l’arrière du pick up de la famille thaïlandaise que nous avons rencontré.
Pierre (et uniquement Pierre !) a aussi testé le massage thaïlandais, dont le principe est le suivant (enfin pour celui « sans les finitions » comme elles disent !) : pétrissage, broyage, rouleau-compressage, écartelage et matraquage ! Mais c’est quand même efficace et décontractant (enfin après !)… et puis 1h de massage coûte 4€, on peut donc bien se faire casser un os ou deux à ce prix-là !

Ce qui a le plus plu à Cécile : flâner dans les petites rues de Chiang Maï
Ce qui a le plus plu à Pierre : La bouffe, comme d'hab !!



Laos : depuis le 3 janvier

La Thaïlande n’était qu’un passage obligé pour relier le Laos. Nous n’y sommes donc restés que quelques jours, que nous avons quand même beaucoup appréciés. Les expériences culinaires sont des plus délicieuses qu’on ait connues. Même les insectes grillés sont excellents : croustillants comme des chipsters mais plus goûtus…

La descente du Mekong de la frontière thaïlandaise à Luang Prabang :
Le Mekong n’est pas qu’un mythe. La descente de ce fleuve pendant 2 jours a vraiment été une très  belle façon d’arriver au Laos. De beaux paysages, une arrivée progressive au Laos et l’occasion de faire pleins de rencontres dans le bateau, qui était quand même essentiellement fréquenté par des touristes comme nous. Nous y rencontrons Nico qui a croisé Tania plus tôt en Thaïlande et qui nous accompagnera dans notre périple lao.


Le Mékong au petit matin : magique !




Notre bateau




















Luang Prabang :
Une ville paisible, classée au patrimoine mondiale de l’Humanité par l’Unesco (C’est pour pas trop être perdu par rapport à Arles, on aime bien garder les habitudes dans la famille), où il fait bon séjourner. Entre ballades à pied, en vélo, ou en tuk tuk, baignade dans la rivière ou dans les piscines naturelles de la cascade de Tad Kouang Si, on arpente les stands des marchés alimentaires ou artisanaux à la recherche de nouvelles expériences gastronomiques, et faut le dire :on se régale, aussi bien au niveau du palet que des yeux !

La procession des Mongs au petit matin


















Juré craché ! Ce n'est pas une photo montage. La couleur de l'eau était réellement comme ça !



Tarzan et son singe !

















Après trois jours à Luang Prabang et nous remontons la Nam Ou jusqu’à Nong Khiaw En fait les voies de circulation au Laos se font essentiellement par fleuves et rivières. C’est donc encore une belle occasion de ballade sur l’eau. Toutefois, bateau plus petit et moteur plus bruyant !


Des orpailleurs sur la Nam Ou




















Il faut savoir tout faire dans un bateau, y compris manger du riz avec des baguettes sur une feuille de bananier !


 Petite semaine à Nong Khiaw :
Nong Khiaw est donc un village situé au bord de la rivière et entouré de belles montagnes très vertes.







La vue depuis notre bungalow


Le premier jour a été l’occasion d’une promenade d’une heure jusqu’à un autre village où nous avons passé du temps à jouer avec les enfants.

Pierre s'essayant au "katow", LE sport du Laos











Il est pas beau notre petit lao ?!


Le deuxième jour, nous avons eu l’ambition de faire une rando plus sportive dont l’objectif était d’atteindre le sommet de la montagne située en face de notre bungalow. C’était long, très raide, nous n’avons jamais pu atteindre le sommet et donc pas pu avoir une belle vue comme nous l’espérions, à part celle sur la photo ci-dessous et encore, entre deux branches et en se mettant sur la pointe des pieds ! Mais c’était quand même une très chouette ballade dont le moindre muscle de notre corps a gardé les traces pendant 3 jours !


LA vue !















Après un jour de repos, nous avons voulu partir un peu plus à l’aventure. Nous avons donc pris un bateau, encore plus petit que le deuxième, qui était déjà plus petit que le premier ( !) jusqu’à un autre village situé plus en amont sur la rivière Nam Ou : Muang Ngoi. De là nous avons pris un autre bateau encore plus petit (si ! si !) et fait une belle balade à pied pour passer la nuit dans un village Hmong (ethnie d’Asie du sud-est) où avait lieu une fête traditionnelle annuelle.



Le village Hmong où nous avons dormi




Vous connaissez tous le sens de l’amitié de Pierre et sa farouche volonté de s’imprégner pleinement des us et coutumes locales. Il nous en a encore fait la preuve à l’occasion de cette soirée dans le village Hmong, où il n’a pas ménagé sa peine pour s’intégrer à cette communauté, quitte à devoir consommer abusivement du Lao-Lao (alcool de riz très populaire au Laos) … je ne raconterai pas la suite, la plupart d’entre vous la connaisse ! Bref cette expérience anthropologique (et un peu physique aussi) a conduit Pierre à la conclusion que : les mêmes causes produisent les mêmes effets partout dans le monde !

Pierre et ses amis de Lao-lao !

Rajout du principal concerné : le Lao lao est une boisson dont le goût subtil cache une manière très sournoise de monter à la tête.  Quant à l’espèce de décoction qu’on a trouvée dans la soirée dansante où nous avons pu nous trémousser avec les gens du village, et qui se boit à la paille assis autour de la marmite, je le dis très clairement : c’est un piège !! N’en buvez pas, même sous la torture. On en garde le goût, qui m’a vaguement rappelé la bière à la banane goûtée en Tanzanie, pendant au moins deux jours. Même le Colgate super fluor au triple effet mentholé s’y est cassé les dents… Cette boisson a le don magique de transformer la piste qu’on se rappelle droite à l’aller, en un sentier sinueux au sortir de la soirée au retour.
Aujourd'hui 13 janvier (jour de mise à jour du blog) : journée "off" comme on dit dans le langage des routards !
Prochaine étape : nous partons le 14 janvier un peu plus au nord en direction de la frontière vietnamienne que nous devrions traverser au niveau de Dien Bien Phu (pas de ricanement s’il vous plaît !).
En attendant, allez, pour se faire pardonner de tout le reste on vous le dit : ON A FROID ! ON SE GELE ! ON SE PELE ! Une dépression qui est arrivée de Chine soi-disant. En moins de 24h on a pris 10 degrés en moins et dans des hôtels et des restos sans fenêtres, c’est très moyen. La seule satisfaction est de ne pas avoir trimbalé nos polaires et nos k-ways, qui ne nous avaient pas servis depuis Londres, pour rien !





Depuis le 15 janvier : Good bye Laos, good morning Vietnam !



Après avoir longuement hésité, ce n’est donc pas par Dien Bien Phu que nous décidons d'entrer au Vietnam. Ca faisait un peu trop ancien combattant ! Et surtout nous avons préféré passer plus au sud pour essayer de gagner quelques degrés de température en plus. Tant pis, nous ne verserons pas une petite larme en chantant la Marseillaise sur le chant de bataille en souvenir du regretté Bigeard !! Nous quittons le Lao conscients qu’il faudrait rester ici bien plus longtemps pour découvrir les coins et recoins de ce pays enclavé dans les montagnes à l’atmosphère si paisible. Une autre fois, Inch Allah, pardon on voulait dire : « Le grain de riz qui traverse les montagnes ignore où sont les baguettes qui le mangeront. »




Nous sommes donc retournés à Luang Prabang pour prendre un bus pour Vinh, au centre du Vietnam. On nous avait annoncé 16h de bus. La générosité ne connaissant ici pas de limite, ce n’est point 13 à la douzaine, mais 24 à la seizeine auquel nous avons eu droit !!!... Si on y ajoute le bus de nuit (avec des couchettes quand-même) pour Hué, nous avons donc passé 36 heures de bus pour rejoindre Hué où on arrive à 5h30 du matin. Allez les enfants, faut se réveiller, se chausser, porter son sac pour trouver un hôtel…

C'est parti !




Plus que 20h de bus !




Plus que 10h !

Les premières impressions du Vietnam, à travers les vitres du bus, étaient celles d’un pays rural (pieds nus dans les rizières, où les travaux se font à la main, avec une touche de productivisme aux accents légèrement soviétiques… Finis les maisons en bambous du Laos et bonjour les maisons en dur. Dès arrivés à Hué, on poursuit nos rencontres amicales, les échanges de sourire et de salutations. Faut dire que les deux petits blondinets qui nous suivent depuis un mois et demi attirent les caresses amicales de tout le monde. Ici, les rues grouillent de mobylettes, motos, vélos, et autres cyclo-pousses. Les voitures sont peu nombreuses et finalement, l’atmosphère qui se dégage est à la fois tumultueuse et paisible. A l’intérieur de la citadelle, on retombe sur une ambiance encore plus calme.




On demande pas de médaille, juste le droit de se reposer un peu dans un cyclo-pousse pour découvrir la citadelle…


On sent, dans chaque rencontre que l’épisode américain, dont Hué fut un des théâtres les plus sanglant, est encore présent. A l’intérieur de la citadelle, il ne reste plus que quelques maisons anciennes. La plupart ont été détruites par les bombes. Sur les murs d’enceinte, les traces d’impact des fusillés…  Bref, on se sent un peu plus à l’aise avec notre dégaine de français, même si…
Après-midi consacrée à la visite de la cité impériale où il pourrait ne pas être mal d’installer le futur siège de l’Hôtel de Région. L’organisation improvisée d’une partie de cache cache a été le seul moyen de faire marcher les deux drôles  dans ce lieu magnifique et immense, et la meilleure manière d’en découvrir les coins et recoins.




Le Barthez local



Capitaine caverne version deux roues



Ici, çà joue du pognon




On a tous en nous quelque chose de soviétique...






Le lendemain, histoire de poursuivre notre renforcement musculaire, c’est en pétrolette que nous entreprenons de visiter la ville et la campagne environnante. En milieu urbain, se succèdent resto, réparateur de mobylette, coiffeur, bazar, resto, réparateur de mobylettes, coiffeur, bazar, etc. Ah tiens, une station service ! Une bonne journée de visite des sites culturels que nous avons conclue par un petit tour au marché où se côtoient fringues, légumes, produits d’artisanat local et toutes les merdes en plastoc que nous connaissons bien chez nous produites en Asie. Ca donne envie de leur dire : Déconnez pas, faites pas comme nous !! Passez pas par la case saloperies éphémères qui vont vous polluer la vie et les poumons quand il faudra gérer les déchets. Allez directement à la case développement durable, et économisez 20 000 au passage!! Faudra qu’on en parle à nos potes communistes des fois qu’ils aient quelque contact au sein du Parti ici…












Ainsi s’achève notre séjour trop court dans cette ville chargée d’Histoire. A un de ces jours, Inch Allah. Hein ? Quoi ?? Ah oui, pardon : « La crevette qui nage dans la paisible rivière ignore encore où se trouve le nem dans lequel elle va finir. »




Si seulement…
Et oui, on a beau tout prévoir à l’avance, tenter de trouver le juste équilibre pour préparer au mieux les choses tout en laissant la place à la spontanéité, y’a toujours quelque chose qu’on a pas vu venir et qui vous saute au visage. Une sorte de couille dans le potage en gros.
Sérieusement, qui aurait pu prévoir qu’en cet hiver 2010 / 2011, l’Australie supplanterait la Camargue qui depuis 1993, avec ses milliers d’hectares de riz inondés, ses millions de mètres cubes d’eau et ses milliers de bovins noyés, détenait la couronne de plus grande blanquette de veau du monde ? Qui aurait pu prévoir les -8° en Corse et autres -17° dans le sud de notre belle patrie si chère à nos cœurs ? Personne, n’est-ce pas ??... Eh ben voilà ! Nous non plus on pouvait pas deviner qu’on se pèlerait les meules au Vietnam, quand bien même c’est supposé être l’hiver. Dans Rambo, il est toujours en marcel le héros, pas en doudoune.
Alors après Hué, c’est Hoi An (pas Hanoi, Hoi An, faut suivre, parce qu’au niveau linguistique çà se complique) qui fut l’objet de notre curiosité. Charmante bourgade, dont l’atmosphère avec ses petites bâtisses alignées le long de la petite rivière où sont accostés les bateaux n’est pas sans rappeler Palavas les Flots ou Sète. Bon d’accord, faut un peu d’imagination, l’architecture étant d’origine chinoise et japonaise, mais y’a un peu de vrai. Y’a même un troquet qui s’appelle le bar des amis où on écoute du Brassens en boucle. Idéal pour celles et ceux qui veulent se faire tailler un vêtement en soie sur mesure pour pas cher (Hoi An, pas le bar des amis !). Et quand la nuit tombe, et que les lanternes s’allument, alors là c’est magique.

A la différence près qu'à Palavas, ils se mettent pas des arapèdes génétiquement modifiées sur le crâne

sur le pont japonais

Qui veut s'essayer à la technique ?


Forcément, faut déconner...

le soir... (çà c'est vraiment une légende à la con !)

Notre remontée sur Hanoi doit se faire par bus de nuit. Ce coup-ci, on est pas obligé de se fâcher pour pas qu’on nous impose d’être 6 ou 7 à se partager 5 couchettes. On a chacun la sienne. La mienne idéalement placé au ras du sol juste à côté de la porte des chiottes qui bien évidemment sont bouchés pour l’occasion et refoulent grave. Si y’a bien une fois où le baume du tigre aura servi, c’est bien cette nuit-là… Même mes voisins l’ont apprécié.

A la recherche d'un peu d'air...

Rencontre avec Hanoi au petit matin, direction le vieux quartier. Ça grouille de scooters et autres voitures, les trottoirs servant de parking. Ici, le klaxon est roi : un coup bref signifie « pousse toi, j’arrive » ; deux coups brefs c’est « Pousse toi, J’ARRIVE » ; Un coup long c’est «  t’as une seconde pour te ranger où tu vas avoir l’empreinte de mes pneus entre tes deux fesses ! ». Quand on entend plus rien, c’est que c’est trop tard... Priorité au plus balaise. Le bus l’emporte sur la voiture, la voiture sur la pétrolette, la pétrolette sur le vélo, le vélo sur le piéton, le piéton sur le chat, le chat sur le rat, etc. Au pied des immeubles, les commerces et les petits restos de rue se succèdent. Fête du têt approchant, les décorations foisonnent. Le rouge et or dominent. D’un côté, ça tombe bien, ça permet de rester dans le ton du drapeau national et de celui du Parti Communiste. Pour ceux qui aiment ces atmosphères de bordel ambiant, c’est très sympa. Nous on vote pour !


Alors, on passe où ??...




Le musée ethnographique. A ne pas manquer
 
C’est ici que nous attendons notre colis. Comme on voulait pas bosser à Pentecôte, nous nous sommes en effet engagé auprès de Raffarin à l’époque pour accueillir un crouton, pardon un vieux, enfin un senior pendant quelques jours. Il s’appelle Jacques. Nous l’attendons avec impatience. C’est par une nuit sans lune qu’il est arrivé. Au premier abord il a l’air assez sympathique. En plus il a apporté du saucisson. Il parle un français correct et sa compagnie n’est somme toute pas si désagréable.

Les offrandes sont de qualité variable...



Comme un air d'autrefois


Depuis la pagode des parfums


















Après une journée de pèlerinage à la pagode des parfums, qui se découvre après 2 heures de bus, 1 heure et demi de bateau et une heure de marche, nous partons par train de nuit pour Sapa, dans les montagnes. La brume et le froid nous attendent mais ces deux jours de ballade dans la vallée, accompagnés par les femmes des différentes minorités ethniques que nous rencontrons nous auront enchantés. Les drôles s’en seront donnés à cœur joie à patauger dans la boue avec la bénédiction parentale des parents justement qui manquent de se vautrer à chaque pas. Quant au grand-père, il a trouvé deux âmes charitables qui ont eu pitié de son pauvre état et qui le soutiennent à chaque pas, l’encourageant de quelques mots gentils dont la traduction littérale pourrait être : « Allez faut avancer papi maintenant, nous on a la soupe à préparer !! »


L'équipe de départ par ce beau matin ensoleillé
Les rizières ! Non sans blague ?? Si, si.

Le moment tant attendu : Se réunir autour du foyer
 
Avec des nems fait maison


Et puis çà repart pour une nouvelle journée avec nos accompagnatrices du jour

Certes, l’hiver n’est pas la saison idéale pour découvrir ces régions montagneuses. La fin de l’été et le début de l’automne, où ciel bleu et vertes rizières sont au rendez-vous, sont plus propices à des séjours plus longs et des trecks à travers ces montagnes qui séparent le Vietnam de la Chine. En bref, si seulement nous avions eu le choix dans la date, nous aurions pu arriver à pied par la Chine. Mais c’est pas donné à tout le monde, d’aucuns le reconnaîtront. 


Pas vrai Pépé ?


Après ces deux jours de froid humide, c’est vers la baie d’Halong que nous nous dirigeons, toujours en compagnie de la carte vermeille qui nous honore de ses ronflements nocturnes. Finalement, çà doit pas être si mal de travailler à Pentecôte.
On va vous la faire courte : la nuit sur la jonque, c’est génial. L’île de Cat Ba avec son Parc National qu’on a à peine caressé lors de notre balade en vélo, mérite un peu plus que les deux demi-journées qu’on lui a consacrées. Faut juste faire attention aux coquillages qui peuvent vous plomber une nuit. Immodium Qui Cagam e Vomim Te salutante.
Les maisons flottantes qui bordent certaines îles, les barques de pêcheurs donnent certes un côté vivant et pittoresque à ce décor majestueux, mais sont aussi là pour rappeler que les conditions de vie sont pas toujours des plus faciles. Sentiment bizarre que celui de se promener en  bateau ou kayak par ici. Même ici, et peut-être ici plus qu’ailleurs, le plastique envahit les maisons et finit inéluctablement déchiqueté dans l’eau.
Vu le nombre de jonques, on imagine qu’en pleine saison, çà doit brasser du touriste. Ça va crescendo d’après ce qu’on nous dit. Espérons qu’ils ne tueront pas la poule aux œufs d’or.

Les jonques face aux maisons flottantes


Certes, on a la vue sur la mer, mais faut pas rentrer bourré
















Retour sur Hanoi en cette fin d’après-midi. Le bus est silencieux. Les uns roupillent, les autres profitent des paysages. De part et d’autre, les rizières se succèdent. Les paysans s’y affairent. Le soleil montre enfin le bout de son nez et offre une lumière qui nous n’avions plus vu depuis notre arrivée au Laos. On va profiter encore des deux petites journées qui nous restent pour arpenter la capitale, errer au gré de la circulation dans le vieux quartier à la tombée de la nuit quand les rues s’illuminent et que les trottoirs se remplissent de petites tables et tabourets pour le diner.
Notre séjour asiatique touche presque à sa fin et déjà on se dit qu’il faudra revenir une autre fois, passer plus de temps dans les montagnes à la rencontre de ces peuples qui nous ont accueillis avec beaucoup de chaleur et de générosité, découvrir les régions que nous avons dû laisser de côté et flâner dans Hanoi.

Prochaine étape, l'Océanie...



AUSTRALIE

8 février :
  


Un petit message rapide avant d'embarquer à bord de la "mystery machine" de Scooby Doo que nous avons louée pour un mois pour un périple dans le quart sud-est de l'Asutralie. Pour les inquiets : nous sommes loin des inondations, cyclones, incendies et autres tourmentes.... efin pour le moment !




27 février :


Avant de réellement faire un résumé de notre roadtrip en Australie, nous profitons enfin d’une connexion internet dans un café pour vous donner de rapides nouvelles.
Notre séjour en Australie a d’abord commencé par une petite semaine chez Blandine et Paolo. Merci à eux d’avoir eu la gentillesse d’accueillir notre famille de « backpackers » avec nos lessives, nos envies de viandes et l’appétit subitement débordant de Téo !
Merci aussi à notre super agence de voyage « Blandine roadtrip », de nous avoir donné un super coup de main pour organiser notre location de van.
Brièvement, depuis notre départ de chez Blandine et Paolo le 8 février dernier avec notre mystery machine de Scooby Doo (qui ne passe absolument inaperçu !) notre périple est rythmé par : plages, surf et body board, ballades dans le « bush » comme on dit ici, et camping sauvage dans des endroits tous plus beaux les uns que les autres.
Nous longeons donc la côte depuis Sydney, en passant par Melbourne jusqu’à Adélaïde (où nous serons demain le 1er mars), avant de rentrer sur Sydney en passant par « l’outback » (l’intérieur).
Quelques petites photos rapides en attendant mieux :










La « mystery machine »...

Nous sommes donc partis le 8 février à bord de notre « wicked » (c’est le nom du loueur) camper-van. Comme vous avez pu le constater c’est un concept très « coooool men »

On va pas vous traduire quand-même ?
C’est en fait un véritable camping-car de poche, pas plus grand qu’une Renault Espace, dans lequel nous avons réussi à rentrer deux chambres, une cuisine, une buanderie, toutes les provisions, 3 valises, un body board, un surf et nous quatre !


position jour



position nuit




Re position nuit


















La buanderie...


Là où ça devient compliqué c’est quand il pleut et  qu’il faut aussi y faire rentrer la salle à manger ! Il faut alors transformer le lit, qui lui-même est à la base le siège des enfants, en espace repas.



On a quand-même notre casserole de pâtes...



... et notre litron de rouge !




Et forcément çà part en sucette...


Allez, vous vous demandez sûrement où sont les toilettes et la salle de bain... On va pas vous mentir, c’est pas à l’intérieur ! Quoi qu’avec un peu d’ingéniosité, on pourrait utilement faire un trou dans le cinquième siège passager… Mais il mérite une statue celui qui a eu l’idée d’équiper les plages et tous les bleds petits ou grands, en bord de mer ou pleine brousse de toilettes publiques GRATUITES, avec le robinet d’eau qui va bien, et en bord de mer de douches PUBLIQUES et GRATUITES, tout comme les barbeuks électriques GRATUITS autour desquels on trouve systématiquement des jardins d’enfants EN BOIS (vous vous demandez pourquoi ce dernier mot est en majuscules … J’en ai moi-même aucune idée). Des fois que parmi les lecteurs assidus de blog, y'en ait qui se destine à quelque responsabilité politique dans quelque commune du sud de la France. Et je parle pas des abris bus et autres bâtiments dont la décoration a éte confiée aux artistes locaux...


Les couleurs aborigènes : noir pour la peau, rouge pour la terre et jaune pour le soleil


Bref, si on ajoute à cela que l’Australien n’est pas, mais alors pas du tout méfiant à l’égard de la famille nomade qui débarque dans son Van sobre,  discret, on peut dire que c’est ZE destination qui se prête à cette façon de voyager. Avis aux amateurs. Même si on est obligé de dormir dans des endroits vraiments pouraves :

Comme là...



... ou bien là...



... ou encore là !


















De Sydney à Sydney en passant par Melbourne et l’Outback
Non, ce n’est pas une contrepèterie, ni un jeu de mots quelconque, c’est juste notre itinéraire. Depuis notre départ de Sydney, nous avons donc roulé tranquillement vers le sud en longeant la côte  en direction de Melbourne, en alternant plages et forêts (le bush comme on dit ici). Nous avons fait pleins de coin vraiment très beaux : des plages sauvages, des forêts où la végétation est à la fois méditerranéenne, avec tous ses eucalyptus, et en même temps tropicale, et de grandes étendues de prairies vallonnées.


Ta bonne plage



Ta bonne cascade




ouin ou ouin.... ouiiiiing ouiiiiing ouiiiiiiiiiiiiiinng










Re ta bonne plage
Ta bonne falaise (aïeuuuuuu !!!)



Ta bonne piscine naturelle




Ton bon hamburger au coin du feu sur la plage




Ta bonne ville bien sympathique


Et pis on est remonté sur Adélaïde, toujours en longeant la côte au gré de la signalisation routière...

Surtout ne pas s'en prendre un sur le parebrise...



Attention, y'a peut-être un Jacques qui va traverser !


Passer en Australie sans faire un saut dans l’Outback, c’est comme aller en Auvergne sans passer à Ambert. C’est toujours possible, mais quand-même dommage ! Nous avons donc quitté les plages de surf infestées de requins qu’il a fallu chasser juste par un regard droit dans les yeux, pour la terre rouge et poussiéreuse de l’Outback… Nous avons dû chasser pour nous nourrir, et récupérer l’eau de pluie pour boire. Arrêtez de me traiter de mytho, c’est vrai !! Ouala ! Je le jure sur la tête à notre Naboléon actuel et son copain Brice.

Notre seul vrai regret : Ne pas avoir pu rencontrer la communauté aborigène comme on le souhaitait. 50000 ans de présence (sans baby foot ni flipper, faut tenir quand-même), 200 ans de souffrance liée à la colonisation et depuis à peine 20 ou 30 ans la reconnaissance. Partie remise ?
En tous cas, un grand souvenir de ce pays où pour citer le Lonely Planet, on trouve le vrai australien chez un patron de café libanais, un vendeur de voitures d’occasion anglais, un artiste aborigène, un architecte malais ou un épicier grec.

Ah oui, on a failli oublier : on a trouvé le plus grand sport de branleur du monde. Le premier qui devine quel est l’équipement absolument nécessaire pour jouer au cricket se verra décerné la Wallabite International Decoration.

Nos amies les bêtes
La faune est particulièrement riche et peu farouche en Australie ! On est finalement pas loin du concept du safari ici aussi. Nous avons en effet vu toutes sortes d’animaux, plus au moins sympathiques d’ailleurs : kangourous, koala, émeus, cacatoès, perroquets multicolores, koukaboura, chauve-souris, possum, raie géante, dauphins, otarie, araignées, iguane, sans oublier le wombat rendu célèbre par Maxime le Fox Terrier dans sa chanson là-bas.

Oh , c'est quoi ?


Sur nos aires de camping, nous avons souvent cohabité avec les kangourous, qui n’étaient absolument pas effrayés et broutaient tranquillement à côté de nous, ce qui faisait complètement délirer Téo et Noah,… et nous aussi d’ailleurs !
En parlant de cohabiter, nous avons également eu un squatteur, type rongeur, dans notre van pendant 2 jours. Pierre, tel Mac Gyver, a inventé un ingénieux piège avec une glacière, un bout de ficelle, un morceau de bois et un morceau de carotte ! Une fois pris, l’animal en question s’est avéré être un rat ! ou éventuellement, d’après Blandine, ça pourrait être un bandykoot!

L'arraignae quipiqus est courante ici





Petite leçon de botanique au milieu des fougères géantes

                                                                                                                                                                                 
Félicie Aussie et la SEM antique
Aussies : les Australiens en patois local. Enfin, le local est plutôt vaste…
Oz : Australie
Aïe mêt, hawarya’ ? : Dans la langue de Shakespeare, on dirait « good morning » dont il me semble inutile de préciser sauf pour notre Francis Cabrel de Saint Mat’ que çà signifie bonjour. Mais ici on dit pas comme çà. Un bon anglais pourrait prononcer « Hi Man, how are you ? ». En termes d’accent, l’Australie est à la langue anglaise ce que le midi est à la France : Un pays de libertés. Pas facile de tenir la discussion jusqu’au bout, mais on s’y fait. Et pis les Australiens sont ouverts, tranquilles, et ont la discussion facile. Bref, pour ceux qui aiment la vie cool, y’a encore de la place…
You’ll be allright : le dictionnaire empirique propose de multiples traductions selon la situation pour ce « Hakuna Matata » local : Ca devrait le faire, te fais pas de soucis, te casses pas, t’emmerdes pas la vie avec çà, laisse béton… cette tournure de phrase est employée de longue dans toutes sortes de situation et pourrait être la devise nationale.

Les Vet à l’école…


Dur...



Mais çà le fait



Même s'il faut parfois s'isoler


Bon OK les conditions d’enseignement sont très discutables, mais ça permet de travailler la concentration. Surtout, ne pas se laisser perturber par les kangourous qui se baladent à 2m, les vagues et les surfeurs, les perroquets et cacatoès qui volent au-dessus de nos têtes, et le jardin d’enfants top niveau juste en face !




Allez, c’est l’heure du sport national, le barbecue. Y’a que pendant la guerre de 40 qu’ils en ont annulés qqs uns. A bientôt chez les kiwis...








NOUVELLE ZELANDE

Initiation aux contrepieds*…
* Une pensée en cet instant à ceux qui sont passés maîtres dans l'art du calembour et autre contrepéterie et qui m'ont tout appris ou presque, j'ai nommé notre Nanard national et Jah Ratafaraï dont j'ai volontairement masqué les noms pour éviter qu'il ne soient assaillis par la presse, mais que ceux qui ont traîné leurs tongs au 5e rotonde, auront reconnus.

Nous on aime les défis, surtout ceux qui consistent à voir combien de temps pourrons-nous tenir à 4 dans un van de 2 m3. Donc pour la Nouvelle-Zélande, nous optons pour le même campervan qu’en Australie, quoi que moins bien agencé, loué auprès de la même compagnie. Nous nous baladons donc à nouveau à bord d’un véhicule très discret. Nous n’avons toutefois cette fois-ci pas compris le message tagué à l’arrière du van :



Philippe, Blandine, Claudie : dites-nous que nous n’avons pas insulté pendant 1 mois toutes les voitures qui nous suivaient ?!


Notre van est cette fois-ci aménagé dans un concept plus proche  « loft », c’est-à-dire qu’il n’y a pas un espace « parents » et un espace « enfants », mais un seul et même lit pour tout le monde. L’expérience au Tetris acquise sur le Blackberry pendant les longues réunions aura eu son utilité. Grâce à ce long entrainement, nous avons pu trouver un astucieux système nous permettant de rentrer : 2 en largeur et 1 en longueur et 1 autre en diagonale, nos pieds convergeant dans le même coin déclaré depuis zone sinistrée, radioactive, offrant un spectacle lunaire, mais et c’est bien là l’essentiel, tous à l’horizontale ! C’est déjà ça !... Nous n’avons eu que deux plaintes de nos enfants protestant de se recevoir quelques coups de tatanes nocturnes, mais en l’absence de témoin et de preuve (efficace l’arnica), la DDASS n’a pas donné suite.

Tout est prévu au niveau rangement : chaque enfant dispose d’un fil à rideau tendu le long de sa fenêtre, sur lequel il range avec ordre et méthode (comme nous les avons élevés !) leurs vêtements tous les jours. Pierre, de manière non moins méthodique, cherche quotidiennement ses affaires en rouspétant… comme quoi, dans 120 m² ou dans 2m², il y a quand même des constantes dans la vie !

Ndlr : Une partie du consortium créé pour la rédaction de ce blog se désolidarise de cette dernière théorie mathématique. Est-ce que je m’étends moi sur l’œil de taupe qui la nuit avec sa frontale, balaye les proches alentours de notre carrosse avant d’enfin oser mettre un pied dehors, puis les deux avant de parcourir courageusement les 38 cm qui la séparent du lieu mûrement choisi qui lui permettra de soulager sa vessie ???...


Leçon numéro 1 : Un bref coup d’œil à la corpulence des locaux, et plus particulièrement les maoris, t’invite à très vite bannir de ton langage la phrase pourtant commune par chez nous : « Moi, le matin, je me fais deux kiwis au petit dej. » Inutile de chatouiller la susceptibilité de tes hôtes qui, se sentant offensés, ou juste pour rigoler un coup à la manière d’Obelix, pourraient t’enfoncer de 6 pieds 3 pouces dans le sol d’un seul coup de poing. De même, à la question « quel sport pratiques-tu ? », il convient immédiatement de ne faire aucune mention de tout sport pouvant conduire à un contact humain. Au palmarès des recommandations : le curling, la belote contrée et le tricot.

Leçon numéro 2 : On roule à gauche… Si on ajoute au 4 fois 120 kilos des passagers du véhicule qui vient en face au poids du véhicule sus-dit, mieux vaut ne pas se le manger de face. D’autant qu’un des survivants potentiels pourrait sortir du véhicule pour te sanctionner (voir leçon numéro 1)

Leçon numéro 3 : Ne fais aucune allusion au Rainbow Warrior. Bien que les militants écologistes ne soient pas légion, z’ont pas aimé notre french touch dans cette affaire.

Leçon numéro 4 : Pas la peine de rappeler que la France a lavé les Blacks par deux fois en coupe du monde. La prochaine se passe ici en Nouvelle Zélande dans 6 mois et les deux équipes vont se rencontrer en match de poule. Ils craignent un peu cette rencontre et une attitude trop arrogante de ta part pourrait les vexer et te renvoyer à leçon numéro 1.

Leçon numéro 5 : Porte toujours des baskets, en cas de baston çà peut servir…

Leçon numéro 6 : Comme la vie est faite d’imprévus et qu’on peut se retrouver malencontreusement à rouler à droite, à remémorer les matchs de rugby passés, ou à dire bêtement qu’on a collé des affiches de Ségolène dont le frère a trempé dans l’affaire du Rainbow Warrior, écris tes dernières volontés avant de toucher le sol néo-zélandais et laisse les à un proche.

Leçon numéro 7 : Les Maoris étaient parfois cannibales, et la cuisine francaise est appreciee de partout, ne l’oublie jamais !!....



Enfin parés pour un séjour que nous pensions terrestre, notre périple aux antipodes* s’est finalement rapidement transformé en un voyage dans un monde extraordinaire, sans doute réel, quoi qu’on ne sache plus trop…



La fumée tout droit sortie du tréfonds de la Terre pour vous embrouiller



















Des arbres qui poussent dans n'importe quel sens



Des palais des glaces pour vous désorienter























Ou une autre planète inconnue





















Ou bien dans des rizières pétrifiées





Pour enfin vous retrouver à l’air libre avec quelques problèmes de vision quand-même…





VET PAS RETOURNER MAISON

Tout a commencé le premier jour par un voyage dans l’espace, avec comme pilote l’orchestre philarmonique d’Auckland qui dans un concert unique, a eu l’heureuse idée de jouer les mélodies célèbres de Science Fiction. 150 musicos qui nous la font en live, y’a pas à dire, çà jette. « C’est calé » diront les mômes.





L'orchestre

E.T.

2001, l'Odysse de l'espace

Mars
Et bien evidemment l'immanquable Star Wars 



























Puis nous avons, à bord de notre batmobil au rabais, entamé notre petit parcours en glissant sur l’île du nord, avant d’attaquer le gros morceau : l’île du sud ! Celle des animaux polaires, côtes sauvages et autres fjords et sommets enneigés dont les paysages ont largement servis de décor au  « Seigneur des anneaux ».



A la quête du précieux




Notre arrivée discrète par la mer, comme pour le rainbow warrior…

Notre passage au pays des hobbits

Dans les forêts mystérieuses peuplées d’ELF (après les plages de SHELL…)

Des passages secrets…

Le long des rivières chargées de jade…

… qu’il fallait traverser courageusement

Installer notre campement d’un soir…


… avant que la nuit ne tombe sur la vallée

Redémarrer aux premières lueurs dans la brume matinale




Traverser au péril de nos vies les larges rivières

Obtenir l’aide des Ents (ici, c’est un bébé ent)

Attaquer notre ascension vers les plateaux…


… pour voir se dessiner au petit matin au loin le royaume de Murdor

S’en approcher doucement

Affûter nos armes

Traverser les grottes secrètes

Pour pénétrer au cœur des plus hautes vallées



Enjamber les montagnes

Pour enfin arriver au cratère !

Petit résumé en images

Premier contact avec les paysages de la Nouvelle-Zélande : nous sommes vraiment séduits










Alors les mauvaises langues qui vont dire : « c’est bien la peine d’aller si loin pour voir des paysages d’Auvergne », sont priées de garder leurs réflexions ! Ok y’a des vaches et des moutons mais ils parlent anglais eux !!!







Nos derniers bains de mer sur l’île

Un peu d’école quand-même…

Avant d’explorer les forêts primaires


Notre petite cure thermale

Avant d’affronter les hakas impressionnants

Et reprendre la route au hasard des panneaux signalétiques

Z’ont pas un mauvais blanc les bougres. Il passe bien en apéro ou sur les crustacés. C’est plutôt les crustacés qui passent mal pour Cécile…

Ajouter une légende

Quelques plages sauvages…

...

...

Un pays où les forêts épaisses côtoient les montagnes les plus hautes

On se sent bien petits ici

Des arbres magiques pour faire des cabanes éphémères

A l’approche des « Alpes du sud »


lunch time






Et bien sûr, nos nuits nomades dans des endroits toujours aussi pourris



Comme là...


Ou bien là...
















Et pis là aussi ...



... Ah oui y'avait là aussi ...

Ici aussi ??

Dur !!

Quoi que froid parfois !

Mais pas tout le temps.

Allez, on va pas vous la faire, y'a eu de çà aussi...

 
Que dire ???!! C’est beau ; Ça le fait grave ; ça envoie du lourd ; ça déchire ; ça tue sa race peut-être… Même si on s’est quand-même un peu pelé les meules dans les montagnes et qu’il a fallu que notre chambre serve aussi de salle à manger. On aurait eu notre camping-car chéri, qui nous attend patiemment à Marseille, triste qu’on l’ait cocufié avec un moins confortable en plus, que çà n’aurait pas été plus mal. D’un autre côté, notre expérience de vie sur la route avec tout le confort sur le palier, touchant à sa fin, quelle belle aventure ! Respect à la vie manouche. En plus, on peut même faire un classement des piscines municipales qui, avec leurs bassins ludiques, jacuzzis et autres toboggans n’ont rien à envier à la piscine d’Antigone, bien au contraire. Elles nous ont permis de passer quelques heures au chaud à nous amuser, nous détendre, et last but not least, nous décrasser !!
Quelques expériences nouvelles pour petits et grands : escalade, spéléologie, luge d’été sans oublier ce qui restera notre petit bijou, notre treck à travers les montagnes du Nelson Lakes National Park :

Ze Treck en images...


Nous voilà partis en début d'après-midi pour 3 h de marche ... et de pluie !

une bonne nuit en refuge, des affaires sèches et on repart !


Une ascension parfois périlleuse ...

pendant laquelle l'a quand-même fallu meubler avec des histoires de pirates et autres chevaliers Laspalesse


Pour enfin arriver au second refuge et son lac magique


Pis on attaque le chemin de crête


... jusqu'au sommet ...

avant de redescendre sagement vers notre roulotte





















Retour en France .... enfin presque !


En tous cas, même si l'histoire de cette île est tourmentée, qu'il est bon par Adrianis de voir fleurir ici ces douces pancartes non point en quelque monnaie dérivée du dollar, ni même du shilling, et encore moins de l'euro, mais en francs !! Des francs, Nom de Dieu. Des sacrés francs comme on en avait avant, quand tout était mieux, par Adrianas. Et vu le niveau de change, çà ressemble plutôt à de l'ancien franc. Ca ferait presque oublier qu'ici la vie est assez chère. A ce sujet, mon cher joli papa, tu sais combien je t'aime, toi qui est un modèle de bonté et de générosité, qui bien que ne foulant le sol des églises que pour y tester l'accoustique, a l'âme charitable. Non, nous n'avons point besoin de ta charité. Nous dormirons, tant pis, à même le sol, et nous nous nourrirrons de racines et autres charognes que nous trouverons sur la route. Quoi que manifestement, l'animal qu'on trouve le plus souvent étalé sans vie sur les routes, semble être l'homme. A tel point que des chaînes entourent le rayon alcool des supermarchés les vendredi et samedi pour éviter que les litrons d'éthanol ne se retrouvent quelques heures plus tard, mélangés au reste, sur le bitume. Et on ne se sent pas encore l'âme cannibale, par Adrianos (de chien).


Alors, on vous ment pas, hein !!



 Après ces quelques semaines passées dans ce que les autorités sanitaires françaises refuseraient de qualifier de logement digne, quand bien même ambulant, nous voilà donc en Nouvelle-Calédonie où nous gouttons à nouveau à quelques plaisirs simples de la vie. Loués soient donc le jour où nous avons rencontré Natacha, le jour où ses parents ont eu l’heureuse idée de s’installer en Nouvelle Calédonie et le jour où Jean-Yves est venu nous chercher à l’aéroport de Nouméa !
Quel panard de retrouver un lit 140 réservé aux parents, pendant que les nains peuvent gaiement faire quelques longueurs nocturnes dans leur lit 90 respectif ; Quelle joie de retrouver des toilettes, par Adrianus, qui ne nécessitent pas de traverser les rues par 8°; Qu’il est bon de prendre son petit déjeuner en t-shirt sur une terrasse, assis sur de vraies chaises avec une vraie table, avec du pain frais tout juste sorti d’un vrai grille-pain, avec du vrai beurre (par Adrianus aussi ? Je sais pas, j'hésite... C'est un peu limite, non ? Tu veux dire borderline ? Voilà, c'est çà. Ouaip c'est vrai ... mais c'est subtil, non ? Mouais, bof... D'un autre côté on s'en tape un peu non ? Toute façon Maryse elle a pas internet. T'as raison, vas-y, fonce !) , trempé dans un café chaud sorti d’une vraie cafetière… Retrouver la vraie vie quoi !
Vous l’aurez compris, on reprend quelques forces, on refait les niveaux, avant d’attaquer la découverte de la Nouvelle Calédonie, quoi que nous ayons utilement mis à profit cette première petite semaine pour découvrir Nouméa.







Une petite fête foraine pour se mettre dans l'ambiance



Un petit tour au port de Nouméa avec Jean-Yves



Depuis les hauteurs de Nouméa




Notre première sortie PMT à l'îlot Canard. Un aquarium géant. Enorme !




Nos bons gueuletons bi-quotidiens chez Jean-Yves et Marie-Claire




Un passage obligé, le Centre Culturel Jean-Marie TJIBAOU



Les copains des enfants en ce moment




Y'a des fois, on est vraiment, mais alors vraiment très contents de pas être en camping !



Nouvelle-Calédonie .... suite :

Certains arlésiens reconnaîtront ces deux Zoreilles que nous avons croisés à Nouméa.... et d'autres reconnaîtront la plage !




Petite balade familiale à vélo au parc de la rivière bleue"... enfin, à notre manière !




Départ sur la côte ouest vers Touho, après 6h de bus :



Trois capsules de coca, trois capsules de bière et voilà comment apprendre les tableaux croisés dynamiques à Noah et autre repérage sur une surface plane en jouant au morpion !



Et arrivée chez Jeannie qui nous couvre de délicieux petits plats dont elle a le secret et Eric qui nous fait découvrir les mille trésors terrestres et marins de la côte ouest



Vers Hiengene, berceau de la famille Tjibaou




La fameuse poule de Hiengene (non, pas la gonzesse avec le t-shirt blanc, le rocher dans le lagon








Dis-moi Vendredi, t'es bien sûr que notre case va résister au prochain cyclone ?!




Une semaine au Paradis

Dur de penser à autre chose quand on est à Lifou, qu'à se laisser bercer par cette île, qui dit-on ressemble au paradis. Même si personne ne peut en témoigner sans être immédiatement soupçonné de partialité, çà a sans doute du vrai.

Alors oui, on avoue ! On a pas beaucoup pensé à autre chose qu'à nous. Comme qui dirait que c'était nos vacances à nous. Alors, pour rester en harmonie avec cette île paisible, où tout le monde a un salut amical pour tout le monde, même quand on ressemble à un gros zoreille, on a pas trop touché à l'ordi.

Mais comme on est quand-même sympas, et qu'on veut pas vous laisser sans niouzes trop longtemps au moment où on s'apprête à partir à la découverte de la Grande Terre pour une semaine, ce petit résumé en images...

Au fait, n'hésitez pas, si vous avez l'occasion, allez-y et prenez le temps d'y rester un peu.




Notre bateau pour les îles



Comme un parfum d'ailleurs quand le Cargo accoste



Comme un parfum de Marseille quand le Cargo est bloqué par les mouvements sociaux






Notre arrivée à destination dans la tribu d'Easo au nord de l'île



Notre campement (merci Marie et Yannick)



Avec les 1500 pokens (entendez croisiéristes australiens) le mercredi





Et seuls au monde le reste du temps !



L'Aquarium... C'est le nom du site. Pas la peine de faire un dessin



Les falaises de Jonkin et ses eaux requinées




Un peu de méditation



Notre sortie en eaux souterraines à la lampe torche







Nos rencontres ici stéphanoises avec Julien et Pauline



Là strasbourgeoises avec Charline et Antoine





Gouter au confort d'une case le dernier jour



...



Revivre les joies du van le temps d'un trajet



Pour retrouver notre bateau retour



Une soirée parmi d'autres










Après Lifou, c’est le retour à Nouméa...

Une bonne nuit d'hôtel avec le petit déjeuner au lit préparé par Téo... et c'est reparti !

Oh ! une photo où nous sommes tous les 4 !


Puis nous partons pour un petit périple autour de la Grande terre de la Nouvelle-Calédonie :
Toujours plus ambiteux et voyant que nous avions été finalement très à l’aise dans un van de 3 m3 (cf. Nouvelle-Zélande pour ceux qui ne suivent pas ...), nous sommes passés à la Twingo… à ce rythme là nous risquons de faire le Méxique en side-car, et le Pérou en skate...


Le début de notre tournée commence par un week-end au camping de Pohé, sur la côte ouest, avec nos deux arlésiens-calédoniens, Marie et Yannick, grâce à qui (merci à eux !) nous avons appris le VRAI camping, version locale. Il faut, a minima, une natte, la glacière de compétition et le feu de camp ! Pour les puristes, camarguais version locale (en gros caldoche) un bon harpon, une dose de courage pour aller chasser sur les tombants et bon congélo pour ressortir le poisson quand les amis débarquent.


Pas mal hein ?!
Petite virée à la baie des tortues


Puis nous sommes allés à Poingam (à côté de Poum pour ceux qui suivent…), le bout du bout du monde
Ben oui c'est le bout du monde quoi !


Ensuite c’est la descente par la magnifique côte est :
Travresée de forêts de niaoulis



Tu mets 300 francs dans la boîte et tu te sers !

A Hienghène, nous faisons notre première rencontre avec des requins… bon ben on a pas de photos car nous avions oublié l’appareil (c’est l’émotion !)


Petite virée d’une nuit en tribu chez Monique et Patrick

notre case

...dans la vallée de Hienghène qui fut le théâtre d’affrontements sanglants dans les années 80



Ici, les carcasses calcinées de bagnoles pour servir de mémoire

Retour sur la côte est pour une ballade au parc des grandes fougères à Sarraméa :

La balade en "claquettes" dans la boue c'est top !

Ultime étape de notre séjour en Nouvelle-Calédonie : l’île des Pins…encore un autre coin de paradis !




 Pour aller au camping chez Emile, ça se mérite.. il faut finir à pied :


Mais la récompense est là….

un emplacement de camping de rêve, juste à côté de l’Hotel Méridien et sa suite nuptiale à 700 euros la nuit ! Face à la baie d’Oro


Le coin cuisine

Les toilettes

Et la piscine naturelle (c’est comme ça qu’il l’appelle ici !)
C'est beau, c'est beau, c'est trop beau !

Comment ça on en fait un peu trop ?!
... mais il n'a pas fait beau

Nous avons passé là 3 jours sensationnels avec Emile, notre hôte, et avec les voisins d’en face : Leslie, Mathias, Louna et Juliette. qui ont eu la gentillesse de partager avec nous leurs provisions et leur cave ! De temps en temps il fallait aller au ravitaillement :


Emile nous a appris à préparer le « bougna ». Nous sommes maintenant au top pour râper les cocos et éplucher les ignames.



Merci Emile pour ce séjour inoubliable à l'île des Pins !



Allez, Tata tout le monde !




Et voilà, nous avons dit au revoir à la Nouvelle Calédonie avec un gros pincement au cœur… on reviendra !
Mille mercis à Jean-Yves et Marie-Claire pour leur accueil
C'était super !



Une partie de dés en attendant l'avion à Auckland


Coucher de soleil sur la Californie

Partis de Nouvelle-Caléonie à 11h samedi matin, et après plus de 30h de voyage, 15.000 km et des détours par Auckland (nouvelle-Zélande) et Los Angeles, nous sommes enfin arrivés à México le même jour à minuit… est-ce que tout le monde a bien suivi ?! Bon en fait c'est comme dans le "Tour du monde en 80 jours" ... on remonte dans le temps avec  16h de décalage horaire entre Nouméa et México.

Bilan carbone : Pas terrible certes mais toujours loin derrière celui de Nicolas Hulot... Je suis donc toujours en course pour les élections présidentielles !! Méfi !


Méxique :
Premier petit-déjeuner méxicain :
Pour 29 pesos (2 euros) tu commandes un cassage de ventre. Oubliée la popote !!!

Premier contacts avec México :

Ici ça ne s'appelle pas du tout "coccinelle" !
Le décalage horaire c'est terrible !
Qui a parlé de corruption ? c'est juste du cirage de pompe !


Petit tour au célèbre musée national d'anthropologie :










Ay Patchanka !

Mexico (prononcar Mejico o exactamente para los que no hablan espannol « Merrhhico », é oune espèce de jéron qué ès muy simpatico, …, sourprénante ye dirai ! Acqui yo puedo essayar mi espanol le confrontar a la realidad de la verdad. La verdad es que sin accent sur mi clavier, es un poco difficil de escribire espanol cuando no me le hablas sin imperfeccion. Para sus que no le entienden nada en espanol, estoy desolado y bon couraje. Para los que hablan muy bien espanol, estoy desolado tamben.

Mexico es un pais muy alto en color. Las casas en todas las calles estan peinturadas en diferente colores. Azul, amarillo, rojo dan a las calles un impresion muy simpatico de alegria. En las calles, hay mucho lugares para nourirse, restaurantes y tamben mercantes ambulantes Acqui te puedes comer tacos, emparallidas, jugos de fruto y mucha otras cosas muy bonitas. El principal alimente es el mais. Es la basa de alimentacion. En las civilisationes antiguas, habia un Dios del Mais, es para decir cuanto este alimente es importante… Dentro el taco, te pones lo que quieres y te ajoutas guacamol para la salsa y chile si te le gustas. Pero cuidado con el chile es posiblamente peligroso par tus intestinas.

Asi, las colonres estan en las calles, en las casas, en la cocina, sobre los vestimientos y todos los tiissus, estan en todas partes !

Despues que nos hamos visitado Mexico DF (la ciudad), nosotros fui a la antigua ciudad de Teotihuacan, « la ciudad donde los hombres le encuentran los Dios ». Estaba construido antes de Jesus Cristo par las decendantes de los Olmecos. Habia 200 000 habitantes. Estaba abandonado al segulo ocho y los aztecos que estaban buscando para un lugar mitologica cuand le encontraban, le ocupaban 6 segulos despues, hasta los espanoles arivaban. Un dia para nosotros a grimpar y dencendar las piramidas.







En la religion olmeca, y despues  azteca, maya, hay une plaza importante para sol / luna, fuego / agua, dia /noche. Como en el Yin /Yang, hay muchas cossas como eso que se van par dos. Nosotros tamben tenemos Laurel y Hardy, Stone y Charden, Marcelo y son orchestro pero en la religion esta la trinidad, no ?
La religion… Acqui, es muy importante. La gente es muy catolica. Hay muchas, muchas iglesias. En la Hsitoria del Mexico, muy souvente los padres catolicos essayaban de protectar la populacion contre las conditiones de vida muy difficil que le imposaba el pober espanol. En Puebla, la primera ciudad despues Mexico donde nos establidamos para dos noches, hay muchas muchas iglesias. En el interior esta muy cargado con mucho oro. Puebla es una grande ciudad donde hay mas de un million habitantes. El centro es muy bello con su arcitectura colonial donde te puedes ver la representacion de la historia de Mexico :
















En cada ciudad, hay :

calles


El Zocalo con, si hay, la catedral cerca

Un zocalo con sus restaurantes...

y sus manifestaiones





igelsias




y posadas.

Durante dos dias podamos familiarse con la vida mexicana de la ciudad. Despues, direccion Oaxaca., une otra ciudad, mas pequena, pero muy bella. Su arcitecura colonial, sus calles pavadas, sus casas coloradas, sus mercados dentro se puede comer. Encontrabamos una posada en el centro historico, cerca de un mercado artisanalo. En Oaxaca hay :


calles

Un zocalo



con su manifestationes
   
restaurantes



nuestra posada

 
y tamben mercados animados

Visitabamos un pueblo donde se fabrican los tapetes (que no es la misma significacion que en frances), una fabrica de mezcal y el sito arceologico de Monte Alban. Monte Alban fue un lugar muy importante para los zapotecos. Fue abandonado en los anos 600 despues JC.






Ahora, estamos en Mazunte. Es un peublo cerca de el ocean pacifico. Jugamos con las olas que se fracasan en la playa. Mazunte es reputado porque las tortugas vienen para ponder por acqui. Entre las uno et las quatro de la tarde no hacemos nada porque esta tiempo para la sieste. Y ahorita son la una…


A nuestra arriva, a las siete de la manana..

nuestra cabana

La playa de Mazunte

que se anima por la tarde

Hasta Luego.

Los Gringos






PS : Es un punto de honor que de hablar solamente espanol acqui, como escusas para los institutores que soufrien hay muchos anos de mi et que finalmente me expulsaban… Pero puedo affirmar que mi espanol, si no es mucho gracio, esta suffisante para comer, dormi y preguntar para ir de un lugo a de un otro lugo.





Viva la Révolucion !!

Les plaintes ont été nombreuses : D’abord ceux qui ont fait allemand première langue (les cons !) ou même seconde langue (les … Ah tiens Cécile, t’es pas allée au marché finalement ?). Et pis, y’a les normaux. Ceux qui dès la sixième ont attaqué leur « life of Brian » entonnant avec leur accent franchouillard le célèbre : « Where the fuck is this son of bitch ?? He is in the kitchen cooking the cat and rolling a joint. You want some, you bastard? ». Là aussi, en perte de repère dans cette période fragile qu’est l’adolescence, certains ont mal tourné et se sont égarés en 4ème vers l’italien, le chinois voire l’occitan en seconde langue…
De l’autre côté, les quasi bilingues. Les uns enfants d’immigrés espagnols, les autres ayant trainé plus que nécessaire leurs espadrilles odorifères en Espagne et qui chipotlent pour une formulation maladroite : « No se dice : No te pone el dedo en el gato pero no te pone el dedo en el postre o tamben en algunas sociedades aristocrates no puedes eligir la fecha que no se puede traducir por Tu ne peux pas écarter les fesses ».
Ceux-là donc, réunis dans une coalition opportuniste, nous sont tombés sur le râble pour dénoncer ce qu’ils ont voulu faire passer pour une intention délibérée de masquer la vérité en utilisant une langue incompréhensible qu’est notre franspagnol ! Ah vous croyez avoir raison de nous aussi facilement ? Vous pensez que vos intimidations vont nous empêcher de poursuivre notre effort linguistique ?? Pero yo te le digo, muchacho : Vos otros se poneis el pibe en el ojo !! Si, si. Como Maradona.

Prenant le maquis, doublant nos sombreros d’une cagoule d’occasion qui selon le vendeur, un honnête homme au demeurant, a appartenu au cousin du fils d’un ami très proche d’un ancien garde du corps du commandant Marcos, nous voilà donc exilés, retranchés dans les terres montagneuses du Chiapas pour préparer la revolucion. Si Amigo, la Revolucion !!

En attendant, et ce pour tromper l’ennemi (car on est des malinous) c’est en français que nous allons poursuivre le récit de notre périple.
Le 20 juin est un jour pas comme les autres. Selon l’horoscope de télé7jours, si t’es du deuxième décan, évite de tremper tes couilles dans un verre de lait, tu pourrais le faire cailler. 1er décan, si tu votes Sarkozy en 2012 tes dents vont se déchausser. Dans le calendrier maya, le 20 juin c’est l’anniversaire de Téo. Une nuit de bus, une journée au contact des animaux sauvages du Chiapas et nous voilà en soirée dans ce qui est la capitale de cette terre si célèbre pour souffler la bougie.
Finis les couvre-feux d’il y a 20 ans. La révolution a laissé la place au tourisme. San Cristobal, en cette période hors saison est une petite ville magnifique à laquelle les rues quadrillées du centro historico donnent un charme fou auquel nous succombons dès notre premier contact (poil aux pattes !). Les quelques touristes, majoritairement jeunes, le sac au dos, parfois pseudo révolutionnaires baba cool mais néanmoins sympathiques puisque nous en fûmes presque se mêlent aux touristes mexicains et bien évidemment à la population locale, indienne mais aussi étrangère. Parmi ces gringos installés ici, notre ami Sylvestre qui avec sa compagne Melina et sa sœur (à Melina, pas à Sylvestre, faut suivre mon pote !) ont ouvert un petit resto bien sympathique. C’est décidé : C’est ici, à La Entropia, que nous installons notre QG !

Côté cuisine...

Côté bar


De tostas en vasos de vino rojo, de especialidad de la casa en tequila, nous préparons notre plan que nous affinons de jour en jour.

D’abord s’allier les forces divines en se rendant à l’église de Chamula, petit village des alentours de San Cris’. (Bon, tu vois nous on peut se permettre cette familiarité, parce que tu vois nous on est des révolutionnaires tu vois. Mais toi je te le déconseille. Ça pourrait être dangereux, tu vois. Tu vois ? Tu vois ??.. Tu dors ?) Ici on vénère Saint Jean Baptiste, alors à l’approche de la Saint Jean, on est en plein préparatifs à l’église. A l’intérieur, interdiction de faire des photos. Une sage décision. Avec du recul, et en période de haute saison touristique, les hordes de touristes qui doivent débarquer dénatureraient ce lieu et sans aucun doute installeraient de la gêne dans la population locale qui se verrait réduire au rôle de curiosité touristique. Cela dit, c’est à voir… Tentons l’exercice révolutionnaire de vous décrire la scène…
De dehors, l’église ressemble à çà :










De dedans, imaginez une église normale, simple, aux murs blancs, sans dorure ni exubérance. Deux grandes fenêtres au haut arrondi que la pierre sombre souligne sur la droite. Au plafond, une charpente qui laisse apparaître la toiture faite de tuiles canal posées sur des fermettes.
Sur les côtés, abritées derrière des vitres, les statues des différents Saints : San Pedro, San Augustin, San Souci, San Etassé forment une haie d’honneur au pèlerin venu prier San Juan Baptista, bien tanqué tout au fond derrière l’autel et qui domine de sa haute protection toute la scène.
Au sol, point de banc, mais un tapis d’aiguilles de pins encore vertes et des milliers de bougies toutes allumées qui, à mesure qu’on s’avance vers le fond de l’église rendent l’atmosphère presque suffocante. On se demande comment z’ont pas encore foutu le feu à la bicoque.
Un peu partout, des fidèles venus prier. Tous ou presque vêtus du costume traditionnel. Le pancho noir à poil long domine chez les hommes tandis que chez les femmes la jupe au susdit poil long à laquelle est associée un petit haut coloré, tient la corde. Au fond, assise parterre, une vieille femme a l’oreille collée à son téléphone portable ! En conversation avec Dieu peut-être… Des bouteilles en verre de 35,4 cl de Coca Cola circulent de mains en mains, de bouche en bouche. La raison de cette intrusion yankee en ce lieu saint ???... Les rots sont sensés chasser les mauvais esprits et purifier le lieu ! Messieurs, voilà enfin l’excuse foireuse, mais néanmoins révolutionnaire tant recherchée quand vous vous laissez aller à une caisse qui l’est tout autant sous les draps…
Plus loin, çà s’affaire pour décorer l’église. Escabots, cordes et main d’œuvre abondante servent à hisser haut les guirlandes de tissus.

Allez, nous profanes, touristes d’un jour, n’allons pas polluer plus longtemps les lieux. Après une grosse demi-heure passée à admirer discrètement cette scène, à s’enivrer de l’odeur de cire brûlée, à jeter un œil discret dans le tronc des pauvres histoire de voir si y’a moyen de gratter quelques pesos pour payer les bières du soir, nous ressortons pour communier avec les Dieux en nous laissant aller à l’hostie locale : l’épi de maïs bouilli badigeonnée de citron vert, mayonnaise, queso et chile pour les volontaires.

Les Dieux nous assurant de leur soutien dans notre lutte, c’est à San Cristobal que nous allons quérir le reste de nos forces révolutionnaires. De tortillas en tacos, de jugos de naranja en platanas, nous écumons les rues de la ville pour inlassablement retrouver :


Le Zocalo révolutionnaire

La Cathédrale révolutionnaire

Les rues révolutionnaires...

...

...

...




Les restos en tout genre

La tortilla sous protection

Las dulces


Les églises


Et les coccinelles !











Notre plan s’affinant, l’heure est venue de la propagande. Il nous faut un cri de guerre, un slogan rassembleur, une bannière derrière laquelle indiens, touristes, expatriés pourront tous se réunir et l’arme à la main, s’engager dans la lutte. C’est à la 72ème tequila que nous trouvons enfin :



EN AVANT LES TOURTES !! Y’a pas à dire, çà jette. Nous entamons le lendemain notre marche révolutionnaire et guidons le peuple déjà en nombre au petit matin à nous avoir rejoints, vers des lendemains qui chantent. En espérant qu’ils chanteront justes…


" Et guidons le peuple déjà en nombre..."


C’est vers la frontière guatémaltèque que nous nous dirigeons à présent. Nous avons laissé nos canassons (trop lents) pour poursuivre dans un mode de transport certes légèrement plus polluant mais collectif. Nous sommes maintenant plus de 8 dans le bus !! Tremble Babylon, nous arrivons !

Viva Zavatta ! Viva Sancho Pansa y los pistolos papos ! Viva la Révolucion !!


Hasta Luego San Cristobal



Plus haut… Non, plus bas… Voilà, là !

Caracolant en tête des jeux de mots géographiques, devançant de peu la place « Tiens moi l’nem », et le Turkistan et qui s’détend, le Guatemala se présente à nous par un petit matin d’été. Enfin, été… On dit çà parce qu’on est fin juin et que c’est la saison officielle.  Parce qu’ici l’été, çà sauce grave… Plus exactement, c’est ici que l’adage selon lequel le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, prend tout son sens. Un peu comme en montagne par chez nous, faut prévoir qu’à partir du milieu d’après-midi, tu vas te prendre une bonne rincée. C’est pas gênant, mais faut le savoir c’est tout.
Afin d’afficher bien clairement nos intentions, je déroge volontairement à ce principe établi en ne me rasant pas avant de passer la frontière. Elle ressemble à un col du tour de France. La pampa laisse petit à petit la place à des maisons devant lesquelles des étalages de produits de toute sorte, la plupart made in China. La foule, les voitures, les klaxons rendent la rue de plus en plus étroite. Une fois passée la frontière, c’est la même chose à l’envers.

Les paysages de montagne où les champs de maïs côtoient les forets me donnent l’inspiration et je profite de la route pour rédiger mon discours devant les dizaines de milliers de companeros réunis pour l’occasion et qui m’attendent à Panajachel sur les rives du lac Atitlan.













C’est dans une posada communautaire que nous posons nos sacs. Idéalement située dans la rue artisanale, à quelques encablures de l’embarcadère, elle offre une ambiance familiale. Certes, on ressent comme une fringale dès 5 heures de matin, ou plus exactement une envie soudaine de coq au vin, mais bon c’est pas  nous qui avons été élevés dans les campagnes pailladines ou vallaurisienes que çà va déranger… De là, à pied, en tuk-tuk,  en camioneta ou en bateau, nous arpentons les rives du lac à la rencontre des villageois de San Catarina, San Pablo, San Juan, San Marcos et bien évidemment San Pedro, village dont le nom a été choisi en mon honneur.









Avertis de mon arrivée, les villageois s’affairent dans les préparatifs de la fête. Les femmes tissent les magnifiques couvertures qu’elles viendront m’offrir avec leurs filles, les hommes donnent un dernier coup de tapette à mouche dans leurs tiendas et les enfants des différentes écoles sont réunis sur le stade en autant de fanfares pour répéter les musiques qu’ils s’apprêtent à jouer pour nous. Tout le village s’agite dans un concert de klaxons.



Mais la surprise la plus grande fut sans doute de découvrir ce cadeau que jamais je n’aurais imaginé. J’en garde un souvenir ému et d’y songerme donne les larmes aux yeux. A peine avaient-ils eu vent de notre arrivée avec ma femme, qu’ils se sont mis en quatre pour achever dans un délai record ce magnifique cadeau : Une statue à mon effigie. Tout l’art de la symbolique. Moi, San Pedro, tenant d’une main les clés de ma bagnole et de l’autre le menu du jour. Qu’il est touchant de voir la délicatesse avec laquelle, influencés par la télévision qui s’efforce plus que jamais de montrer les plus puissants accompagnés de leur épouse, ils ont représenté Cécile.



La messe célébrée en mon honneur fut un autre moment d’émotion. La lecture de leur poème intitulé « Ma Viande » fut ponctuée par un buffet campagnard en plein cœur de l’église. Ici aussi les valeurs perdurent.




Ne pouvant rester plus longtemps, j’hésite à me révéler dès à présent, mais tous semblent avoir compris quelle est ma vraie nature, lorsque je leur dis que s’il est mon pilote, je suis celui qui fixe l’itinéraire…



Le lendemain c’est dans le village de Chichicastenango, chanté par Dalida, que nous essuyons nos chaussures mouillées. Le but du jeu est d’éviter entre deux averses de se noyer dans l’une des nombreuses flaques d’eau. Célèbre pour son marché haut en couleur, nous parcourons ses ruelles étroites, rendant la vue à quelque aveugle par ici, multipliant les tortillas par là. La bonne parole diffusée, nous repartons pour une escapade à Antigua.







Antigua… Son nom évocateur n’a d’égal que sa beauté (poil au nez !!). Nos deux petits jours ne nous permettent pas de nous imprégner pleinement de son atmosphère, de découvrir tous les recoins, de pousser toutes les portes qui masquent bien souvent de bien jolis patios. Mais il fait bon y flâner et se laisser aller à quelque assiette de tapas, et permettre aux enfants de prendre quelques cours de peintures gratos avec les artistes qui dessinent ses petites rues charmantes à l’aquarelle. D’autant que notre devoir nous attend…
















Un peu de bus, de cheval, de marche et nous voilà sur les pentes encore fumantes du volcan Pacaya. Parmi les trois volcans en activité du pays, sa dernière éruption en mai 2010 a fait très peu de victimes mais pas mal de dégâts. Bétail, cultures, maisons ont morflé. Pour les touristes, il s’agit d’un simple volcan, mais pour nous il s’agit d’aller défier les forces des ténèbres en leur tanière. Ca va, elles ont compris qui était le patron. Un petit casse-dalle en matant le volcan delfuego au loin et on peut repartir.





Notre petite escapade guatémaltèque s’achève. Une toute petite semaine à la rencontre d’un peuple chaleureux, qui nous a paru plus accueillant et plus souriant encore que son voisin du nord. Ah oui ! Le Guatemala, c’est là ! Plus haut… Non, plus bas... Voilà, là !








J - 443

Rappelez-vous ! « En l’an 2020… » chantait feu Pierre Bachelet ! Un tube international sur lequel se sont trémoussées les plus belles paires de miches de Copacabana et autres Acapulco. Quelle poisse ! Il aurait pu se rancarder un peu avant d’écrire ses conneries, le bougre. Il se serait rendu compte que 2020 c’était huit ans après 2012… Huit ans après la fin du monde ! Et ouaip mon cousin, la fin du monde. Que t’aies aimé le film ou pas, dans un an, c’est le générique.
D’un côté, on se dit que si Sarko réussit son coup, qu’avec la naissance du petit, il arrive à faire croire qu’il est le bon père de famille dont la France a besoin au moment où sortirait une sombre histoire de drogue dans laquelle Titine aurait trempé lors d’une soirée sado-maso dans les catacombes de Lille, c’est peut-être une chance.
D’un autre, avec un peu de chance, il est pas dit que DSK soit pas le père de l’héritier. Faudra attendre les tests génétiques de Mariani pour s’en assurer. Et là, çà change tout ! C’est Titine qui met une branlée au menteur-né, et qui avec un peu de moule pourra remettre un peu d’ordre dans la maison. Six mois ce serait un peu court quand-même pour juger du bilan…
Car les spécialistes sont catégoriques : La fin du monde c’est le 12 décembre ! L’heure exacte est pas encore définie, ça pourrait tomber autour du repas, entre la poire et le dessert. Le comment aussi pose question, même si le risque d’accident malencontreux de bouton rouge lors d’une visite guidée par DSK de la salle des commandes nucléaires à la petite stagiaire semble définitivement écarté.
Inutile donc de commander les marrons pour la dinde, ou d’envoyer sa lettre au Père Noël, le 13 au matin y’a plus rien. Comment ils savent ?? Ben grâce aux Mayas qui avaient tout compris, bien avant tout le monde. Fins astronomes et mathématiciens, ils ont mis en place un système de calendrier un peu complexe avec plusieurs cycles dont un très long et qui s’achève l’année prochaine.
Il n’en fallait donc pas plus aux millénaristes de toute sorte, qui nous avaient déjà gâché le réveillon de l’an 2000 que nous avions passé enfouis dans nos bunkers avec 80 kilos de sucre et autant de pâtes, pour qu’ils nous resservent le couvert.
Toutefois, si on peut se permettre, nous, on conseille vivement à ceux qui ont dans l’idée de faire un bras d’honneur à leur patron ou de s’endetter à mort pour profiter pleinement des derniers moi qui restent, de la jouer plutôt prudents… Car les Mayas, eux, sont plus dans le trip fin d’un cycle et le commencement d’un autre, comme le jour et la nuit, que dans un trip fin du monde. La preuve ? Ils investissent dans le tourisme…
D’un côté, c’est tant mieux pour nous. Ça nous a permis de dormir dans des petites cabañas plutôt sympathiques, quoi que farcies de rongeurs, lors de notre immersion en pays maya. De retour au Mexique depuis Antigua, nous avons en effet bifurqué vers l’Ouest pour traverser les régions reculées du Chiapas. Los lagos de Montebello comme première étape, puis direction Lacanja, village des indiens Lacandon, qui ont encore mieux compris que les autres, surtout les taxis, qu’il est tout-à-fait possible de faire un deuxième trou au cul d’un être humain, surtout quand il vient de loin. Visite du site de Bonampak mais surtout de Yaxchilan, à la frontière guatémaltèque. Une heure de barque sur le fleuve Usumacinta qui sépare les deux pays, pour découvrir un site enfoui dans la jungle. Ses pyramides, ses tunnels, ses labyrinthes, ses singes hurleurs… Une terre d’aventure perdue dans la forêt qui fait notre régal, la cité maya comme on l’imaginait.

Notre cabaña au bord du lac... Comme un parfum d'automne

Les montagnes du Chiapas depuis le collectivo


Yaxchilan, magique....


Le collectivo



Nous sortons de la forêt après une petite semaine pour rejoindre Palenque, sans doute le plus célèbre des sites archéologiques mayas. Là encore, une belle journée à arpenter le site, à explorer les moindres recoins et à se faire peur dans les tunnels.




La cascade de Xan-Ha pour ceux qui ne sont jamais passés derrière une cascade vaut le coup. Quant à Agua Azul, célèbre pour ses piscines d’eau turquoise qui descendent en cascade, c’est sympa mais pas en cette saison où, avec la pluie, le azul s’est transformé en marron.

Faut imaginer en bleu...

Un avant dernier voyage de nuit pour rejoindre la péninsule du Yucatan. Tulum, son site maya, ses plages de sable blanc, ses eaux turquoises, ses cenotes dans lesquelles nous expérimentons la spéléologie aquatique, ses cabañas en bord de mer pour trois jours de détente avant de commencer à regarder vers le sud, le Pérou et ses cités d’or…












Hasta Luego !








Jungle Fever

Que peut-il bien se passer dans la tête d’un enfant de 6 ou 10, quand il s’apprête à découvrir la forêt amazonienne ? Que voit-il ? Des mygales géantes qui vont lui grignoter les orteils pendant qu’il dort tranquillement ? Un alligator ou une bande de piranhas affamés qui vont le dévorer pendant qu’il s’égaye tranquillement dans l’eau de la rivière ?? Sans doute y’a-t-il une part de peur. Mais sans doute aussi de la fascination. Car rappelons-nous, lorsqu’il y a un peu plus d’un an nous avons construit familialement notre itinéraire, qui c’est qui a dit : « Moi je veux aller dans la forêt amazonienne ! » ? Ce serait pas les enfants par hasard ??
Et nous, en parents exemplaires que nous sommes, alliant souplesse et fermeté, avons donc prévu une petite expédition en ce début de séjour péruvien au cœur de la forêt amazonienne.

Après quelques hésitations sur la destination, c’est vers Iquitos que nous portons notre regard. Iquitos, LA ville amazonienne au nord du Pérou. Pas loin, l’Equateur, la Colombie et le Brésil. 600 000 habitants, 300 000 pétrolettes, 100 000 tuk-tuk et quasiment pas de bagnoles. Bordée par le fleuve Amazone, c’est la plus grande ville au monde à ne pas être reliée par la route. Pour y venir, c’est soit le fleuve, soit les airs. Avec un peu plus de temps devant nous, nous nous serions bien laissés tentés par ces 4-5 jours de bateau, le hamac sur le pont à contempler les rives des affluents de l’Amazone. Mais, délai oblige et afin de ne pas être taxés d’écologistes primaires qui restent dans leur lit douillet le 14 juillet, c’est par avion que nous rejoignons Iquitos.



Arrivés au petit matin, c’est une journée pépère qui nous attend, essentiellement consacrée à préparer notre séjour en forêt et à taper la causette avec un jeune couple d’arlésiens venus trainer leurs pataugas pendant quelques mois en Amérique du Sud. C’est décidé : Ce seront 5 jours et 4 nuits sur les rives du Cuyabena en amont d’Iquitos.                                     

Le lendemain, une heure de voiture pour rejoindre Taupa puis 2 heures de pirogue, au cours desquelles nous naviguons là où l’Amazone prend son nom pour arriver à notre camp de base. Tout y est : Les cabanes sur pilotis, les moustiquaires, la cuisine, les gogues et même la douche !


L'embarquement

Le tout début de l'Amazone. C'est déjà grand...

Le camp de base



















5 jours pendant lesquels nous partons à la rencontre des animaux sauvages qui peuplent la forêt primaire : Oiseaux bien évidemment, dauphins, singes, grenouilles, piranhas, tarentules, alligators, paresseux et autres nous attendent.
Nous aurons  la chance d’apercevoir chacune de ces espèces et de vivre grâce à notre guide Wilson et son « ayudante » Waldir une expérience inoubliable.



Wilson à Puerto Miguel

Waldir

L'outil indispensable !


Au camp, les enfants font la connaissance de Romi, le petit du tenancier. Il nous accompagnera dans plusieurs de nos sorties en pirogue, et les enfants auront un copain de jeu. Parmi les activités favorites, le plongeon en eau trouble.


Romi


La plage
















Mais aussi marche en forêt, pêche :

Avec des bottes en caoutchouc du pays

Le coeur de palmier frais

C'est que çà fatigue l'air de la forêt

Nous voilà repartis
pour un coup de pêche

fructueux !

avant une nuit au camp



La troisième nuit, nous la passons dans un campement que nous installons nous-même. A une petite heure de pirogue du camp de base, sur les rives d’une étendue d’eau magnifique, nous goûtons aux joies de la nuit en forêt profonde. Et ben même là, z’ont pas flanché les mômes. Un peu d’adrénaline, surtout chez Noah, pendant la sortie de nuit en pirogue à la recherche des alligators, avec des questions du genre : « Est-ce qu’il peut sauter dans le bateau ? Est-ce qu’il peut renverser le bateau ? Est-ce qu’il peut le faire couler ? » Bref, tout çà pour s’endormir à la belle étoile dans la pirogue…

En route

au milieu des forêts noyées

Pour arriver sur le lac

Le campement

Atelier tressage ou atelier feu, au choix

Puis revenir


Le dernier jour, nous allons visiter Puerto Miguel, le village de Wilson. Toutes les maisons sont sur pilotis et pendant la saison des pluies, de janvier à mars, c’est Venise, on ne peut se déplacer qu’en pirogue. A cette période, les familles ne vivent que de la pêche. Pendant la saison sèche, l’agriculture et le tourisme prennent le dessus. D’ailleurs, pendant notre séjour, les guides du village et leurs élus ont rencontré un ingénieur forestier plus ou moins du ministère pour demander à ce que leur forêt soit protégée et ne soit pas vendue à quelque compagnie d’exploitation forestière. Il semble qu’ils aient été entendus. Sans doute cette terre pourrait-elle cheminer vers une sorte de Parc naturel régional. Peut-être une piste de partenariat entre la Région et le Pérou. Encore faudrait-il que quelqu’un s’en occupe…
Nous quittons la forêt, la tête pleine d’images, de bruits et d’émotions. Nous retrouvons Iquitos, que le soleil de la fin d’après-midi illumine. Les couleurs vives des maisons, des tuk-tuk, des scooters, son quartier flottant, son marché haut en couleur, ses amérindiens lui donnent un parfum d’autrefois, un parfum d’ailleurs comme nous l’aimons. Pourvu que çà dure.



La prochaine fois, nous nous immergerons plus loin, vers la « selva alta », la forêt des arbres géants qui ne permettent pas à la végétation basse de se développer. Avis aux amateurs…








Et le Condor passa...

Notre journée sur Lima fut assez intense. Deux missions nous attendent : trouver un hôtel qui accepterait de garder une partie de nos bagages pendant le petit mois que nous allons passer à arpenter les montagnes andines et trouver un bus de nuit qui parte le soir même pour Arequipa où nous devons réceptionner notre colis. Car, on vous l’avait pas dit, nous devons retrouver le Jacques, le même qui nous avait rejoint au Vietnam pour lui faire respirer le bon air de la montagne. Ce coup-ci, il vient avec une fille, un gendre et un petit fils. Notre projet suit son cour. Rendez-vous a été donné à Arequipa pour le lendemain…
De taxis en taxis, nous découvrons Lima qui ne nous fait pas grande impression, d’autant que la tension monte à mesure que les compagnies de bus affichent complet. Heureusement, il y la compagnie Flores, son terminal bruyant et son bus de 22 heures. Çà c’est l’heure du départ, je vous rassure. Le trajet lui ne dure que 18 heures… Le trajet de nuit se transforme assez rapidement en une journée de bus dont nous ne sommes pas mécontents d’arriver au bout.


Le must de Lima

Attendre un bus....


Sur le chemin de la route...


...


Le soir, ce sont les retrouvailles à l’hôtel pourrave que Jacques, qui a décidé pour ce séjour culturel et depuis qu’il se donne en spectacle dans les cabarets parisiens avec sa clarinette, de se présenter sous le pseudonyme d’Edgar, a réservé depuis la France.

La dernière fois que Jacques s'est fait enflé par un taxi, c'était en 1968


Deux petits jours à la découverte d’Arequipa, belle ville coloniale perchée à quelques 2300 mètres d’altitude et dominée par le mystique volcan le Misti qui culmine à 5800.  Deux jours d’acclimatation pendant lesquels nous profitons de nos marches pour mettre au point notre projet artistique.




La Plaza de armas









Le couvent de Santa Catalina













Nous négocions le minibus et partons le surlendemain. Direction le canyon de Colca, où nous sentons bien que l’inspiration nous attend. Les 4 heures de route qui y mènent sont un pur bonheur. Des espaces magnifiques, un air pur qui donne une lumière particulière aux paysages que nous rencontrons. Nos premières rencontres avec les animaux andins, lamas, alpagas, vigognes. L’alpaga se différencie du Lama par son museau écourté, un peu comme les siamois pour les chats. La légende veut qu’un jour, un lama transporté en Polynésie pour être exposé comme une curiosité naturelle et, eu la mauvaise idée, fidèle à ses traditions, de cracher à la gueule du Roi maori auquel il était présenté.  La patate qu’il reçut en retour lui enfonça le naseau de plusieurs centimètres et ce ne fut que grâce à l’intervention de l’entourage du Roi qu’il put repartir sans avoir besoin de passer la patte par la bouche pour se moucher. Ainsi naquit l'alpaga !








Nous passons un col à 4850 mètres d’où le Mont Blanc nous paraît tout petit avant d’arriver dans le canyon del colca. Après un déjeuner à Chivay, c’est dans le petit village de Yanque que nous posons nos bagages. Petite pension sans prétention, très agréable avec son patio. Seul inconvénient, la douche qui est un peu loin…











Le soir, nous nous réchauffons dans l’unique resto du bled où nous sommes chaleureusement attendus par Gloria, qui me donne une idée de chanson. Un truc du genre : Glooooooria, awanégainéfor o Gloooooooria… Mais c’est pas encore tout à fait fini. Edgar passe la moitié du repas à tenter de nous convaincre de l’impérieuse nécessité du pseudonyme. Et vas-y qu’il nous explique que Johnny Halliday est célébrissime alors que Jean-Philippe Smet serait resté inconnu. Que Stone and Charden c’est quand-même mieux que Serge et Gertrude. Bref, il nous faut trouver quelque chose. Le lendemain à la première heure, le soleil pointant à peine derrière les montagnes, nous partons rejoindre notre but. Jacques nous interroge et nous lui répondons que nous n’avons pas encore trouvé de nom de scène. Superman, Arnold Schwarzeneger et Hervé Vilard étant déjà brevetés, c’est pas facile, bordel !! Un peu agacé par son insistance et son haleine du matin, et sans doute inconsciemment guidé par mon éducation chrétienne, c’est Simon que je choisis. Une façon de ne pas renier mon prénom, mais aussi un hommage à la musique pré-électronique pour enfants du début des années 80.



Nous arrivons enfin. Nous ne sommes pas seuls. Manifestement, en ce belvédère depuis lequel le Canyon se dévoile pleinement, nombreux se sont donnés rendez-vous. C’est pas grave. Nous nous écartons de quelques centaines de mètres du troupeau pour nous isoler au bord de la falaise. Peu de temps après, il est apparu. Seul, planant au dessus du canyon. Il ne fait que 2 mètres 50 d’envergure, mais il semble occuper toute l’espace. On l’entend fendre l’air à quelques mètres de nous. Immédiatement, Edgar, le plus doué musicalement d’entre nous, reconnaissons-le, se met à fredonner une mélodie. Willy se met à l’accompagner avec la flûte de pan qu’il a tiré la veille à un enfant qui s’est risqué à jouer trop près de nous. Je tente quelques paroles :
Ad razteur bee a confiote zan euh miel
Yes aïe wood
If aïe coude
Aïe shourly wooo-hou-houd

Le reste s’enchaîne avec une facilité étonnante. En moins de 15 minutes nous composons cette chanson que nous décidons d’appeler, en hommage à ce lieu, à cet instant magique et inoubliable « El condor pasa ».
Willy n’a toujours pas trouvé son nom de scène et avec Edgar nous décidons de lui en imposer un. Ce sera Funkel. Simon-Edgar-Funkel. Putain çà jette !!



Notre but est atteint, nous pouvons revenir sur Yanque où ça défile en ce jour de 14 juillet local avant de redescendre sur Arequipa où nous décidons de célébrer notre succès à venir en taquinant le vino tinto chilien. Et pis çà peut pas faire de mal avant une nuit de bus pour Puno…

















Vers les origines du temps !

C’est à l’aube, après une courte et fraîche nuit que le lac Titikaka s’offre à nos yeux. Titi pour puma, kaka pour rocher en quechua. Le rocher du puma ou le puma de roc. Quechua, comme les fringues de la famille Roy. Des chaussettes au coupe-vent, rien n’y échappe. Putain c’est beau la conscience professionnelle ! Heureusement que Funkel ne travaille pas dans une chaudronnerie… Certes de notre côté, nous avons emporté une écharpe, un t-shirt et un jeu de 32 cartes du Conseil Régional parce que c’était offert par la maison. Mais on n’a pas poussé le vice à se munir d’une merde de chien d’Arles, un brin de foin de Crau, un kilo de riz de Camargue, et une fiole de farigoulette de la Montagnette !!
Quechua comme à peu près toutes les fringues des nombreux français qui sillonnent la contrée et qu’on reconnaît d’ailleurs à çà.
Quechua enfin et surtout comme cette langue douce et gutturale à la fois, qu’on aura la chance d’entendre de temps en temps, à l’occasion d’une discussion ou d’une chanson.



Depuis Puno, où nous nous réveillons, nous rejoignons la Bolivie. Copacabana exactement. Et oui, Copacabana, sa plage, ses paires de miches entretenues au step moving squats, ses parties de foot enflammées des fins d’après-midi, ses cocktails les pieds dans l’eau, ses levers de soleil… Comment ne pas penser au Mister Bean de base qui réservant sa semaine pour ce qu’il pense être un séjour de farniente sur la plus célèbre plage du monde se retrouve ici sur les rives du Titikaka. Non pas que cette petite ville soit désagréable, au contraire, elle dégage un certain charme et abrite une curiosité de taille…



Vous vous demandez ce que vend cette femme ? Plus ou moins des merdes en plastique qui font office de décoration. Mais pour décorer quoi, hein ??, votre esprit vif s’interroge. Et bien voici la réponse en image :




Chaque jour des centaines de bagnoles, bus et autres camions viennent se faire bénir. Difficile d’entendre ce que dit exactement le curé, de savoir quels saints il implore pour que celle­-ci ne finisse pas dans un fossé ou que celle-là ne se fasse pas couler une bielle. Difficile également d’accéder aux statistiques officielles pour savoir parmi les caisses qui ont fini encastrées dans un mur, combien étaient bénites.

Nous laissons Dieu à ses affaires et embarquons pour l’Isla del Sol, haut lieu de la culture inca et but de notre incursion bolivienne. C’est ici que serait né le premier inca, mais nos recherches pour trouver la bergerie en question sont restées vaines. Après un peu de repos bien mérité, à s’emplir de l’atmosphère de la petite baie où accostent les « lanchas », nous gagnons nos appartements sur les hauteurs de l’île. L’île est un enchantement et notre ballade de fin d’après-midi comme notre journée de randonnée le lendemain nous offrent de merveilleux paysages, comme des rencontres insolites. Elle ressemble étrangement, avec sa végétation arbustive, sa lumière et ce bleu qui l’entoure, à une île de Méditerranée.









La Bolivie à gauche...

La mamie au milieu

Et le Pérou à droite


Après cette brève escapade bolivienne, nous rejoignons Puno depuis laquelle nous nous livrons à la très touristique mais néanmoins agréable excursion vers les îles Uros, îles flottantes qui ont fait la renommée du lac. Accueil chaleureux par une population qui semble avoir préservé sa culture et son mode de vie malgré les hordes de touristes qui débarquent chaque année.


Il marche sur des babous et çà lui plait bien

Les colorants sont pas aussi naturels qu'avant, certes


Nous enchaînons avec une après-midi de bus qui nous amène à Cuzco. Une fois encore, nous traversons des paysages exceptionnels qui nous ne font pas regretter d’avoir emprunté le chemin des gringos comme il est gentiment qualifié. D'autant que l'Isla del Sol, vértiable petit bijou où il fait bon trainer ses tatanes, et hors crcuit gringos, reste comme un lieu d'enchantement dans nos esprits.

Puno







Au cœur de la civilisation Inka

Cuzco, la belle. Le nombril en quechua. C’est ici, que les Inkas s’installèrent autour du XIIIème siècle si on en croit nos lectures. Venus de l’Altiplano ou de l’Amazonie, on sait pas trop, ils n’étaient qu’une tribu parmi d’autres avant de se lancer à la conquête de leurs voisins et étendre leur empire. Les Espagnols, encore plus fin stratèges militaires, et faut le dire un peu mieux armés, leur ont fait un genre de coup du berger et ont pris l’Empire en deux coups de cuillères. L’Histoire ne tient pas à grand-chose. Et puis reconnaissons-le, les espagnols ont laissé quelques belles traces de leur passage, notamment dans l’architecture. Pour l’or, par contre, y’en a plus trace. Un coup à la Garcimore : Un, deux, trois et hop tu me vois, tu me vois plus !
Les mauvaises langues prétendent que les Espagnols l’auraient subtilisé, voire en auraient fait la principale motivation de leur venue dans ces contrées lointaines. Que des sornettes. Ce serait comme prétendre que la région bordelaise se serait enrichie sur le dos du colonialisme d’époque ou que l’Europe toute entière aurait profité de ces temps où l’or abondait et que le mercantilisme battait son plein. Bref, des conneries quoi.

La plaza de armas

Ses rues....

...


Ses patios

Ses églises

Son marché

Ses jus de fruit

Ses fêtes






Et voilà que nos Incas n’ont finalement pas eu le temps d’asseoir comme ils l’auraient souhaité leur empire, même ci celui-ci commençait à prendre pas mal de place sur la carte de l’Amérique du sud, de la Colombie à l’Argentine, du Chili à la Bolivie, Cuzco en étant le cœur, ou plutôt le nombril. D’ailleurs, c’est depuis Cuzco que partent les 42 lignes imaginaires pointant qui des étoiles, qui des sommets sur lesquels se trouvent 365 points sacrés. 365… C’est que les Inkas eux aussi, et grâce à la science développée dans les Andes par les Quechuas et Aymaras, avaient quelques notions d’astronomie. OK, là où nous on voit des lions et des scorpions, eux ils voient des lamas, jusque dans les trous noirs. Mais bon, qui d’entre vous à réussi à apercevoir un jour Hercule dans le ciel d’août ?!! Et puis, reconnaissons-le : Les Incas n’étaient pas que des brêles en architecture. Les amateurs de pierre sèche n’en seraient pas pour leurs frais. D’autant que transporter des rochers de plusieurs tonnes sans faire appel à la roue n’est pas à la portée du premier ingénieur venu.

Le site de Sacsahuaman sur les hauteurs de Cuzco

où il fait bon flâner...




Pisac



Et pis y’a le Machu Picchu. On a beau dire que c’est touristique (le gouvernement péruvien a limité les entrées à 2500 par jour, une paille), mais y’a pas à faire : çà déchire grave !! On y arrive à pied ou en bus à 15 dollars les 5 km (c’est qu’il n’y a pas que des philanthropes chez les descendants de Ramas Latun), et on se laisse séduire par la majesté du site. D’après le guide, le Machu Picchu rassemblait toute la connaissance inca. Astronomes, agronomes et autres tronches auraient été ici réunis, à l’abri des regards indiscrets. Autant dire qu’à cette époque aucun d’entre vous, à part peut-être mon dentiste préféré, la Jante alu, n’aurait ou y vivre. Ou alors en stage éventuellement.

L'arrivée en train dans la vallée

Le début de l'ascension

et l'arrivée







Du coup, une fois la famille rentrée au bercail, nous avons profité des quelques jours qui nous restaient pour trainer nos savates autour de la vallée sacrée à la découverte des quelques ruines et autres villages  que nous avions laissé de côté.


Le lieu des expériences agronomiques


La redescente vers la vallée sacrée


Salin de Giraud

Le village d'Ollantaytambo




Ah, au fait : grâce à nous, touristes occidentaux emprunts de valeurs humanistes et écologistes, mais pas que tant le tourisme péruvien se développe, l’Etat doit construire un nouvel aéroport autour de Chincherro, à ce jour paisible village de plateau, depuis lequel la vue sur les sommets alentours est époustouflante. On sait pas encore où sera situé le MacDo, mais c’est à peu près sûr, dans 10 ans, y’en aura un. Le monde rapetisse et là ou on mettait une vie pour aller des socquettes de la Pachamama à son soutif, faut plus que quelques heures. Un bien ou un mal ?... Difficile à dire. On a quatre jours de trek dans la Cordillera Blanca pour y songer…







Un peu plus près des étoiles

Aucune référence à ce groupe mythique toulousain (vraiment, quelle ville de merde !) qui après nous avoir fait trémousser à contre cœur, dans nos challengers les dimanche après-midi, s’est volatilisé on ne sait où. Non, rien à voir. C’est plus rapport à la grosse dizaine de sommets à plus de 6000 mètres qui font de la Cordillère blanche le toit du Pérou. Le mont Huascaran avec lequel nous avons flirté en constitue la pointe. La cordillère blanche… Rien que le nom !

Au loin le Huascaran

Une toute petite semaine pour découvrir ce joyau et son Histoire tragique : 1970… Alors que nous ne sommes encore avec Cécile que de vagues idées dans la tête à nos pères respectifs, un tremblement de terre secoue le nord du Pérou. 70 000 morts dans la vallée… Rien que çà ! La ville de Yungay et ses 15 000 âmes disparait en 4 secondes. 30 ans plus tôt, pendant que la France s’apprêtait à collaborer avec les teutons, pardon à résister à l’envahisseur, une petite inondation faisait à peine 8 000 morts… A chacun ses fléaux. Certes la montagne est belle, mais ici, c’est moins l'automne annoncé par le chant d'hirondelle que le fait qu’on va se la prendre sur la gueule un jour, qu’il faut imaginer.
En attendant la prochaine catastrophe, les amateurs de montagne, randonnée ou alpinisme sont ici comblés. Impossible d’arpenter en quelques jours, ni même en quelques semaines les vallées, cols et pics de la région. Alors, on a choisi un trek assez classique de 4 jours, qui répond au nom de trek de Santa Cruz, rapport au nom d’un des sommets du coin.
Quatre jours de tranquillité d’esprit et d’efforts physiques. Quatre jours de rencontres. Quatre jours de méditation sur notre périple dont la fin n’a jamais été aussi proche. On en remettrait bien une couche dans quelques temps. Différemment sans doute. Faut voir… Quatre jours avec le même t-shirt dont les dessous de bras rappellent désormais ce petit fromage du fin fond de l’Auvergne dans lequel les vers s’amusent à cache-cache dans le bleu des moisissures. Parait qu’un chien est mort aujourd’hui à la douane mexicaine. Quatre jours de souffle court à cause de l’altitude. Quatre jours à parler avec les bourricots qui  nous accompagnent et qui refusent catégoriquement, malgré notre castillan désormais parfait, de nous répondre. Quatre jours pendant lesquels les mamans truie rappellent leurs marcassins à notre approche, de peur que nous ne les contaminions. Quatre jours pendant lesquels les enfants n’ont pas chouiné et ne furent pas les derniers en haut des cols. Quatre jours. Quatre jours et … trois nuits ! Trois nuits putain, à me peler les miches et le reste à cause d’un duvet fait pour les plages andalouses !!!



Démarrage à 2 900 mètres...

3 100

3 350...

Arrivée  au campement à 3 600

Redémarrage

Pause à 3 700

A 3 800

A l'approche des 4 500

 En contrebas

Nos prédecesseurs

Le campement à 4 200

Le sourire des 4 400

A l'approche du col


La bascule !

Début de la redescente....

...

...

Jusqu'aux munitions !

4ème jour

...

Jusqu'à l'arrivée

Alejandro, l'arriero et Brice, l'âne

Le groupe


 
Trois nuits pendant lesquelles on lutte jusqu’au dernier moment avec l’envie de pisser, et quand ne résistant plus, on sort, on peut se livrer à l’étude empirique du phénomène dit du cloporte. Mais, trois nuits étoilées comme on peut l’imaginer sous le ciel andin.

T-shirt, sweet, polaire, et bonnet...

Le final dont nous avions envie !

Une dernière journée de bus et une autre à trainer dans Lima avec nos amis montpelliérains Maxime et Laurenne rencontrés pendant le trek et nous voilà dans l’avion qui nous ramène en Europe. Pour nous l’aventure s’achève. Dans le Mexico / Los Angeles, nous rencontrons une famille qui n’en est qu’au début. Que le vaya bien. La roue tourne. Ainsi va la vie.


Inka Cola, marque de Coca-Cola

Barrrrrrrrranco !

Spectacle son et lumière pour tous publics
Dans quelques heures nous aurons coupé de nouveau le méridien de Greenwich. Dans quelques jours, nous retrouverons vos sales ganaches qui nous ont accompagnées pendant ces 9 mois et que nous sommes heureux de retrouver.
Il est temps désormais de mettre les binouses au frais et de faire chauffer la plancha. La maison ouvre à nouveau.
Hasta Pronto Companeros,

Los Caminandos




114 commentaires:

  1. On vous souhaite bon vent et bonne route.
    Profitez au max de cette belle parenthèse.
    On vous aime très fort
    Marine & David & Simon

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  2. Impossible de ne pas penser à vous en ce lundi matin glacé... profitez-en pour nous et racontez-nous vite ces premiers jours africains. Bises affectueuses à vous quatre. Sophie

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  3. Comment vous saviez qu'on allait se peler à partir d'aujourd'hui ?????? La bise à vous 4 en tout cas…
    David

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  4. je prefere ce commentaire plutot que ceux que tu vas envoyer prochainement! surtout question temperatures...

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  5. Bonjour, un petit cou cou d'auvergne on pense bien à vous, nous sommes sous 10 cm de neige Jacky est avec nous gros bisous à tous les 4 Jeannine

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  6. Des news, des news!! Alors, z'avez quitté le continent ou z'êtes toujours sous la neige londonienne??
    on espère que vous prenez des coups de soleil en Afrique, pasque nous, on se les pèle grave...
    énormes bisous
    vous manquez...

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  7. c'est génial, voilà qu'en lisant de vos nouvelles j'ai l'impression de partir avec vous (un peu...)
    Bises, je pense fort à vous.

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  8. Que c'est bon de vous lire...
    merci de nous faire partager ce voyage, ces rencontres... on sentirait presque les odeurs - de la bonne bouffe que prépare Pierre, pas de ses chaussures de marche ;-)
    à très vite

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  9. Toujours le même plaisir de te lire, pedro ! Quelle plume ! Bisous à tous !

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  10. Pierre,je suis en ligne avec maman et j'en profite pour lui faire la lecture de votre journal de bord. Maman vient de me dire que c'est une bonne journée pour elle ,c'est merveilleux!
    Je sers d'intermédiaire.
    elle vous dit: "avec l'accent pied noir
    je suis la plus heureuse des mamans et des mamies.
    je vous embrasse de tout mon coeur. vous m'avez promis une carte de tous les endroits ou vous passerez.profitez bien de votre voyage
    A bientôt petit frère.grosse bise a vous!

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  11. Trop bon d'avoir des news.. ça fait envie en tout cas continuez comme ça!! gros bisous à vous 4(ici vous ne ratez rien à part Maryse en maillot en plein mois de décembre bien sûr!!)

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  12. Bon alors, il est fini ce safari qu'on est des news un peu

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  13. t'as pas tiré sur des panoux panoux pendant ton safari j'espère...
    bises

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  14. Salut les globe-trotters. La température descend encore par ici, envoyez nous encote des photos qui réchauffent, les premières sont magnifiques et les deux loustics ont l'air très à l'aise dans leur nouvelle vie.On pense à vous souvent. Gros bisous à tous les quatre.

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  15. vous ne semblez déplorer aucune perte (chemise, casquettes, crème anti-moustique) donc je suis rassurée ;)
    bises de sibérie arlésienne

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  16. tu sais ce qu'il te dit le pote qui a pris un léger embonpoint (à peine visible!)? bin je crois savoir pourquoi les hyènes étaient mortes de rire si elles t'ont vu pisser... Juste après le guide tu pouvais pas faire le poids! Enfin j'me comprends...

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  17. à peine le début et déjà l'expression du voyage semble être "faudra y revenir"
    On vous souhaite les 326 vies qu'il faudra pour tout faire.
    En attendant on continue la ballade, what's up doc ?...

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  18. Super les photos que vous avez piquées sur votre encyclopédie à la page Afrique ! A part celle où on voit Téo, on a pas la preuve que vous y soyez vraiment. Par exemple on voit pas la main de Pierre en train de caresser le lion, ni Cécile en train de barboter avec les hypopotames. On veut du concret ! Montrez un peu vos trombines. Allez éclatez vous bien. Bisous.
    Sophie et Rabah

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  19. encore, encore, encore !
    j'ai l'impression d'avoir 5 ans et que vous me racontez une belle histoire...
    suis déjà accro, vivement les épisodes suivants!!
    plein de biz

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  20. Dernières nouvelles de planet Vet'
    Ils sont passés aujourd'hui à Bangkok. Ils ont pris le train pour Chang Mai. Ils basculeront sur le LAOS dans la semaine pour Luang Prabang.Ils seront au Vietnam à partir du 21 où je dois les rejoindre pour quelques jours à passer ensemble. J'espère faire des envieux car comme disais Desproges il ne suffit pas d'être heureux encore faut il que les autres soient malheureux....

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  21. bonne et heureuse année la famille!
    je vous raconte pas la transition entre les photos de votre blog, véritable appel hurlant aux vacances ensoleillées et le clicage sur la boite mail pro avec 12.548 mails dont 700 spams et 350 TTU. welcome in 2011!
    la bise!

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  22. Jacques, je vous remercie pour ces infos! Embrassez-les forts de la part du service éco d'ACCM.
    Et je pense que vous allez être trés TRES heureux avec tous les malheureux qui ne seront pas du voyage avec vous (nous pour commencer)!
    Bonne année à vous ;)

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  23. Bonne année à tout le monde et à nos petits Vet' préférés. Vous êtes pas prêts de l'oublier celle-là !! Jacques, on t'embrasse et embrasse les pour nous. On n'est pas envieux du tout, on adore se geler les fesses, passer nos journées au boulot, et enchainer les journées sans rien avoir vécu d'intéressant. Non vraiment je vois pas pourquoi on serait jaloux. Allez bisous à tous. Sophie B.

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  24. Happy new year la famille Vet'
    Enfin un membre privilégié de votre blog (merci Carole.
    J'espère que tous va bien pour vous, du moins j'en suis sur vu les photos, elles sont magnifiques.
    Ceci dit vous me manquez beaucoup
    Je vous embrasse très très fort....
    Suite aux prochains épisodes......
    Nadia

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  25. Comme vous êtes tous très gentils voici les dernières news (news ça fait djeune) que j'ai reçues de ma Cécile. Après deux ou trois jours de stress pendant lesquels les CB ne fonctionnaient plus et ils étaient sans argent,ils sont passés au LAOS à Luang Prabang leur voyage par le Mékong a semble t il était super et le coin où ils sont est très chouette. Je souhaite à tous les gentils membres de ce blog une bonne année et j'espère qu'à leur retour on pourra tous faire une méga teuf comme ils disent les jeunes branleurs. En attendant ménagez vous et gardez en sous le pied.

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  26. Merci Jacques d'assurer la permanence de ce blog et surtout, SURTOUT, n'oublies pas ta carte bleue quand tu viens... Sans argent, on a été à deux doigts d'être obligés de bosser. Vous imaginez ??...

    Allez, on va faire une petite mise à jour quand on reviendra de notre journée de baignade dans les cascades autour de Luang Prabang.

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  27. "obligé de travailler", l'horreur suprême, que cette maladie ne vous touche pas si vite !!!
    allez bonne baignade

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  28. Merci Jacques pour les infos!
    Vous avez pas dû rire de voir que la carte passait pas! Au pire, vous auriez collé les garçons dans la rue, la main tendue pour qu'ils ramènent les sous ;) Ou alors, vous les monnayez, ils sont beaux, bien portant, ils doiventvaloir quelques roupies ;-)
    héhé ^^
    je profite de dire des conneries comme ça tant que j'ai pas d'enfants ^^
    allez les enfants, bisous!! et pensez à mettre des photos ^^

    au fait Pierre, Picasa, tu connais pas? Stockage ultra rapide de photos utilisé par tous les photographes dignes de ce noms!
    Si besoins, je te filerai un coup de main numérique à distance!

    la bise à tous!

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  29. J'ai enfin pris du temps pour lire le blog. Passionnant.
    je me suis permis de m'inscrire comme membre pour continuer à vous lire.
    Profitez bien

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  30. Il s'en passe des trucs dès que tu laisses le blog quelques jours, la roadfamily change de continent et frôle la banqueroute, bref heureusement que Jacques part là-bas reserrer les boulons, il manquerait plus qu'en 2011 tout foute le camp ! J'en profite pour souhaiter une très bonne année à tout le fan-club du Vet-trip et notamment à Maryse que je salue chaleureusement. Bises. Sophie
    E

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  31. Génial génial génial, on voyage a travers vos exploits, c'est vraiment super de voir vos belles photos et vous surtout. Cécile on ne te voit pas forcement je sais pourquoi !!! tu as pris du poids ? ou un vilain coup de soleil ? on t'embrasse très très fort nadia elsa laurent christine cathy fabienne sebastien carole isabelle.... et j'en passe
    ps : finalement on est plus nombreux ici.... bisous on vous aime......

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  32. Ah là là......Voilà que je vous lis et voilà que je suis comme..... en manque!!!!!
    ça a l'air vraiment magique, Tanzanie, Laos, je coche, pour la prochaine fois!!!
    N'hesitez jamais à nous faire partager ce quotidien plein de surprises, de découvertes....La vraie VIE!!!!Bizzzzzzz

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  33. votre plaisir fait plaisir à lire...
    encore, encore,...

    plein de bisous à tous les 4
    M & S & D

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  34. On arrive en cours de route.... avec plein de questions... notamment des enfants (Gasp et Lolotte) : " et c'est koi un dick-dick ?(j'ai bien tenté une traduction anglais/français... mais suis pas sûre...)" "et pourquoi nous on fait pas l'école en maillots de bain...?" et enfin " c'est quand qu'ils arrivent à Kathmandou ?".
    Maintenant la question des grands "combien de litres de Lao-Lao comptez-vous ramener?? ".
    C'est très sympa de vous lire !
    Et surtout vous avez évité (enfin j'espère) notre traditionnelle galette des rois... rien que pour ça, ça vaut le coup de partir à l'autre bout de la planet.
    bises à toute la famille

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  35. Salut et fraternité chers visiteurs de planet vet'
    Ils sont vraiment très paresseux les vet', je ne sais pas de qui ils tiennent mais il doit y avoir des gènes pas très nets dans l'ascendance. Bon, puisque certains m'interrogent en tant qu'informé privilégié je vous livre ce que je sais. Ils ont quitté le Laos en bus (2jours!!) et ils sont au vietnam. Ils ont passé qques jours à Hue et ils monte à Saigon. Je pars jeudi à Saigon où je passerai 1 ou 2 jours et je les rejoints à Hanoi (si je les trouve). Si vous,les visiteuses avez des bisous à leur transmettre je peux faire l'avance, vous me rembourserez au retour... (étonnant non??) pour les visiteurs je cherche une solution. En attendant ménagez vous tous et gardez en sous le pied.

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  36. Correction: Aprés Hue ils montent à Hanoi et non à Saigon

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  37. Merci Joli Papa et n'oublies pas de saluer Lulu la nantaise à Saïgon avant de nous rejoindre. Bon, les photos arrivent pour compléter mais comme on prend le bus dans 10 minutes, c'est pas jouable pour l'instant...

    La bise du Google Hotel qui existe jusqu'à ce qu'il se fasse repérer par la grande enteprise du même nom...

    RV à Hoi An

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  38. Merci Pedro pour les superbes photos et les commentaires qui vont bien avec ! En revanche, pas la peine de nous narguer, hein ? On s'en fout, d'abord, nous le vietnam, on l'a dans le bureau... na ! bises à tous !

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  39. Salut "joli" fils
    Je suis allé saluer Lulu la Nantaise à Saigon comme tu me l'a demandé. Je ne sais pas pourquoi elle a appelé son fils Pierre. Ce gamin avec sa gueule de gitan il m'a rappelé quelqu'un, je n'arrive pas à voir qui???
    A demain à Hanoi au sinh cafe hotel

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  40. Je note que c'est Cécile qui se coltine le plus volumineux de ses enfants. Moi j'dis ça, j'dis rien...
    La bise aux grains de riz blonds qui (je l'espère!) ne trouverons pas de fourchette pour les manger

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  41. Alors le papy ! un peu frisquet le nord parait-il ………On attend ton retour et tes conseils éclairés ( si tu n’as pas trop perdu le nord…..)
    Petit conseil : met la carte dans le bon sens ça aide.
    Bises à tous
    Les bri-bri

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  42. Le nord c'est dur, bien que les ch'ti viets soient aussi accueillants que les notre, on s'est quand même bien caillé les miches et je te dis pas la boue sur les chemins. Le bon coté c'est que Noah est capable d'épeler bouillasse sans respirer.

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  43. Plus qu'un jour à tenir et on est débarassé de l'ancêtre...

    Une spéciale dédicace à mon amie Elee. T'as besoin de rien j'imagine...

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  44. Salut la compagnie !!
    Merci de nous faire partager tous ces moments extraordinaires, le soir, après nos journées de labeur, parce que, quand même, ... y en a qui bossent B..... !

    Bises à vous 5, bon retour Jacques.

    Éric et Anne

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  45. Eric, tu veux quand même pas nous arracher une larme sur tes conditions de travail ?!!

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  46. si je comprends bien, vous passez de la boue au sable fin? vous plaignez pas, ça pourrait être l'inverse! ;-)

    dis donc, Pierre, ton beau-père sait-il en quels termes flateurs et valorisants tu parles de lui? ;)

    Bon voyage les enfants!

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  47. bon allez jacques dis nous maintenant que tu y es. En vrai y's font chier hein? C'est naze non? ...non? hein?.... ah vraiment? ah bon? tiens on dirait pas.. ouais bon allez j'ai pas que ça à faire moi.

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  48. Gros bisous de nous 5, et Merci pour ces ""cartes postales"". Votre voyage nous enchante.

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  49. on vous souhaite quelques degrés en plus en Australie (c'est pas parce que c'est inondé et qu'un typhon est ans la place qu'il peut pas faire un peu chaud, quand même!!), mais toujours avec les mêmes belles rencontres et ces paysages superbes...
    et surtout, surtout, racontez-nous encore de belles histoires!!

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  50. Les photos et les textes du VietNam sont très à la hauteur et leurs qualités semblent de surcroit avoir été dopées par visite de Jacques. Un pur régal pour les touristes informatiques de ce blog, à défaut de sauter dans un avion (ceci étant vous allez surement déclencher des vocations de baroudeur chez vos lecteurs....). Les perturbations climatiques que vous provoquez semblent se confirmer avec ce qu'ils annoncent en Australie ! Mais le pays est vaste, j'espère que vous allez passer entre les gouttes. Bises à vous 4.

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  51. Amis blogueurs salut et fraternité.
    Finalement je suis rentré à la maison. J'ai trouvé tous le monde en pleine forme.J'ai senti qu'ils prenaient tous leur pied dans cette aventure et qu'ils en tireront tous un grand profit. J'ai déposé qques photos sur picasa.
    https://picasaweb.google.com/frailesanti/Vietnam2011
    Ménagez vous tous et gardez en sous le pied.

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  52. Un grand merci au joli papa de Pedro pour le reportage photos... déjà qu'on avait les boules en regardant les clichés de Pierre, là, c'est le coup de grâce ! :-)

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  53. Bien d'accord, c'est de l'acharnement. Merci Jacques, c'était super ce reportage sur le Vietnam. Presque du direct en plus !

    Parler des clichés de Pierre est un peu réducteur...vu que Cécile n'est pas souvent sur les photos , on peut supposer qu'elle est souvent derrière l'objectif. Cécile, elles sont supers tes photos. Pierre, prends plus de photos de Cécile !
    Bon, même avec la bouillasse des rizières, ça fait super envie ! Bises

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  54. Vous croyez que j'ai le temps de faire des photos ?? Y'en a qui bosse, bordel!!

    Trouver un Van, une planche de surf, la plage, un itinéraire, tout çà, c'est dur. Y'a même des agences de voyage qui se font payer pour çà. Tout çà pour que Cécile puisse tranquillement prendre des photos. Et en plus je vais me faire engueuler !!

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  55. OK Pierrot, il faut que je rende à Vet ce qui est à Vet, il parait que beaucoup de belles photos sont de toi. Rien à dire donc, enfin, si continue d'en prendre ;-)
    Bises à vous 4.
    Sinon, avec ce minibus, c'est sûr, les kangourous ne pourront pas vous louper.

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  56. ils le savent les loueurs australiens, que vous avez taggué leur camionnette???
    en vous attendant, on prend ce modèle pour relooker votre camping car ;-))
    bisoooooooos

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  57. en même temps, tu as un petit côté Sammy... donc la scobydoo mobile, c'est raccord !

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  58. Salut à tous
    comme le dit sophie, pierre ton carte vermeille t'a inspiré, ton écriture se fluidifie... Sinon la morale c'est que l'hiver c'est l'hiver!!!
    Et puis vous plaignez pas vous auriez pu aller passer vos vacances d'hiver comme Alliot marie en Tunisie et paf le ben ali ou en Egypte comme fillon et paf le moubarak...
    Alors Dien Bien phu vous comprenez que quand même ça fait un peu vieillot.
    Bon sinon magnifique choix dans le van australien. Du grand art, mais qui fera scobidoo et qui fera samy voir véra ou daphné ?
    Enfin voilà ce que l'on peut dire à l'ombre des degrés négatifs.
    Profitez bien et méfiatu au rhume, au rhum et aux dictateurs.
    la bise
    Yann

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  59. Joyeux anniversaire, Joyeux anniversaire, Joyeux anniversaiaiaiaiaiaiaire Cécile, Joyeux anniversaire !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Plein de bisous
    David, Marine et Simon

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  60. Joyeux Anniversaire hija mia.
    Je souhaite que cette année qui vient puisse compter parmi les belles années de ta vie.
    Je te fais un énorme câlin.
    Ton papa préféré.

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  61. je sais pas quelle heure il est en Australie mais ici c'est toujours le 13 février, alors bon anniversaire à ma grande soeur préférée que j'adore.
    J'espère à bientôt sur skype, c'est quoi le décalage horaire d'ailleurs!!!
    Ta soeurette

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  62. Salut et fraternité aux visiteurs de la planete vet.
    Aux dernières nouvelles les vet vont bien. Ils font du camping sauvage et n'ont pas acces au web. Ils seront de retour à Sydney le 08 mars, il faudra sans doute attendre jusque là pour avoir plus d'info.

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  63. Merci Jacques pour les news et tes photos, superbes !!
    Et bon anniv. Cécile, un peu en retard, mais bon, tu sais, quand on bosse ...

    bises à vous TOUS !

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  64. Whaouh, les surfeurs!! je l'savais qu'il y avait des beaux mecs en Australie!!
    enormes bisous à tous, et un spécial pour ma cops...
    Marine

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  65. les surfeurs ont le look c'est vrai mais déguiser les enfants en kangourou pour carnaval fallait y penser!! bon vent à vous et encore des récits et des photos de vos découvertes nous sommes en manque!!!

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  66. C'est trippant de vous suivre ! Téo t'es beau en surfer, Noah, t'es beau aussi, Pierrot, tu ne rates pas une occase de faire valoir tes tablettes de chocolat ! Cécile, je t'imagine de l'autre côté de l'objectif et je me dis que vu le décor, ça ne doit pas aller trop mal. Merci pour les nouvelles en passant, ça commençait à faire un peu long d'attendre le 8 mars. Bisous

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  67. Heeeeeeeee ben, c'est pas trop tôt !! Je vois que la vie est toujours aussi belle sur la planète Vet, et c'est tant mieux ! Bises à tous, on attend la suite avec impatience....

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  68. Sessions de surf au pied des kangoos et binouze à l'ombre du van Scoobydoo, le pied les Vet's ! Have fun, bises à toute la family de la part des MD

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  69. Salut mon cousin, je suis chez Cat et Chris à Agde et je découvre un peu de votre parcours. Whaou, j'en ai les larmes aux yeux, c'est trop beau ce que vous vivez et faites partager à vos enfants. Profitez en le plus possible. En regardant les photos, on devine que vous vivez un truc de dingues et notre vie paraît un peu fade et vide tout à coup. Je vous embrasse tous les 4 de tout mon coeur, je suis trop contente!

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  70. Ciao ma cousine,
    Merci de faire remarquer à tous mes potes qu'on est parti sans prévenir la famille... Déjà que je passais pour un enfoiré, çà ca pas arranger les choses. T'embrasse et envoie moi ton mail.
    La bise à Cathy au passage

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  71. Ugh à tous !

    En guise de réponse collective, et après ce long moment d'interruption, en raison d'évènements indépendants de notre volonté, nous voilà presque de retour.
    Très prochainement, vous apprendrez comment j'ai effectivement joué le rôle de Samy et ne vous en dirai pas plus sur qui a fait Scoobidou. Vous pourrez voir également comment on pêche le requin à mains nus, comment j'ai surfé la wave de ouf au péril de ma vie au milieu des requins toujours.

    Au hasard des commentaires :

    Les MD de Toulouse ou de Marseille. Vous embrasse. On trinque à votre santé tous les jours avé ce bon bleu lourd australien

    Yann : Putain, comment tu fais pour te mettre debout sur le surf ???

    Sophie : Merci pour les tablettes de chocolat. Cécile a lu ton commentaire et a dit : Suffit de prendre un peu de recul et en rajoutant les noisettes, çà devient du Nutella. j'ai pas compris !!...

    Marine : Si tu veux des arraignées pour s'occuper des moustiques dans la chambre de surprise, on peut t'en apporter. Ici, c'en est farci !

    Paquita : Aaahhh, Paquita ! Quel beau prénom tu as. Ca me laisse, comment dire, euh rêveur. Ton Pedrito

    Eric : Mes dents se portent bien merci ! T'as fini tes trois heures de taf quotidiennes ? T'as pu changer tes jantes alu ?

    Allez, la bise à tous.

    Le temps de redimensionner les photos, et vous saurez tout sur notre étape austrlaienne. Qu'est-ce qu'on ferait pas pour vous ?

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  72. what a road-trip !!
    vu le temps moisi que je vois par ma fenêtre, ça donne envie de prendre rapidos la tangente et de venir s'inscruster dans votre van..
    et pour l'école, y'en a un ici qu'est mort de jalousie!!!
    enfin pour les araignées, vous pouvez vous les garder!! mais si vous croisez des Tim-Tam, je prends!!!
    une bise aux All-Black lors de la prochaine étape
    biz

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  73. Ben après un p'tit coup d'œil ça laisse rêveur!! Pourtant ce ne sont pas les voyages qui manquent par chez nous... une stage à Angers (très beau château!), des A/R hebdomadaires sur Nice et des voyages quotidiens entre la porte d'Aix et la Joliette (on s'en lasse pas!).
    On vous souhaite encore plein d'aventures avec ou sans kangourous, avec ou sans scoubidous... plein de bisous

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  74. Les Maoris ne sont pas si impressionnants que çà ... pour des diplodocus. Disons que si je me sectionne une cuisse, on devrait pouvoir la remplacer avec un de leur avant-bras.

    Sam, quelle chance de parcourir cette ville de Marseille tous les jours. Se déplacer à Marseille, c'est voyager dans le monde, c'est connu...

    A++

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  75. Mouais je m'attendais à une leçon de chasse au requin à main nues genre Crocodile Dundee, en fait t'as juste attrapé un ragondin dans ton bon piege à glacière mon compère ! Allez merci pour toutes ces séquences Australia, biz à tous de la part des toulouzins !

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  76. Je me délecte de vos photos et commentaires, continuez les enfants de nous faire rêver, je vous trouve rayonnants. Je vous embrasse tous tendrement. Raphaël Claudie et Gérald.

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  77. salut les Vet
    on pense a vous meme si on a un peu de mal à envoyer des messages sur votre blog!
    on espere que ca va marcher cette fois-ci.
    Montpellier est toujours en course pour la qualif en rugby, pas trop loin de l'Europe en oot et toujours en champions League pour le Hand.
    Enfin pour celui que ca interesse...
    bises aux enfants et à cecile qui semble prendre les choses en main question photos!

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  78. alors, les Poken, on attend la suite du reportage nous...
    plein de bisous de nous 4 !!!

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  79. Lio, j't'expliquerai pour passer un message sur le blog... :)

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  80. nous pensons toujours très fort à vous, sommes toujours très impatients d'avoir de vos nouvelles et... les belles images pour avoir l'impression de vous accompagner. gros bisous des bridault

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  81. hey, bande de feignants, on attend les news nous!!!
    bon, on vous embrasse quand même ;-)

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  82. Vous vous êtes faits bouffer par un diable de tasmanie ou quoi les Vets ?
    On est en demi, on est en demi...HEIN LIO ? HEIN ERIC ?

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  83. Ca cva, çà va, on arrive. Pas facile entre nos 200 bornes quotidiennes, l'école aux marmots et nos douches dans les piscines municipales de trouver le temps de se connecter...
    Bon demain on reprend le ferry pour l'île du nord. Normalement on débarque avec les textes et les photos. Si on arrive bien évidemment à torpiller un peu d'électricité en piratant le système du ferry. Au fait qqu'un de vous a -t-il déja étudié le réseau électrique de la SNCM ??

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  84. OUaouhhhhhhhh! ca va crescendo ! Vous vous fondez de mieux en mieux dans la nature. Je pense que si vos employeurs respectifs ont la mauvaise idée de vous faire des misères au retour, votre reconversion en tour-opérateur de contrées sauvages est un plan d'avenir. Ca fait grave envie. Merci pour ces nouvelles et ces photos, on était en manque. Bisous

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  85. comme c'est bon!!! merci, merci et encore merci de nous faire partager (enfin!!!) ce very good trip!! on sent à travers les photos et entre les lignes la merveilleuse histoire que vous vous écrivez...
    on vous embrasse fort

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  86. Même pas beau...nous cet aprem. on s'est baladés à la grande motte, et ben, laisse moi te dire que c'est autre chose; des pyramides...laisse tomber !

    De quoi tu parles Rodger ? On est en FINALE oui, et c'est demain soir en plus ! ou alors tu parles du stade toulousain ..?

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  87. Sur la tête d'Adriana Karembeu, va falloir que je franchisse le Rhône et que je retourne à mes racines languedociennes pour encourager le MPSC. Désolé pour mes amis marseillais, mais là, y'a pas photo : Allez la Paillade !!

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  88. chui épatée : vous tenez vraiment dans le van... Pierre, c'est toi qui l'a taggué? c'est vachement réussi :)

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  89. Oui, biensûr.. Et encore là, c'était à la bombe, mais ma spécialité, c'est la peinture au rouleau ! Faut reconnaître qu'un peu de confort depuis (prochainement sur vos écrans), n'est pas pour nous déplaire

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  90. en fait vous vous gavez c'est ça ?
    bon alors je trouve du mal à dire parce que sinon même avec le printemps ça va déprimer !
    Surf en mousse, palmes en plastiques, adrinanus plasticus (et plus si affinité... sans beurre) pas très écolo, il va falloir travailler le bilan carbone pour la suite...

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  91. salut les cousins , bon mon petit passage chez Jean ce wend me fait découvrir votre blog :) alors on rêve un peu et on vous embrasse
    la cousine Maryvonne de gap

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  92. Très contente de voir que vous avez adoré la Nouvelle Calédonie. Je me sentirai peut-être moins seule à votre retour chaque fois que les copains trouvent que j'en rajoute quand j'essaye de décrire comme c'est bien, comme c'est beau, comme c'est paradisiaque, ce caillou magique. Vous avez l'air en pleine forme et d'attaque pour un nouveau continent. Bises de Saint-Léger où on passe à weekend montagnard à quelques uns. Bon vol !

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  93. Si ma cousine de Gap avait la gentillesse de m'envoyer son adresse mail...

    La bise mexicaine à tous

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  94. encore d'accord avec Sophie, la Calédonie c'est....
    merci pour la suite de l'histoire, la saison calédo était géniale, on attend la nouvelle avec impatience!

    ps : le Pérou se prépare déjà à vous accueillir. ils ont même changé de gouvernement pour l'occas... z'êtes trop forts...

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  95. salut pierre si tu croyais m'échapper raté j'ai trouvé ton blog avec un peu d'aide mais un peu tard pour que tu ailles boire une bière pour moi a christchurch (si il reste des bars ...)
    profites, profitez et reviens nous en forme car j'en aurais besoin le nouveau du 5 ° il ne fait que m'embêter
    Bises à vous
    Marie caroline pas encore désespérer, (je bois avec samy pour oublier).
    On boit, on boit pour oublier qu'on en voyage pas (pas encore mais on va se rattraper).
    bises à vous 4.
    Sam

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  96. excusez-nous pour les fautes mais nous en sommes à la 2ième bouteille!!! hips

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  97. Et biensûr vous avez débadgé avant d'entamer les boutanches... boutanches de quoi d'ailleurs ?? Et comment se fait qu'il reste des munitions dans les bureaux ? Moi qui croyait avoir fait le tour avant de partir.

    Pour le voisin du 5ème, à part piller sa cave, je vois pas.

    La bise à la bande de marins d'eau douce de la maison.

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  98. Cécile, cette photo de toi prise au musée d'anthropologie de Mexico en impose : elle nous rappelle symboliquement et subtilement qui commande chez les Vet...
    A moins qu'il ne s'agisse d'un message subliminal de soutien à la cause féministe...
    Autre hypothèse encore, tu nous donnes un avant-gout des accessoires de mode que tu étrenneras à l'automne dans les soirées arlésiennes...
    Quoiqu'il en soit, ce petit couvre-chef très discret te va parfaitement bien.
    Plein de bises à partager avec tes trois valeureux compagnons de voyage.

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  99. Tu ne crois pas si bien dire Sophie ! Je n'ai même pas su quoi mettre comme légende à cette photo tellement elle se suffisait à elle-même ! Tu noteras quand même que je ne recule pas devant le ridicule !!!

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  100. - Cécile, t'es là ?
    - Ouais.
    - Ah! Tu crois qu'on est tout seuls ?
    - Sais pas. Y'a plus un bruit en tous cas.
    - Sont peut-être partis les autres. C'est les vacances là-bas.
    - J'espère que c'est pas les suites de Fukushima.
    - Non, on en aurait entendu parler. Autant, ils s'en tamponnent de nos histoires espagnolesques.
    - T'as raison, autant ils font la gueule à cause du refroidissement des relations diplomatiques entre la France et le Mexique.
    - Ou alors, ils se sont jamais réveillés de la sieste qu'ils ont entamé devant Roland Garros...
    - Et peut-être même que comme à chaque fois qu'ils se réveillent, ils tombent sur le Tour de France, ils replongent !
    - Faudrait pas que çà enchaine avec les 24 heures du Mans et le mondial de Curling...
    - Ou peut-être tout simplement qu'ils bossent... Les cons ! Suis sûr qu'ils savent même pas qu'en 2012, c'est la fin du monde.
    - Sont vraiment des gros nases !
    - J'osais pas te le dire. Surtout tes potes...
    - Ah parce que les dindes avec qui tu partages tes expériences de crème hydratante au triple acide de fruit, non ?
    - Ca va. Le prend pas mal. Je disais çà comme çà... Ils sont pas nases. Ils sont justes un peu lourds.
    - C'est pas faux.
    - C'est lourd que tu comprend pas ?
    - De quoi ??!!
    - Non, rien. J'me comprends
    - Bon qu'est-ce qu'on fait, nous ?
    - On finit le boulot et après on rentre à la maison.

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  101. Ben non, zêtes pas tout seul, même si j'avais aussi un peu l'impression d'être devenue la seule internaute du coin... peut-être qu'ils sont tous en dépression à force de vous voir vivre comme des vrais aventuriers pendant qu'ils sont au bureau, ou au mieux, à essayer d'avoir des sensations équivalentes sur la plage de Palavas ou sur les pentes du Puy de Sancy...;-). Nous mêmes rentrons d'une semaine passée à tenter de surfer sur (enfin plutôt "sous" en ce qui me concerne) les belles vagues de Biarritz, c'était déjà pas mal. Et donc je me suis vite rendue sur le blog après huit jours sans connexion...je me demande ce que Pierrot a fumé ou bu au moment de rédiger sa prose guatémaltèque, je note juste un effet épistolaire assez puissant... Puisse San Pedro conduire avec bienveillance vos dernières semaines de globe-trottage, en ce qui nous concerne, on vous attend de pied ferme; Bisous

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  102. En fait on vous imagine de retour dans pas longtemps!!!!
    Merci pour ces commentaires qui me font rire seule devant l'ordi et oui j'ai l'air un peu illuminée dans ces cas là .
    Bizzzzzzzzzzzzzz
    maia and co

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  103. Yep ! première autre blogeuse en vue depuis plus d'un mois, merci maïa, je me demandais si les autres blogonautes étaient tous frappés du devoir de réserve face aux commentaires politiques faits par San Pedro du fin fond de l'amérique latine... Va falloir qu'on les réveille parce que dans un mois, la vel-vet family est de retour et qu'il faudrait voir à les accueillir correctement pour adoucir les premiers temps et faciliter la réacclimatation, les petites habitudes à reprendre : aller au travail dans sa voiture et pas à cheval, aller au travail tout court, être à l'école...dans une école, parler français, se remettre au rosé et au pastis, se promener au bord du rhône au lieu de pagayer en amazonie, se partager une plage avec mille autres au lieu d'avoir 1000 mètres de plage pour soi tout seul...etc
    Bon allez, on vous aidera !

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  104. haaaa !! pacque Cécile sait que le Tour de France se passe après Roland Garros ???? t'es démasqué Pierre, c'est toi qui a écrit TOUT ce dialogue..! et donc, tu traites tes potes de... cons... gros nazes... et les filles de DINDES !! et ben... BRAVO ! ta popularité grimpe en flèche, comme ton pote Nico, vivement ton retour qu'on t'explique deux trois trucs !
    Bisous, vous nous manquez (même toi..) !

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  105. Non mais surtout ce qui est énervant c'est de se farcir un tour du monde à chaque fois que l'on veut vous laisser un message sur le blog, tout en bas de la page "au fil de l'eau"!!
    Alors j'avais une question relative à certaines prises de vues qui avaient tendance à se généraliser, genre prises au raz du sol... c'est, réponse a : une nouvelle technique artistique à la mode? réponse b: une tendance prononcée pour les apéro locaux ; c : le pied qu'a ripé...
    Sinon je vous souhaite de trouver les trésors des cités d'or pour continuer de déambuler à travers le monde ; attention quand on part trop longtemps on ne revient plus!
    Bises à vous.
    Sam

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  106. Allez cette fois, c'est bon, avec l'Amazonie, vous les avez définitivement gagnés vos galons de grands voyageurs.... respect. On vous embrasse, on a envie de vous revoir. A bientôt et bravo de la persévérance pour alimenter le blog, ça commence à ressembler à un chouette bouquin ! Sophie

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  107. Effectivement bravo pour l'alimentation du blog .
    Nous avons hâte de voir en quoi vous vous êtes transformés!!!!
    Biz
    maia

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  108. Holà amigos, je constate une fois de plus que la proximité chaleureuse de son beau-père unique et préféré décuple la créativité humoristique d'el Pedro escriptorio. Vous m'avez l'air de vous fabriquer un final en beauté. Quelle belle idée de terminer la virée planétaire en famille élargie. Que dire d'autre maintenant à part qu'on a envie de vous voir en chair et en os. Je boirai ce soir à Béziers un verre à votre santé et à votre retour en espérant que la prochaine feria se passera avec vous et sur vos terres. profitez bien. Bises. Sophie

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  109. Merci mon Pédro, j'ai bien aimé le passage sur le Machu Picchu...quelle belle reconnaissance tu me fais là !
    C'est grâce à tous ces machos pichous qu'on a croisés à la Paillade non ??

    Grosse bise à vous tous,
    JantAlu

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  110. Merci les cousins pour ce partage :) nous rêvons et avons bien hâte de vous revoir. Profitez à fond de ces moments incroyables... la vis risque d'être un peu fade au retour non??
    Je vous embrasse et à bientôt j'espère
    mon adresse transite par mail
    Bisous de la cousine de Gap
    Maryvonne

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  111. oups! pas la vis mais la Vie ... quoi que la vis il faudra peut-être un peu se la serrer histoire de repartir dans qq années!

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